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    Politique Internationale

    Gaza: nouveau raid humanitaire

    Par L'Economiste | Edition N°:3561 Le 28/06/2011 | Partager
    Un an après, une autre flottille veut forcer el blocus
    Les Israéliens menacent de représailles

    DES militants de 22 pays ont commencé à appareiller de Grèce à bord d’une dizaine de bateaux dans le cadre d’une « flottille de la liberté » transportant de l’aide humanitaire à Gaza. Rassemblant cette année 350 militants de la cause palestinienne, ainsi que des journalistes, cette initiative pour briser le blocus de Gaza imposé depuis cinq ans par Israël, et qui se veut pacifique, se reproduit pour la deuxième année consécutive. En mai 2010, une première tentative d’approcher de Gaza a coûté la vie à neuf personnes après l’assaut sanglant de la marine israélienne contre le ferry turc Mavi Marmara, qui servait de navire amiral à la flottille. Deux bateaux grecs de la flottille sont toujours sous séquestre en Israël.
    L’objectif de cette opération périlleuse est de dénoncer l’indifférence internationale vis-à-vis du blocus de Gaza. L’enclave, où s’entassent 1,5 million de Palestiniens sur 362 km2, est soumise à un statu quo israélien, renforcé en juin 2007 après la prise du pouvoir par le mouvement islamiste Hamas. Blocus des matériaux de construction et des produits essentiels, prison à ciel ouvert, « le blocus de Gaza est un crime dirigé contre les civils » résume un communiqué de la flottille. Depuis l’opération « Plomb durci » et le bombardement de Gaza, les écoles, infrastructures et bâtiments n’ont pu être reconstruits. Les agences onusiennes sont là pour constater la catastrophe : 80% de la population dépend de l’aide humanitaire. Opération humanitaire mais surtout politique…
    Israël a prévenu qu’il était « déterminé » à arrêter cette nouvelle flottille. A quelques jours du départ annoncé de l’expédition, le gouvernement israélien a averti les journalistes : « Que les choses soient bien claires (...) la participation à cette flottille est une violation volontaire de la loi israélienne ». Les membres des médias étrangers qui prendront part à l’expédition sont passibles d’une interdiction d’entrée de dix ans en Israël ! Néanmoins nous sommes loin des menaces d’attaques des navires proférées l’année dernière à l’encontre des bateaux s’approchant des côtes de Gaza… Dans un communiqué, l’Association de la presse étrangère, qui représente les journalistes étrangers couvrant Israël et les Territoires palestiniens, a aussitôt protesté contre cette lettre, estimant qu’elle «envoie un message glaçant aux médias internationaux et pose de sérieuses questions quant à l’engagement d’Israël en faveur de la liberté de la presse».
    Aux Etats-Unis, plusieurs juifs américains ont manifesté leur intention d’embarquer sur un bateau battant pavillon américain pour rejoindre la flottille tandis que des militants irlandais ont demandé à leur gouvernement d’intervenir auprès d’Israël pour obtenir une autorisation d’accostage dans l’enclave palestinienne.
    La France participe avec deux bateaux, dont l’un partira de Grèce. L’autre a quitté la Corse samedi avec six personnes à bord. La flottille comprend également un navire italien, un irlandais, un espagnol, deux gréco-suédois-norvégiens et un cargo de la diaspora palestinienne, mais pas le ferry turc Mavi Marmara.
    Les bateaux partiront de divers ports grecs, d’autres vont traverser les eaux grecques et se rencontrer au large. Deux cargos de la flottille transporteront des médicaments, une ambulance équipée et du ciment.

    Karim SERRAJ

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