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    Europe

    Dette grecque: La France propose une solution

    Par L'Economiste | Edition N°:3561 Le 28/06/2011 | Partager
    Paris suggère que les créanciers privés réinvestissent 70% des emprunts échus
    La moitié de cette somme serait prêtée à Athènes sur 30 ans

    La France tente de trouver la solution adéquate face au problème de l’endettement grecque.
    Le ministère des Finances et les banques françaises se seraient mis d’accord sur un processus visant à favoriser la participation de créanciers privés pour le prochain plan d’aide. Ce processus permettrait aux créanciers de la Grèce de réinvestir 70% des remboursements sur les emprunts arrivés à échéance.
    La moitié de ces réinvestissements serait prêtée à Athènes et remboursable sur une durée de 30 ans. Paris devra désormais convaincre les autres pays européens de la suivre dans cette démarche, qui est une sorte de reconduction de la dette (ou « roll-over »).
    La condition pour que les agences de notations ne mettent pas Athènes en défaut de paiement, est que cette participation des créanciers privés soit volontaire et non pas obligatoire. Les modalités de la participation des institutions financières à ce plan, pourraient néanmoins poser problème. Paris prévoit en effet que les créanciers accordent des emprunts longs à un taux d'intérêt équivalent à celui que la Grèce fixe aux emprunteurs publics. Cependant, malgré la faiblesse de la rentabilité, le risque pour les investisseurs privés de défaut de remboursement demeure plus faible.
    Les plus hautes instances dirigeantes européennes exigent, malgré tout, du parlement grec qu’il adopte des mesures d’austérité. Cette semaine reste en effet cruciale pour la République hellénique. Les députés grecs entament les discussions sur de nouvelles mesures de réductions des dettes publiques et de privatisation tous azimuts, réclamées par l'UE et le FMI, en échange du versement de la prochaine tranche d'aides.
    Les décisions prises pourraient être rendues publiques dès demain mercredi. Mais la situation dans la rue ne facilite pas la tâche au gouvernement Papandréou. Les multiples manifestations qui fusent dans le pays traduisent l’hostilité de la majorité de la population envers un nouveau plan d’austérité. Cette crise a fait plonger la Grèce dans une récession sans précédent.
    Le chômage a atteint le niveau record de 16,2% en mars dernier pour l'ensemble de la population active, et de 43% chez les jeunes.
    La Grèce doit franchir un cap important en adoptant ce nouveau plan de rigueur d’ici le 3 juillet. L’étape est indispensable pour débloquer une nouvelle tranche de 12 milliards d’euros, sans laquelle le pays ne pourra pas honorer ses prêts. Cette situation a en effet littéralement affaiblie la zone euro.
    Les perspectives d’avenir des pays membres sont remises en question et c’est tout le système européen qui peut s’écrouler s’il s’avère qu’Athènes est dans l’incapacité de rembourser sa dette. Les autres pays fragilisés par la crise d’endettement (Espagne, Irlande et Portugal) font également craindre le risque d’un effet domino, qui mettrait en péril la pérennité de la monnaie unique européenne.

    Amine EL HASSOUNI

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