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    Entreprise Internationale

    L’OCDE identifie les «5 péchés» de l’économie mondiale

    Par L'Economiste | Edition N°:3561 Le 28/06/2011 | Partager
    Des risques d’instabilité majeurs
    Les évènements, en apparence isolés, ont un impact macroéconomique
    Une mauvaise évaluation des chocs potentiels

    La hausse du chômage et la dégradation des niveaux de vie touchent le monde entier. Mais récemment, l’Europe a surpris. Le mouvement des « indignés » a atteint les pays de la zone euro : première conséquence des conflits sociaux mal évalués

    L’Economie mondiale sera en proie à des chocs majeurs et plus fréquents dans les années à venir. A l’origine de ce dérèglement économique : l’imbrication croissante de l’économie mondiale et la rapidité de déplacement des personnes, des biens et des données. C’est ce qui ressort du dernier rapport de l’OCDE sur les chocs mondiaux, rendu public lundi. Il prévient de 5 risques majeurs qui pourraient se présenter dans les prochaines années : les pandémies, le risque financier systémique, le cyber-risque, les conflits sociaux et l’anticipation des évènements extrêmes.
    • Le risque pandémique: L’épidémie de SRAS en 2002 qui s’était propagée de Hong Kong au monde entier, peut être citée en exemple. Le nombre croissant de mégapoles très peuplées reste un facteur de risque majeur face à la propagation des épidémies. Plus concrètement, la solution est de mettre au point de nombreux antibiotiques, nécessaires pour contrer les bactéries résistantes aux médicaments. Pour ce faire, l’OCDE propose de mettre en place des incitations fiscales et de faciliter la délivrance de brevets pour encourager les entreprises à investir.
    • L’anticipation d’évènements extrêmes: Les feux de friches qui ont détruit un cinquième de la récolte de blé en Russie en 2010 ont été à l’origine d’une hausse des prix vertigineuse, sur les marchés alimentaires mondiaux. Cette inflation a même été à l’origine de nombreux conflits sociaux au Moyen-Orient. La décision prise par le gouvernement russe d’interdire les exportations pour prévenir le risque de pénurie s’est combinée à de violentes inondations en Australie et au Canada pour provoquer de nouvelles hausses de prix dans le monde entier.
    • Les conflits sociaux: Pour de nombreuses populations dans le monde, les conditions économiques et sociales n’ont pas cessé de se détériorer en 2010. Provoquant par là des malaises sociaux devenus, dans certains cas, incontrôlables.
    C’est ce qui a été observé au déclenchement du printemps arabe qui exprime le mécontentement de populations qui s’enlisent de plus en plus dans la précarité et la pauvreté. C’est aussi le cas dans les régions les plus avancées. Notamment l’Union européenne où le mouvement des « indignés » en Espagne et en Grèce traduit ces conflits sociaux auxquels l’économie mondiale doit
    faire face.
    • Le risque financier systémique: La crise de la dette européenne en est l’exemple le plus concret. La crise économique grecque a engendré des conséquences sur l’ensemble de la zone euro. Des Etats membres se trouvent aussi contaminés par l’effet de crise. C’est le cas de l’Espagne et de l’Italie qui voient leur note de la dette souveraine abaissée, et les risques de crise économiques se confirmer.
    • Le cyber risque: Lutter contre les trafics frauduleux sur Internet, ou encore contre les cybers attaques est devenu un enjeu majeur. Internet est devenu plus qu’un outil de communication. L’affaire Wikileaks, qui a été qualifiée comme étant la première guerre de l’information, a révélé des données secrètes provoquant la panique de nombreux pays mis en cause.
    Cette étude démontre comment un évènement, en apparence isolé peut avoir des conséquences incontrôlables sur l’économie mondiale. Le rapport préconise: la création de modèles de simulation pour mieux anticiper et évaluer les chocs potentiels, l’adoption d’une approche coordonnée au plan international afin de réduire les menaces avant qu’elles ne se propagent au monde entier. L’OCDE propose également de renforcer la coopération internationale et d’intensifier les partenariats pour un meilleur flux d’informations.

    Houda SIKAOUI

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