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    Economie

    Caravane de l’export
    Première incursion en Afrique australe

    Par L'Economiste | Edition N°:3561 Le 28/06/2011 | Partager
    Escale en Angola pour la dernière étape
    Marché stratégique, mais plus difficile d’accès
    La logistique toujours handicapante

    La marge de manoeuvre est encore importante pour les échanges économiques entre les deux pays. Mais l’accès au marché angolais semble plus difficile que les autres

    En atterrissant à l’aéroport de Luanda en Angola à bord d’un avion Royal Air Maroc, la délégation de la Caravane de l’export inaugure le premier vol de la compagnie vers ce pays, en attendant une ouverture officielle de la ligne Casablanca-Luanda prévue en janvier 2012. De quoi donner plus de relief à la coopération économique entre les deux pays. Jusque là le flux commercial entre le Maroc et l’Angola est peu significatif. Malgré une croissance de 65% entre 2006 et 2010, la balance commerciale entre les deux pays est limitée à 298 millions de DH en 2010, essentiellement des exportations marocaines. En Angola comme dans les trois premiers pays traversés, le discours des autorités est le même. «Nous devons travailler ensemble à lever les obstacles qui empêchent le développement du business entre nos deux pays», relève Idalina Valente, ministre angolais du Commerce. Son homologue du Maroc, Abdellatif Maâzouz, suggère une évolution rapide du cadre juridique qui régit les échanges économiques entre les deux pays.
    L’Angola a opté pour une libéralisation de son commerce extérieur. Avec 6,2% de croissance de son PIB l’année dernière, le pays estime être l’un des moteurs de la croissance du continent sur les prochaines années. L’économie angolaise est l’une des plus dynamiques du continent grâce à la manne pétrolière.
    Pour les entreprises marocaines le gisement d’opportunités est important. D’ores et déjà les laboratoires pharmaceutiques sont repartis de Luanda avec une certaine satisfaction. Les formalités pour commercialiser les médicaments ne sont pas contraignantes. Danielle Tobias de Laprophan estime pouvoir lancer les produits sur le marché rapidement. Au-delà de cette facilité, plusieurs mesures sont mises en place pour faciliter l’investissement dans le pays. Il s’agit notamment de «l’exonération de l’impôt industriel pour les investissements dans les secteurs prioritaires du pays», relève Antonio Prata de l’Agence nationale pour l’investissement privé (ANIP). Celle-ci a en charge l’exécution de la politique gouvernementale en matière d’investissement. Les avantages accordés sont étudiés au cas par cas, fait savoir Prata. Mais d’ores et déjà, «les investissements dans les provinces les plus touchées par la guerre bénéficient plus d’avantages», poursuit-il.
    Toujours est-il, l’amélioration du business entre les deux pays tient également à celle de la logistique. Elle est jugée pour l’instant handicapante. L’autre difficulté, qui elle pourrait être gommée rapidement, est l’obtention du visa. Certes les potentialités sont énormes, mais l’accès au marché angolais semble plus difficile que les autres.

    3 questions à Maâzouz
    Financement et logistique, les points noirs

    - L’Economiste: Pourquoi avoir opté pour l’Angola?

    - Abdellatif Maâzouz: D’abord, l’objectif principal de la caravane est de conduire les entreprises marocaines vers l’international, sur des marchés intéressant en termes d’export et d’investissements. Aujourd’hui, selon nos études, l’Angola par exemple est apparu comme un marché très important. Globalement, nous sommes dans une démarche économique pure et donc pour concrétiser nos objectifs, il faut lever certains obstacles notamment culturels. Il y a après la dimension promotionnelle. Il faut dire que la Caravane est un investissement sur la notoriété et l’image du Maroc dans les pays ciblés y compris sur le plan diplomatique. C’est également l’occasion de régler quelques problèmes liés à des procédures.

    - Est-ce possible d’avoir des caravanes dans d’autres régions du monde?

    - Nous ne les appelons peut-être pas caravane, mais le Maroc est présent dans plusieurs salons à l’étranger. Nous avons une quarantaine d’entreprises qui participent au salon «Fruit Logistica» de Berlin par exemple. L’approche avec les marchés développés est plus spécialisée parce qu’elle se fait par secteur. Il y a des structures établies pour cela, notamment le salon de l’automobile, de l’aéronautique ou encore de la chaussure. Sur le marché africain, nous n’avons pas ces plateformes spécialisées donc nous les créons nous-mêmes. De plus, nous avons l’avantage d’être seul. Maintenant, il n’est pas exclu d’organiser des caravanes dans d’autres régions du monde. C’est en réflexion.

    - Quels aspects doit-on améliorer pour faciliter les échanges avec les pays subsahariens?

    - Il y a deux points essentiels sur lesquels nous travaillons. Nous avons en premier lieu le financement. Sur certains projets qui peuvent être intéressants pour nos entreprises, nos concurrents viennent avec des lignes de financement et nous non. Il y a également l’aspect lié à la logistique qu’il faut améliorer surtout pour les produits qui nécessitent un flux régulier de transport.

    Franck FAGNON

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