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    Economie

    Inscription à la fac: Dur, dur pour les anciens bacheliers

    Par L'Economiste | Edition N°:3561 Le 28/06/2011 | Partager
    Difficultés d’inscription à partir de deux ans d’ancienneté
    Problème ne se posant pas au niveau des facs sous concours

    LA faculté représente l’un des choix les plus sollicités par les étudiants après l’obtention de leur baccalauréat. Ces derniers, en s’orientant vers ce type d’enseignement, ont toute une panoplie de branches allant de la médecine jusqu’aux sciences juridiques, en passant par les branches les plus techniques et la faculté des lettres. Cependant, aussi étonnant que cela puisse paraître, l’inscription à la fac ne peut se faire aussi facilement pour un bachelier dont le diplôme a dépassé les deux ans. Les raisons restent, toutefois, très vagues et s’expliquent par une ancienneté du diplôme et une perte de sa valeur.
    Il est clair qu’un étudiant fraîchement diplômé a plus de compétences qu’un autre ayant perdu un peu de ce qu’on lui a inculqué durant ses études secondaires. Ce doute, créé, fait que les facultés craignent, en permettant à un ancien bachelier de s’inscrire, que ce dernier se retrouve dépassé par le suivi des cours, et ainsi se sentir obligé d’abandonner son cursus universitaire.
    Par ailleurs, chaque étudiant a ses raisons pour avoir «manqué» les inscriptions. Pour quelques-uns, le retour à l’enseignement public survient suite à un flop dans une carrière antécédente dans une école privée. Pour d’autres, c’est plutôt la tentation que représente le marché du travail, plus spécifiquement les centres d’appels qui ne requièrent aucun diplôme et payent «moyennement» bien. Ou encore ceux pour qui le choix de la fac vient compléter un cursus déjà acquis. Par exemple, un étudiant ayant obtenu un diplôme d’études supérieures dans une école de commerce, peut s’inscrire dans une faculté de droit afin d’acquérir des notions juridiques lui permettant ainsi une certaine polyvalence dans une entreprise.
    Pour ce faire, les étudiants souhaitant s’inscrire «tardivement» à la faculté doivent, tout d’abord, attendre que les nouveaux bacheliers s’inscrivent. Leurs dossiers ne peuvent être pris en considération qu’en fonction des places libres. C’est à ce moment là qu’ils doivent se présenter au bureau du doyen et présenter une demande de dérogation spéciale, où ils expliquent les raisons de ce retard. Ce n’est pas tout, puisque ces derniers doivent également justifier leurs motivations afin de convaincre le doyen d’accepter leur demande. Mais une simple sollicitation est insuffisante, puisque toutes les personnes ayant déposé leurs requêtes doivent passer par un test, histoire d’évaluer leur niveau intellectuel et leurs connaissances. Cependant, personne n’est pénalisé par rapport à cette évaluation, qui permet simplement à l’administration de connaître le niveau général des candidats.
    Cela dit, ces démarches, un peu saugrenues, ne sont prises en considération qu’au niveau des facultés dites «grand public». Parce que quand il s’agit des grandes écoles nationales, telles l’ENCG, l’Iscae ou encore la faculté de médecine, l’ancienneté du baccalauréat n’est pas considérée. Ce qui importe le plus est la moyenne générale requise et la réussite au concours d’accès.


    Quand l’université «réanime» les diplômes


    Si des étudiants avec un bac ancien font l’impossible pour s’inscrire à la fac, d’autres font de cette dernière un refuge, où garder au «frais» leurs diplômes.
    L’inscription «fictive» à l’université est un phénomène très courant. Cela s’explique par la crainte des nouveaux bacheliers de ne pas réussir dans une école privée. Leur stratégie: anticiper les choses pour que justement ils ne soient pas conffrontés aux démarches compliquées d’un diplôme «périmé».
    Toutefois, ces étudiants fictifs ne sont reconnus qu’à la période d’examens.


    Mariem TABIH,
    stagiaire de l’ESJC

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