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    Entreprises

    Fédération nationale du tourisme
    Ali Ghannam dans le fauteuil du président

    Par L'Economiste | Edition N°:3561 Le 28/06/2011 | Partager
    L’axe institutionnel, priorité du nouveau président
    Les entreprises touristiques manquent de capacité économique
    Restructurer les fédérations métiers

    Ali Ghannam va succéder pour un mandat de trois ans au moins à Othman Alami à la présidence de la fédération du tourisme

    L’assemblée générale élective de la Fédération nationale du tourisme qui se tient aujourd’hui devrait, sans surprise, porter Ali Ghannam et son binôme Fouad Lahbabi à la présidence de celle-ci. Le vice-président sortant ne manque pas d’initiatives.

    - L’Economiste: L'ancienne FNT comptait 145 membres et vous a laissé 1,2 million de DH en caisse. Où en êtes-vous aujourd’hui?

    - Ali Ghannam: Durant le dernier mandat, nous avons lancé plusieurs études, organisé des dizaines d’événements, et fait un travail très intéressant qui a mobilisé des moyens importants. Le rapport financier montre que les produits d’exploitation de la fédération ont augmenté de 25% par rapport à 2008. Certes, les fonds de l’association ont baissé. Ils dépassent aujourd’hui les 700.000 DH. Cet écart est expliqué par le nombre et la qualité des travaux réalisés par notre fédération.

    - Considérez-vous que l'externalisation de la CGEM a été une réussite?

    - L’externalisation répondait à un besoin des adhérents et opérateurs du secteur qui estimaient avoir atteint un certain degré de maturité nous permettant de défendre, encore plus, de manière autonome les intérêts de la profession. La fédération reste attachée et membre de la CGEM, avec qui nous travaillons sur des projets transversaux tels que la Vision 2020 ou le dialogue social.

    - Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné?

    - Je crois qu’il faut communiquer sur les travaux effectués par la fédération durant ce mandat. Nous avons un bilan plus qu’honorable sur lequel il convient de parler davantage. Je vous rappelle que le plan d’actions de notre mandat s’est construit autour de 3 axes stratégiques que nous avons atteints à 90%, tant au niveau du 1er axe, celui d’être l’interlocuteur du secteur auprès des acteurs publics et privés, que ceux d’accompagner la Vision 2010 et la Vision 2020 et de fournir des services aux adhérents. Le bilan des actions du bureau exécutif reste globalement positif même s’il présente quelques insuffisances que nous veillerons à combler lors de notre prochain mandat qui s’inscrit sous le signe de la continuité dans l’innovation.

    - De l'avis général, la FNT est absente du Comité de pilotage 2020. Cela vous a valu de nombreuses critiques en interne…

    - Le Roi, dans son discours aux Assises de Fès en 2007, a demandé au département de tutelle et à la FNT de travailler pour l’élaboration de cette Vision. Un travail colossal a été fourni. Près d’une centaine de réunions et d’ateliers, plusieurs documents de référence, sur les chantiers de la gouvernance, de l’investissement, de la formation, de la promotion… la FNT a participé avec le ministre du Tourisme aux concertations dans les 16 régions du Royaume… et a couronné ce travail gigantesque par la signature du contrat-programme national devant le Souverain le 30 novembre 2010 à Marrakech.
    Aujourd’hui, nous travaillons sur l’implémentation et la mise en œuvre de cette vision, dans l’intérêt général de notre secteur et du pays. Notre ambition est de mobiliser l’ensemble des professionnels autour de cette stratégie structurante

    - Comment comptez-vous relancer la dynamique institutionnelle?

    - Nous avons décliné notre plan stratégique pour le prochain mandat et l’axe institutionnel en est le premier. Il doit être bouclé avant fin 2011
    Pour nous, il s’agit d’organiser avec les professionnels des 8 régions touristiques des structures fédérales qui regroupent l’ensemble des professionnels des différentes régions, veiller à l’organisation des élections de ces fédérations dont les présidents élus sont d’office vice-présidents de la FNT. Et aussi d’installer les FRT comme interlocuteur officiel des autorités régionales et les doter de moyens nécessaires pour assurer leur fonctionnement. Le secteur privé du tourisme ne peut jouer pleinement son rôle de mobilisateur pour le développement touristique que s’il est dûment structuré, fédérateur de tous les professionnels et de toutes les régions. Il faut donc qu’il puisse avoir les moyens humains et financiers suffisants pour répondre aux attentes des professionnels. Nous devons aussi accompagner les fédérations métiers dans leur restructuration car elles sont, avec les FRT, le socle de notre fédération, mettre en place les chantiers prioritaires de ces fédérations selon un contrat-programme FNT/fédérations métiers, validé par chaque partie. Et à travers les membres du Conseil national du tourisme, proposés par la FNT, assurer la bonne représentativité de la profession dans la gouvernance des affaires de notre secteur.

    - Quelles sont vos priorités pour ce nouveau mandat?

    - Hormis l’axe institutionnel, l’amélioration des capacités économiques des entreprises touristiques, l’amélioration de leur compétitivité ainsi que la mise en place d’un environnement social favorable à la création de richesse sont les priorités de notre projet de mandat.

    Propos recueillis par Bachir THIAM

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