Courrier des Lecteurs

Courrier des lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:3543 Le 02/06/2011 | Partager

Référendum sur les réformes: Le temps presse


Résistance aux changements

Les partis dits historiques et traditionnels résistent aux changements; ils savent qu’ils perdront leurs acquis et leur leadership. D’autres partis constitués essentiellement de jeunes meubleront le champ politique et tant mieux pour le Maroc.
T. M.

Champ politique
Quels sont ces nouveaux partis de jeunes qui veulent prendre la place des partis historiques. Je n’en vois pas. Est-ce le PJD, Al Adl Wa Ihsane ou le PAM? Pas sûr, ce dernier menace d’imploser sous peu. Et le PSU, ses membres sont bien usés et ne font que de la politique de salon. Le mouvement du 20 février a beaucoup de mérite, mais il reste un mouvement pas plus. Le grand problème c’est qu’il n’y a pas d’alternative aux partis nationaux dont les dirigeants refusent l’ouverture. D’autres partis administratifs sont en déconfiture. Le Mouvement Populaire c’est fini. Le RNI s’agite pour rien .Le PPS communique sur du vide. Les partis d’extrême gauche ne représentent qu’eux-mêmes. Il restera l’USFP, l’Istiqlal et le PJD qu’on le veuille ou non. Le reste c’est que du folklore.
A. L.

Ossature politique
Pour peu que le PJD soit un peu plus politicien et un peu moins religieux on le mettrait à droite. L’USFP à gauche et enfin l’Istiqlal, juste le nom à changer, avec un peu moins d’histoire et un peu plus d’avenir, sera placé au centre. Avec ces trois partis et pas plus comme vous dites, tous les courants politiques seront représentés et chacun de nous s’y reconnaîtra... Une configuration pour l’avenir et tout sera plus clair.
P. E.

 

                                                                                                                                                               

 

L’Espagne bascule à droite: Quels risques pour le Maroc?

 Et alors !
En principe notre pays ne devrait pas se préoccuper des sautes d’humeur des Espagnols pour garder intactes ses relations avec l’Espagne quel que soit le poids politique qui ferait pencher la balance dans ce pays à droite ou à gauche. Le Maroc et l’Espagne doivent s’entendre, ne serait-ce que pour des raisons commerciales et de bon voisinage sur fond d’histoire commune.
L’Espagne a beaucoup plus besoin du Maroc avec ses atouts et dont le marché peut constituer un débouché important pour l’industrie espagnole. Il y a bien sûr des problèmes qui grèvent ces relations dont les plus importantes relèvent du conflit du Sahara, Sebta, Mellilia et les autres îles ainsi que l’immigration illégale, le trafic de drogue... Pourtant, ni le Maroc ni l’Espagne ne semblent être conscients de l’importance de ce que peuvent représenter des échanges entre les deux pays dans tous les domaines! Et si on commençait par améliorer le travail de nos diplomates dans ce pays pour convaincre les politiques et la société civile du bien-fondé de notre intégrité territoriale. Et si nos diplomates parvenaient à imposer notre label, je crois qu’on y gagnerait beaucoup.
A. H.

 Double jeu
La droite espagnole représentée par le “Partido Popular” a été de loin la gagnante des élections autonomes et communales du 22 mai dernier. Certaines régions (Castilla la Mancha, Extremadura et Aragon) réputées par leur penchant socialiste ont effectivement basculé à droite tout comme 2 grandes villes: Barcelone et Séville. Qui l’aurait cru?  Le chômage démesuré et la lente récupération de la crise économique de 2008 ont été décisifs. Les Marocains se souviendront de l’époque de la droite de José Maria Aznar (1996-2004). Récemment installés et constituant une main-d’œuvre inégalable dans les secteurs de la construction, agricole et celui des services, ils vont contribuer au développement de la compétitivité et de l’économie espagnoles dont le taux de croissance a dépassé la moyenne européenne.  A cette époque, les relations hispano- marocaines tenaient à un fil et la menace d’une rupture diplomatique était omniprésente. Soutenant une stratégie contre l’immigration et contre le Maroc particulièrement, la droite exhibait sa politique de suprématie à ses sympathisants, en quête du maintien de l’identité nationale devant l’avalanche migratoire africaine.  L’énorme drapeau espagnol battant sur la place de Colon de Madrid est bien l’œuvre du ministre de la Défense Federico Trillo. D’un autre côté, les désaccords de pêche (en 1995, en 1999 puis en 2001), l’îlot Leila (juillet 2002) et puis les divergences habituelles sur les villes de Sebta et Mellilia, sur le Sahara, sur le contrôle de l’immigration et du terrorisme ont réellement plombé la progression des investissements et des échanges commerciaux entre les 2 pays. Depuis 2001, les attaques de presse contre le Maroc et les Marocains ne font qu’accentuer les problèmes d’intégration dans ce pays.  En 2004, coup de théâtre. Les socialistes menés par José Luis Zapatero gagnent les élections. Ce n’est pas un hasard que la première visite du chef d’Etat espagnol a été pour le Maroc. Il fallait évidemment corriger au plus vite les dommages causés par l’ère Aznar et rétablir les relations de coopération entre les 2 pays.
Aujourd’hui, la droite sera encore entre le marteau et l’enclume. Défendre sa politique de suprématie nationale ou considérer le Maroc comme partenaire stratégique sur tous les plans, notamment l’économique où la recrudescence de la consommation interne oblige les entreprises espagnoles à cibler le Maroc pour s’internationaliser.  La droite jouera le double jeu avec le Maroc. Le pays ami et voisin a besoin de nous.
K. B.

                                                                                                                                                                     

Médecins en grève: Les véritables raisons       

En vérité, rares sont les médias qui nous suivent. Le citoyen marocain ne sait pas tout. Il faut tout d’abord savoir que les centrales syndicales sont des lèches-bottes qu’on achète facilement. Voici pourquoi nous médecins marocains on lutte.  Premièrement, ce n’est pas pour l’argent. Nous voulons l’amélioration de la qualité de nos hôpitaux et des soins que nous offrons aux patients. Notre doctorat (bac+8 pour les généralistes, bac +12 pour les spécialistes) n’est pas reconnu comme doctorat d’Etat mais juste un simple diplôme master.  Les internes, résidents et spécialistes des CHU qui signent chaque jour les assurances et les mutuelles des patients n’ont ni mutuelle ni couverture sanitaire (un résident à Rabat a fait une crise cardiaque et on n’a pas voulu le soigner dans l’hôpital où il travaille avant qu’il ne verse 50.000 DH).  Aussi, on signe un contrat de 8 ans avec l’Etat (nous sommes peut-être les seuls à le faire au monde) et le ministère ne nous reconnaît plus après cette période. Lors de ces 8 ans, nous sommes affectés dans des zones éloignées (c’est normal on est des médecins et tous les citoyens ont droit aux soins), mais «quelques uns» héritent des zones de choix avant tout le monde et ne participent pas au roulement annuel et légal.  Les résidents encore moins les internes qui travaillent seuls aux urgences ne sont pas considérés comme des fonctionnaires et ne bénéficient donc pas des acquis du code du travail.  De mon temps, on faisait les gardes gratuitement (on n’est pas payé alors qu’on doit l’être), actuellement pour l’interne c’est 1 dirham l’heure, alors que le gardien de voiture se fait 2 à 5 DH/heure.  Tout récemment, la ministre invente la carte sanitaire: un médecin privé n’a pas le droit de choisir où il veut s’installer mais c’est au ministère de choisir pour lui (vous devinez pourquoi: les pistonnés ont le monopole des grandes villes où il y a le plus de travail).  On discute avec le ministère depuis plus de 7 ans, en vain. Aujourd’hui, on manifeste. Résultats: 40 blessés, 25 fracturés, 2 traumatisés crâniens et 1 coma.

Un médecin

 

                                                                                                                                                          

qui profitent les ALE?

 


 La faute aux bureaucrates
Le terrain n’a pas été bien préparé par les bureaucrates qui ne connaissaient rien à l’économie. Avant de signer de tels accords, il fallait sensibiliser les industriels marocains à s’organiser, à constituer des pôles très solides, à revoir les textes juridiques, etc. Le but du libre-échange est de réduire les coûts de productions et inciter les opérateurs nationaux à améliorer la qualité des produits, nous constatons l’inverse. Nos partenaires (USA, UE, Turquie et certains pays arabes) ne livrent que la marchandise déclassée acceptée dans leur pays, en sorte que le Maroc constitue pour eux une poubelle. Pour les nationaux, c’est le même cas, on essaye de réduire le coût de production aux dépens de la qualité. En plus, certaines industries marocaines n’arrivent pas à suivre les prix imposés par ces pays et se trouvent dans l’obligation de réduire leur personnel ou fermer. C’est le cas des transformateurs de matières plastiques et fabricants de PVC.
T. M.

 Nous n’avons que peu de choses à vendre
Des phosphates, quelques produits agricoles qu’il faut normaliser aux standards internationaux (attention aux engrais et pesticides), quelques minerais, les produits de la pêche dont les réserves diminuent, quelques articles d’artisanat et quelques produits industriels de faible valeur ajoutée. Le Maroc est à vocation agricole et touristique. Ce n’est pas un pays agricole. Ce n’est pas un pays touristique. Notre richesse, ce sont les hommes et malheureusement c’est le créneau le plus délaissé. Former l’homme et défendre ses droits et sa dignité. Lui donner espoir. Le libérer du joug instauré par les obscurantistes et les démagogues. Le préserver des opportunistes, des profiteurs et des sangsues...
A. L.

 

Corbeaux, attention à vos plumes!


Depuis que cette page est ouverte à nos lecteurs, nous traitons des dizaines de lettres, fax et mails par semaine. Parmi ces courriers, tentent parfois de se glisser… des «corbeaux»: nous en avons identifié deux qui avaient essayé d’usurper l’identité d’une autre personne. La proportion est donc extrêmement faible et montre bien que nos lecteurs sont des gens honnêtes. Mais à l’attention particulière des corbeaux, L’Economiste rappelle que ce genre de pratique tombe sous le coup du code pénal.

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