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“Rotation” dans l'ONA
Le groupe réorganise ses participations croisées

Par L'Economiste | Edition N°:1610 Le 26/09/2003 | Partager

. Désendettement, autonomie des filiales…C'est une opération très complexe sur le plan technique que l'ONA, la SNI et Ergis-Siger sont en train de faire, mais simple sur le plan du principe et des objectifs. Naturellement, jeudi à l'ouverture du Salon de la Bourse, tous les visiteurs ne parlaient que de cela: qu'est en train de faire l'ONA? «Une rotation de participations», répond le groupe par la bouche de son président, Bassim Jaï Hokimi. Depuis la séance de mercredi et pour trois jours, les cotations ont été suspendues pour l'ONA et la SNI.Mercredi dans la soirée, le groupe annonçait qu'il venait d'opérer une «rotation des participations croisées entre l'ONA, la SNI et Ergis-Siger, l'actionnaire de référence. Le Conseil d'administration venait de statuer sur ce projet. Globalement, l'ONA a vendu sa participation (environ 60%) dans la SNI à son actionnaire de référence Ergis-Regis (deux holdings distinctes détenues par la Famille Royale). En contrepartie, ces dernières ont cédé leurs participations dans ONA (un peu moins d'un tiers) à la SNI. Ceci change et clarifie l'organigramme de ces groupes. Du coup, l'ONA se trouve contrôlé par la SNI à hauteur de 30 et 5% directement par les holdings Ergis & Régis. Au passage, l'ONA perd le contrôle au profit de la SNI de quelque 19% de Lafarge et 10% de Sonasid. Techniquement très compliqué à réaliser mais au final, un organigramme simple. Bassim Jaï Hokimi, lors d'une entrevue avec L'Economiste, a noté que «la nouvelle organisation en cascade des participations du groupe répond à un besoin de clarifier la composition de son tour de table, de redéfinir les prérogatives de gestion des différentes entités, de désendetter l'ONA et d'éponger les survaleurs constatées sur les cessions d'actifs». Et d'ajouter que «la finalité de la démarche est surtout de pouvoir rééquilibrer les finances de l'ONA et la SNI». L'état-major des deux groupes insiste sur l'effet de restructuration financière. L'endettement (quelque 4,7 milliards de DH dont 2,2 milliards d'emprunts obligataires, 500 millions de dettes bancaires et 2 milliards de dettes intra-groupes) gène ses ambitions de développement dans d'autres secteurs, notamment tourisme, technologies de l'information et métiers de l'environnement. Sur le plan organisationnel, la SNI est la holding financière, tandis que l'ONA sera davantage tourné vers la gouvernance et le contrôle, alors que les filiales devront accroître leur autonomie. Dans sa nouvelle philosophie, le groupe y tient beaucoup: il est persuadé que les décisions stratégiques pour faire face à la concurrence et pour augmenter la compétitivité se prennent au plus près du terrain.Pour les actionnaires, il sera difficile de suivre le côté technique de l'opération de rotation. Mais in fine, ce qui compte est que la rentabilité du placement soit bonne. L'état-major en est persuadé. Il n'ose pas encore dire qu'elle sera meilleure, mais il y compte bien, sinon il n'aura pas fait cette rotation. B.E.Y.

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