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6e Congrès du SNPM
Le projet de Code de la presse revisité

Par L'Economiste | Edition N°:2740 Le 24/03/2008 | Partager

. Vers l’annulation de la majorité des peines d’emprisonnement. Valoriser l’élément humain et moderniser le cadre juridique. Une caisse sociale pour les journalistes?Ils ont été 350 personnes venant de différents milieux de la presse à prendre part vendredi et samedi derniers à Rabat aux travaux du 6e Congrès du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM). Un Congrès qui s’est tenu dans un contexte particulier, marqué par le maintien des peines privatives de liberté à l’encontre de journalistes. Justement, le thème retenu pour ce 6e congrès a été «Liberté, professionnalisme et solidarité ». Intervenant à cette occasion, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri, a affirmé que «les résultats de ce congrès constitueront une valeur ajoutée à l’expérience de l’action syndicale au Maroc, et aux efforts déployés par l’Etat et les différentes composantes de la société, en vue de consolider l’édifice démocratique et de renforcer les fondements du Maroc des libertés et de la modernité». Seulement, pour ce faire et atteindre cet idéal, il y a urgence, comme l’a affirmé le ministre en personne, à parachever le «chantier de la réforme du secteur de l’information et de la communication selon une approche globale et une méthodologie basée sur la concertation». Le but étant, a-t-il dit, de mettre à niveau l’entreprise de presse, de valoriser l’élément humain et de moderniser le cadre juridique régissant le secteur de la presse écrite de manière à promouvoir l’exercice de la profession.Mais où se situent les priorités? Le ministre a, certes, mis l’accent sur celles de l’étape actuelle dont, en premier lieu, le parachèvement de l’évaluation du contrat-programme pour la modernisation des entreprises de presse, un chantier qui a été lancé au début de la semaine dernière. Il a, dans ce cadre, rappelé que le travail de la commission d’évaluation composée des représentants du gouvernement, de la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ) et du SNPM, permettra de relever les réalisations et les acquis ainsi que les lacunes et les dysfonctionnements. Deuxième priorité: les conditions sociales des journalistes professionnels. L’on pense sérieusement, au niveau du gouvernement, à la mise en place d’une caisse sociale qui leur serait destinée. Khalid Naciri a même annoncé qu’une commission spécialisée sera chargée d’étudier la faisabilité de ce projet.Reste cependant le dossier le plus important, celui du projet du code de la presse. L’on sait que le texte, élaboré par le département de la Communication, alors dirigé par Nabil Benabdallah dans le dernier gouvernement Jettou, avait soulevé un tollé tel que sa présentation en conseil de gouvernement n’a pu se faire. Naciri promet aujourd’hui qu’il sera «traité incessamment eu égard à son importance dans la contribution à l’édification d’une société moderniste et démocratique». Le texte, apparemment «revisité» par l’équipe Naciri «comprend les dispositions les plus récentes des systèmes juridiques les plus développés, notamment en ce qui concerne les principes généraux issus des conventions internationales relatives à la déontologie de la profession». En outre, c’est Naciri qui le dit, le texte «contribuera au renforcement des garanties en matière d’édition et d’accès aux sources d’information, à la définition du concept de journaliste professionnel et à l’annulation de la majorité des peines d’emprisonnement». Au passage, le ministre a fait allusion au Conseil national de la presse, «où seront représentés les professionnels et la société», et qui demeure «la principale nouveauté apportée par ce projet». Naciri réussira-t-il là où a échoué son prédécesseur et néanmoins camarade du bureau politique du Parti du progrès et du socialisme (PPS)? Le SNPM a, pour sa part, et par la bouche de son ex-Secrétaire général, Younès Moujahid, souligné «qu’il est indispensable que le Code de la presse soit conforme aux exigences actuelles et aux principes universels des droits de l’Homme et de la liberté d’expression», ajoutant que «l’actuel code ne répond pas à ces exigences».. Convention collectiveLe secteur de l’audiovisuel a été également au centre des travaux du 6è congrès du SNPM. A l’heure de la révolution technologique, il est vain de rester attaché à des règles archaïques dans le domaine de la liberté de la presse dans ce secteur, insistent des participants. Ils n’ont d’ailleurs pas manqué de souligner l’importance d’améliorer le climat relatif à l’exercice de la profession de journaliste dans l’audiovisuel.Enfin, pour ce qui est des conditions matérielles et professionnelles des journalistes opérant dans certains organes de presse, le SNPM a appelé à la satisfaction des revendications de cette catégorie. Revendication ayant notamment trait à l’application des dispositions de la convention collective. A ce propos, le dialogue positif auquel a adhéré la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ) a été longuement salué par les participants. Toujours dans le même cadre, le SNPM a réitéré l’appel à la révision du statut de l’agence Maghreb Arabe Presse (MAP) dans la perspective de développer son rendement et d’améliorer les conditions de son personnel.


Structures

Après l’adoption des rapports moral, financier et des commissions, le Congrès a été marqué par l’élection des instances du SNPM selon la nouvelle structure. Ainsi, Younès Moujahid a été élu, à l’unanimité, président du syndicat, poste qui n’existait pas auparavant. La vice-présidence sera assurée par Abdallah Bekkali. Quant à Essaraj Daou, il a été élu Secrétaire général alors que Mounia Belâfia est désormais Secrétaire générale adjointe.Jamal Eddine HERRADI

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