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Economie

Un schéma directeur pour relancer les chambres de commerce

Par L'Economiste | Edition N°:1865 Le 30/09/2004 | Partager

. Objectif: Redéfinir et recentrer leurs actions. Un contrat-programme prochainement présenté au Premier ministreSalaheddine Mezouar est déterminé à réanimer les chambres de commerce, d’industrie et des services (CCIS). Pour cela, il a réuni leurs présidents en séminaire baptisé “cap 2010” samedi dernier à Benslimane. Objectif: redéfinir et recentrer l’action des chambres par rapport à celles menées par d’autres organismes comme les centres régionaux d’investissement par exemple. En d’autres termes, il s’agit de mettre en place un schéma directeur pour développer des métiers et des services spécifiques aux chambres. Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Mise à niveau a tenu à associer tout le monde à l’élaboration de cette stratégie pour l’horizon 2010. Les 29 présidents des chambres (y compris celui de la Fédération) que compte le pays ont répondu présents. Une commission prépare un rapport de synthèse qui sera soumis au Premier ministre en octobre. Les présidents des chambres espèrent signer avec le gouvernement un contrat-programme à l’occasion de leurs assises prévues pour la fin de l’année. Les dernières assises remontent à dix ans. Cela se traduira par des engagements de part et d’autre. Les chambres veulent réformer les textes régissant leur statut. Elles demandent au gouvernement de renforcer leurs moyens financiers pour pouvoir jouer pleinement leurs rôles. Les ressources actuelles ne leur permettent pas de prendre des initiatives et de réaliser des projets. Avec un contrat-programme, elles pourront assumer mieux d’autres missions d’appui aux entreprises. Elles pourront ainsi se concentrer sur l’assistance à la PME et les entreprises de services. Les chambres disposent de cellules d’assistance et de conseil qui seront transformées en maisons de l’entreprise.La volonté politique de changement est manifeste. Aujourd’hui, les présidents comme le département de tutelle sont conscients de la nécessité de repositionner les chambres dans ce nouveau contexte. Pour le président de la CCIS d’Agadir, Saïd Dor, les chambres sont restées dans un rôle de représentation et ont progressivement perdu le contact avec leur environnement extérieur. Le moment est donc propice de les remettre en selle d’autant que l’initiative du ministre tombe à pic, les chambres étant à la croisée des chemins, dira en substance Dor. C’est pour cela que la réforme doit s’inscrire dans la course vers la modernisation et l’efficacité de ces organisations. Cet avis est partagé par Omar Derraji, président de la CCIS de Rabat: “C’est la première fois que nous avons un ministre doté d’une vision managériale. Il veut faire jouer aux chambres professionnelles le rôle qui leur échoit dans l’échiquier institutionnel et économique”. Autre revendication de taille, la réforme du code électoral des chambres. Cette révision permettra à l’élite économique d’arriver aux décisions politiques. Aujourd’hui, les chambres sont de plus en plus considérées comme un tremplin politique pour arriver au Parlement ou au Conseil régional. Le Souverain avait mis en garde les parlementaires contre cette pratique à l’occasion de l’ouverture de la session d’automne en octobre 2000. “Il est impératif d’enraciner une nouvelle conception pour faire de ces chambres professionnelles un véritable levier de l’investissement public chez les présidents des chambres. Il s’agit aussi de bannir des comportements visant à utiliser les chambres comme un tremplin politique pour atteindre le Parlement, avait rappelé en substance le Souverain. Il faut donc leur insuffler un nouvel élan et corriger les anomalies actuelles qui ne doivent pas perdurer.Pour couper court à ces pratiques, la chambre d’Agadir propose d’éliminer le cumul des mandats entre un membre du bureau et une fonction élective du Parlement. Sur le même registre politique, Dor rappelle un autre point qui a réduit le poids de ces chambres: “Les élus ne représentent pas les opérateurs économiques. Une téléboutique avec trois associés et un établissement hôtelier employant 500 personnes par exemple sont sur un pied d’égalité. Les deux entités ont chacune trois voix lors des élections”. Pour lui, cela travestit totalement l’institution. Sur ce registre, la CCIS d’Agadir propose notamment d’améliorer la représentativité des grandes entreprises via l’augmentation du nombre de leurs électeurs supplémentaires. Il s’agit également d’instaurer des critères de transparence pour l’éligibilité comme le nombre d’années d’expérience et autant pour l’inscription dans le registre de commerce. Cette chambre demande également la révision, de fond en comble, de la nomenclature des activités économiques. Il est incontestable que la force des chambres réside dans les réseaux, national et international, dont elles disposent. Même avec la place qu’elles ont au sein de la chambre internationale, celle de la Méditerranée ou encore arabe, elles ne sont pas parvenues à se mobiliser pour attirer des investissements vers le Maroc.


Financement

Les ressources financières se tarissent d’année en année. Le financement des chambres de commerce est alimenté par le décime additionnel à l’impôt sur les patentes. Cette manne est répartie entre les chambres de commerce, de l’artisanat et des pêches. Entre 80 et 85 millions de DH sont répartis chaque année sur les 28 chambres de commerce et leur fédération. Plus de 80% de ce budget est absorbé par les salaires des fonctionnaires. Le reste va au fonctionnement. Dans ces conditions, comment peuvent-elles prendre des initiatives? s’interrogent en choeur plusieurs présidents de chambre.


Le fardeau des ressources humaines

Les ressources humaines constituent un fardeau pour les chambres professionnelles. “La plupart du personnel ne fait rien qu’attendre la retraite”, constate Dor. Derraji est du même avis: “Les chambres regorgent de fonctionnaires qui ne sont pas productifs”. 85% de son budget est destiné au fonctionnement. C’est pour cela qu’il propose de réduire les effectifs en encourageant les départs volontaires et de donner aux chambres la possibilité de passer des contrats avec des profils recherchés pour une mission précise.- Salaheddine Mezouar, ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Mise à niveau, veut remettre en selle les chambres professionnelles Mohamed CHAOUI

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