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Un laboratoire indien lance un cocktail antisida

Par L'Economiste | Edition N°:1906 Le 30/11/2004 | Partager

. Cipla a conçu le Triomune, composé de trois antirétroviraux. Aujourd’hui, il est vendu 150 dollars par an et par patient. Le labo ne peut exporter en Europe en raison des brevets des trithérapies Bloqué dans les pays riches, un cocktail antisida inventé par Cipla permet déjà, dans 43 pays du Sud, un traitement plus simple et beaucoup moins cher de la maladie, plaide le PDG du fabricant indien de médicaments génériques, Yusuf K. Hamied, dans un entretien avec l’AFP.Basé à Bombay, Cipla est un des plus gros “génériqueurs” mondiaux avec 445 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2003. Il est aussi le premier à avoir commercialisé des copies bon marché de médicaments contre le sida en lançant en 1993 en Inde la première version générique de l’AZT. En 2001, ce laboratoire a lancé au niveau mondial le Triomune, une combinaison en un seul comprimé de trois antirétroviraux (ARV) que les malades devaient jusqu’alors acheter et prendre séparément. Ce nouveau traitement, fabriqué à base de versions génériques des trois ARV concernés, a vu son efficacité confirmée en juillet 2004 par la revue médicale britannique The Lancet. Il est vendu dans 43 pays du Sud encourageant les médicaments génériques, notamment en Amérique latine et en Afrique. Mais ce “cocktail” antisida, de même que les versions génériques des ARV déjà distribuées par Cipla dans 90 pays pauvres, reste inaccessible aux malades dans les pays riches, où les brevets protègent pour plusieurs années encore les antirétroviraux de marque. Ceux-ci sont en outre conçus par des multinationales différentes et concurrentes, qui ont peu de chances de s’entendre pour mélanger leurs produits au sein d’un “cocktail” collectif.“Je ne peux pas encore exporter le Triomune en Europe parce que les brevets des trithérapies n’y expirent qu’en 2011. C’est un paradoxe, mais aujourd’hui les malades des pays en développement peuvent avoir accès à des traitements beaucoup plus simples que ceux du Nord”, fait remarquer le patron de Cipla. A quoi s’ajoutent les énormes différences de prix. “En 2001, nous avons offert au monde notre cocktail pour 600 dollars par an et par patient. Aujourd’hui, le même est vendu 150 dollars. Aux Etats-Unis, les produits des multinationales peuvent coûter 20 à 30 fois plus cher. C’est à chaque pays de décider s’il veut de nos médicaments ou non. Je ne force la main à personne”, explique le Dr Hamied pour résumer sa politique commerciale. Selon lui, aucun doute n’est permis quant à la qualité des médicaments génériques, contrairement à ce que laissent parfois entendre les grands laboratoires, qui voient leurs produits les plus rentables copiés et vendus à prix cassés par Cipla et ses confrères génériqueurs. “Nos sociétés sont inspectées et approuvées par toutes les agences internationales que l’on peut imaginer”, lance-t-il.Aujourd’hui, le laboratoire Cipla vend plus de 800 produits. Et pour son patron,”lors des réunions avec mes actionnaires, je leur répète sans arrêt: vous devriez être fiers de participer, à travers Cipla, à une mission humanitaire contre le sida. Ils n’y trouvent rien à redire”.Synthèse L’Economiste

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