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Bakkoury: «La CDG sera une locomotive»

Par L'Economiste | Edition N°:1795 Le 22/06/2004 | Partager

. Trois axes: aménagement, prise de participations et partenariats avec de grands opérateurs. Discussions avancées avec le Sud-Africain Keizner sur le projet Al Haouzia à El Jadida. La CDG se dit intéressée par la reprise Taghazout, mais sous conditionA la suite de l’analyse du portefeuille d’activités de la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG), son management est arrivé à trois conclusions: primo, que le tourisme est plus que jamais un secteur porteur et inscrit parmi les priorités nationales. Deuzio, qu’il existe aujourd’hui beaucoup d’acteurs professionnels, qu’il s’agisse de l’hôtellerie ou des métiers annexes. Enfin, que la CDG doit continuer d’intervenir dans le tourisme «compte tenu de l’ambition qu’elle a pour ce secteur». Mustapha Bakkoury, directeur général du groupe, affirme vouloir faire de la Caisse une vraie locomotive du tourisme.Comment va-t-elle intervenir? Par trois canaux essentiels: Tout d’abord, l’action en tant qu’aménageur «pour laquelle le groupe a des atouts, des compétences et de l’expertise», martèle son DG. Il n’y a pas suffisamment d’aménageurs et de développeurs pour assumer tous les besoins du tourisme en infrastructures, justifie Mustapha Bakkoury. Par conséquent, l’aménagement est naturellement un axe stratégique de notre intervention dans le secteur, sans doute le plus important. Le groupe est déjà passé à l’action. Il participe à l’aménagement de la zone touristique d’Aguedal à Marrakech et celle de Ghandouri à Tanger. La stratégie a été définie et les moyens ont été affectés, assure son directeur général. Le bras armé de son action est Maroc Hotels Village, filiale de CDG Développement. La CDG est-elle candidate pour la reprise de Taghazout? «Nous avons quelques idées, mais aujourd’hui rien n’est fait officiellement et nous continuons à chercher des opportunités là où elles se présentent», répond Mustapha Bakkoury pas vraiment loquace sur le sujet. «Nous irons si…» (le DG de la CDG marque un instant d’hésitation). On ne saura pas grand-chose de ces conditions même si Bakkoury se lâche un peu: «Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’à la CDG, nous avons une vision par rapport à ce projet», concède-t-il. Taghazout nous intéresse tant qu’il rentre dans cette vision, ajoute-t-il. Seul ou en partenariat de préférence, le site de Taghazout, le bateau-amiral du plan Azur, est suivi de près au QG du groupe. En revanche, sur le site d’Al Haouzia (un des six sites du plan Azur) à El Jadida, la CDG est en pourparlers avec le groupe sud-africain Keizner. Les choses devraient évoluer très bien, précise Bakkoury. La clarification opérée dans le portefeuille d’activités du groupe avait aussi pour but de mettre en cohérence son intervention dans le secteur touristique. Mais à l’avenir, il est clair que la CDG focalisera sur l’aménagement.Le deuxième volet d’intervention dans le tourisme se fait à travers Sogatour, la filiale qui gère directement une partie des hôtels (Jnan Palace, Moulay Yacoub, Sidi Harazem, Nador, Ouarzazate) du groupe. Il a initié un plan d’amélioration des performances qui commence à donner ses fruits. L’objectif étant de donner une cohérence à cet ensemble et l’ancrer dans une vision. . Un autre deal avec Look VoyagesLa cohérence, selon Mustapha Bakkoury, c’est ce travail de restructuration, et la vision d’ensemble découle de ce qui a fait l’objet de l’accord avec Royal Air Maroc. «Avec la RAM, nous avons rapidement convergé vers l’idée de mettre en commun nos ressources dans «un ensemble hôtelier national fort capable de se développer par ses propres moyens à l’avenir». L’opération est bien avancée et se trouve actuellement à la phase de prélancement. Les chantiers d’évaluation et de travaux juridiques sont quasiment achevés, révèle le numéro un de la CDG (voir aussi article suivant). Le troisième et dernier axe majeur est l’investissement. Dans son rôle classique d’investisseur institutionnel, la Caisse agira par des prises de participations dans des projets ou des partenariats avec de grands opérateurs. C’est le type d’alliance comme celle qui la lie au Club Med que Bakkoury qualifie d’exemplaire (voir aussi nos archives sur www.leconomiste.com). La CDG a aussi un accord du même type mais beaucoup plus petit avec Look Voyages à Marrakech, filiale du groupe canadien Air Transat. Des budgets seront affectés aux équipes, libres à ces dernières de décider du type du projet, du moment d’entrée et de sortie, assure le patron de la CDG. Ce qui est sûr, c’est qu’il y aura des opportunités à saisir, mais cela ne veut pas dire que nous irons n’importe comment, prévient Mustapha Bakkoury. Avant de miser le moindre dirham, le projet fera l’objet d’une analyse minutieuse. Les leçons du passé ont été tirées.Quels sont les objectifs de la CDG par rapport à la vision 2010? Celle-ci nous conforte mais ne dicte pas nos choix, tranche le DG de la première institution financière nationale. Cette vision nous conforte parce qu’elle signifie que le secteur touristique bénéficie d’une attention des pouvoirs publics qui peut aider à bâtir une stratégie propre de la CDG. Mais ce n’est pas parce qu’il y a la vision 2010 que nous nous engageons dans le tourisme. C’est un élément qui nous conforte, et donne plus de perspective à l’investissement.


Deux questions à Darouich, DG de CDG Développement

- L’Economiste: Quel est le montage financier du Fonds créé avec le Club Med?- Darouich: L’accord que la CDG et le Club Med viennent de signer a pour objectif de fixer les règles qui devraient aboutir à la mise en place d’un Fonds d’investissement touristique. Ces ressources, estimées à 1,6 milliard de dirhams, seraient composées de fonds propres et de dettes contractés auprès de bailleurs de fonds nationaux et internationaux. La part de la dette serait de près de 65% du total actif.L’objectif recherché à travers la mise en place de ce fonds est le regroupement des actifs touristiques gérés au Maroc par le Club Med dans un même véhicule. La CDG apporterait à ce fonds la partie qu’elle détient dans le complexe Smir. Le Club Med apportera, quant à lui, les villages de vacances Yasmina et Agadir. Par ailleurs, le village Marrakech Palmeraie, détenu conjointement par la CDG et le Club Med, sera lui aussi apporté au Fonds.- Quelle est la portée stratégique de l’accord CDG et Club Med sur le Maroc? - L’accord signé par la CDG et le Club Med s’inscrit parfaitement dans le cadre de l’objectif stratégique du Maroc en matière de tourisme, à savoir l’atteinte de 10 millions de touristes en 2010. En effet, le Fonds va permettre le financement du développement de la capacité d’hébergement gérée par le Club Med au Maroc. Ceci à travers la réalisation de nouveaux villages ou l’extension d’anciens. Un plan d’action a d’ores et déjà été fixé pour amener la capacité des villages gérés par le Club Med de près de 1.000 à 1.855 chambres en 2006 soit une augmentation de près de 86%. Les projets déjà identifiés à ce jour sont l’extension du village Smir et l’édification d’un nouveau village dans la région d’Agadir.La portée stratégique de cet accord, c’est essentiellement la confiance accordée au Maroc par l’un des plus importants opérateurs touristiques en Europe. Ceci se traduirait certainement par un intérêt, qui ira en grandissant, pour le produit Maroc. D’autres opérateurs et investisseurs confirment déjà leur intérêt stratégique de s’implanter au Maroc. Propos recueillis par Abashi SHAMAMBA

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