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Accor-Club Med: Une bonne affaire aussi pour le Maroc
Entretien avec Benjamin Cohen, numéro 2 d’Accor

Par L'Economiste | Edition N°:1795 Le 22/06/2004 | Partager

. Entre les deux groupes, «des synergies mais pas une fusion». Les programmes sont maintenus pour les deux entités. Le Maroc reste un point fort des deux groupes«Non, la forte augmentation de la présence du nouveau groupe sur le Maroc, ne ralentit pas nos engagements dans le Royaume». Benjamin Cohen, numéro 2 du groupe Accor, est très net. La prise de participation d’Accor dans Club Med (cf. supra) ne change pas les programmes d’action et d’investissement, ni d’Accor ni du Club au Maroc, même si cette prise de participation fait du nouvel ensemble le premier intervenant touristique dans le Royaume. Le vice-président du directoire d’Accor le confirme vivement à L’Economiste dans un entretien exclusif.Benjamin Cohen livre au passage un petit secret: «Les états-majors des deux groupes ont mis la touche finale à la prise de participation alors qu’ils étaient au Festival des musiques sacrées de Fès». Le nouvel ensemble «est donc né sous des auspices marocains, ce qui ne peut qu’être qu’un très bon signe pour le Maroc», ajoute le responsable d’Accor.Benjamin Cohen explique que les deux groupes ne vont pas fusionner mais au contraire, garder leur identité propre et leur programme particulier: «Il y aura des synergies, c’est exact, mais pas au prix de la perte des identités spécifiques de chaque gamme de produits». Il est encore un peu tôt, indique-t-il pour voir où sont les synergies, «nous devons aller dans le détail avant de nous prononcer avec certitude». En tout état de cause, les deux groupes devront poursuivre leur programme spécifique. Cohen explique et approuve la stratégie du Club Med d’effectuer «une montée en gamme». L’offre du Club Med est un produit «tout compris» et quand «nous offrons cela, nous avons intérêt à faire en sorte que le confort, surtout au niveau des chambres, soit accru». La stratégie de montée en gamme vers les «trois tridents» est donc «très positive» et «bien adaptée à l’objectif de redressement», explique Cohen, qui maintient l’objectif de résultat à 100 millions d’euros».. Les Moussafir-Ibis se développent bienRevenant spontanément aux engagements respectifs des deux groupes au Maroc, Benjamin Cohen souligne encore une fois, que l’accroissement du périmètre de la nouvelle entité, ne remet nullement en question des programmes sur le Maroc. Les projets du Club Med restent entiers, spécialement en ce qui concerne la montée en gamme des villages, «même quand ce sont des villages historiques». De son côté, Accor continue son projet de City Center à Casablanca, qui est «le plus gros projet de ce genre pour Accor comme pour le Maroc». «Dans quelques jours, nous ouvrons un centre avec golf à El Jadida», juste au bout de l’autoroute de Casablanca, précise Cohen pour qui cette disposition est un atout remarquable. Les Moussafir-Ibis «se développent vite et bien». Accor prévoit d’en ouvrir une nouvelle série. Au passage, Benjamin Cohen tord le cou à l’idée que le tourisme moyen n’est pas un bon créneau pour un pays comme le Maroc: «Au contraire, les taux de croissance sont très forts et nous avons deux clientèles pour ces produits, les clients internationaux et les clients nationaux: nous nous adressons donc à un large public».


Croissance optimiste

«Ne vous l’avais-je pas dit?!» Benjamin Cohen rappelle en riant, l’entretien accordé à L’Economiste, quelques jours avant Noël (cf. www.leconomiste.com du 24 décembre 2003). Il prédisait des croissances de l’ordre de 4 à 5% sur le créneau des hôtels de vacances et un intérêt fort pour les offres «santé-remise en forme» telles que la thalasso. C’est ce qui est en train de se produire, explique le numéro deux d’Accor en commentant les tout premiers chiffres du premier semestre 2004: «Nous sommes bien sur des croissances de 4 à 5%». Il indique que ces résultats valent pour le Maroc mais aussi pour l’Egypte et la Tunisie.L’ouverture iranienne qu’il prévoyait en décembre, a continué son bonhomme de chemin, contribuant à rassurer les voyageurs, même si, toujours comme il l’envisageait, l’Irak n’a pas donné de bons signaux.La tendance lourde reste à l’augmentation des voyages hors des frontières: les gens ont certes été abreuvés de mauvaises nouvelles durant les années 2002 et 2003, mais «pas au point de renoncer à leurs vacances et à leurs voyages». C’est ce qui rendait Benjamin Cohen optimiste: «Le premier semestre de 2004 me donne raison, je suis donc d’autant plus optimiste pour le reste de l’année». Propos recueillis par Nadia SALAH

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