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Taux: Les banques centrales prêchent la prudence

Par L'Economiste | Edition N°:1764 Le 10/05/2004 | Partager

. Prémices de hausse face aux prévisions de reprise économiqueLa reprise mondiale désormais bien installée, les grandes banques centrales se tournent progressivement vers une politique de taux d’intérêt plus élevés, seules la BCE et la Banque du Japon préférant encore demeurer neutres pour le moment face à des situations plus fragiles. “On a des problématiques assez différentes d’une banque centrale à l’autre, mais globalement on sort d’une période de politique monétaire très accommodante et qui, bien souvent, s’est accompagnée d’une politique également très accommodante sur le plan budgétaire”, résume un économiste. Deux de ces instituts, la Banque d’Angleterre et la Réserve fédérale américaine (Fed), doivent ainsi gérer ce que les banquiers centraux appellent “l’exit strategy” (la stratégie de sortie) hors d’une période de taux d’intérêts particulièrement accommodants. Cette phase nécessite du doigté, car c’est généralement celle où l’inflation recommence à menacer l’économie, tandis que l’amélioration de la conjoncture est souvent difficile à quantifier et que les marchés obligataires sont vulnérables. “Il faut adopter une position neutre. C’est une gestion très délicate, il faut gérer cela avec beaucoup de tact. Les Etats-Unis en parlent: le problème va se poser pour eux bien plus tôt qu’en Europe”, résumait récemment un haut responsable monétaire européen. Pour la Fed, la plus importante et la plus influente des banques centrales dans le monde, le problème de la remontée des taux est d’autant plus aigu que ceux-ci ont été ramenés de manière très agressive à un niveau historiquement bas de 1%, le plus faible depuis 46 ans. Réunie mardi, la Fed a maintenu ce niveau mais laissé percer une inflexion dans son discours, en déclarant qu’elle se préparait à un resserrement de sa politique monétaire à “un rythme mesuré”. Sous peine de provoquer une envolée des taux sur les marchés obligataires, la Fed se doit “absolument de convaincre que l’ajustement peut se faire en douceur, ce qui n’est vraiment pas garanti”, relève un économiste.La Banque d’Angleterre a, de son côté, comme prévu augmenté jeudi de 25 points de base son taux d’intérêt directeur à 4,25%: cette hausse, la troisième en l’espace de six mois, est destinée avant tout à freiner les pressions inflationnistes, en particulier sur le marché immobilier. “L’idée, c’est de remonter le plus en douceur possible pour éviter un krach sur le marché immobilier comme on en a eu par le passé. De l’avis des économistes, la Banque centrale européenne (BCE) dispose d’encore beaucoup de temps avant de devoir envisager à son tour une hausse de taux, tant la reprise demeure fragile en zone euro. Les marchés espéraient d’ailleurs, il y a à peine quelques semaines, qu’elle les abaisserait une dernière fois afin de donner un nouveau coup de fouet à l’économie, mais son président Jean-Claude Trichet n’a rien laissé entendre de tel.    Quant au Japon, qui connaît un véritable redressement de son activité après une décennie très difficile, il lui faut à tout prix sécuriser cette reprise avant de resserrer sa politique monétaire, estime un économiste qui ajoute: “Mais dire qu’il n’y pense pas, je crois que c’est faux”! (AFP)

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