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Tanger-Tétouan: Une économie plombée par l’informel

Par L'Economiste | Edition N°:1884 Le 27/10/2004 | Partager

. Autofinancement et large pan de l’économie locale dans le noir. Pêche, tourisme, industrie, des secteurs faiblement exploitésUNE étude sur les potentialités de la région en matière d’investissement vient d’être lancée par le Centre régional d’investissement (CRI). Financée par le Conseil régional de Tanger-Tétouan, elle devra aboutir sur un plan de communication afin de renforcer la compétitivité et l’attractivité de la région. L’avant-projet de la première phase de diagnostic, présenté dernièrement à Tanger, a brossé un tableau noir de la situation actuelle de la région. Peu ou pas d’avantages acquis par rapport aux autres régions, faible exploitation des avantages donnés, tel est le résumé de la situation actuelle de Tanger-Tétouan. La position géographique de la région n’est que faiblement valorisée, note Abderrahmane Seddiki, consultant de chez BET, le bureau d’études désigné. D’un autre côté, si la région concentre la plus forte densité en matière d’habitants avec 500 personnes par kilomètre carré, elle ne manque pas de battre un autre record avec le taux d’analphabétisme le plus élevé du pays, selon des chiffres assez récents. La région enregistre aussi le plus faible taux de productivité, selon une étude du ministère des Finances. Dans le secteur agricole, la région de Tanger-Tétouan occupe 0,5 emploi par hectare, soit plus du double que la moyenne nationale. Ce qui s’ajoute à l’existence d’une grande proportion de terres non exploitées. Le rendement des terres est aussi visé du doigt. Il se situe à un niveau deux fois inférieur que celui des terres de la région de Doukkala, à titre d’exemple. Ce qui s’explique par l’absence d’une agriculture intensive et professionnelle. La plupart des exploitations sont des exploitations familiales et de faibles surfaces. Dans le secteur du tourisme, le pré-diagnostic de l’enquête de BET n’est pas plus optimiste. En 20 ans, la région a perdu 30% de ses nuitées, alors que d’autres destinations ont doublé leur score. L’activité est très saisonnière et concentrée sur les trois mois de l’été, note Seddiki. Côté industrie, Tanger-Tétouan n’est pas mieux lotie. Considérée comme la deuxième région industrielle du pays derrière Casablanca, elle n’occupe que la 3e position en valeur. La raison n’est autre que l’omniprésence d’une industrie textile à faible valeur ajoutée. En matière de financements, la région ne manque pas d’arguments. Elle constitue la troisième région de dépôt derrière Casablanca et Nador, mais elle reste loin de pouvoir en profiter. “Tanger-Tétouan est plus une zone de dépôt que de crédits”, note le consultant du BET, et ce dans un rapport de 1 à 4, c’est-à-dire qu’il y a 4 fois moins de crédits sollicités que de dépôts. L’économie de la région est aussi plombée par un large recours à l’autofinancement: 95% des entreprises y ont recours contre 5% qui optent pour les crédits bancaires pour financer leurs investissements. La raison invoquée est l’étroitesse du tissu industriel qui, hormis quelques grands noms, est composé de petites usines à faible capital. Le secteur informel continue de drainer une part importante des richesses de la région. Selon BET, il constitue près de 46% du produit intérieur de la zone, contre 20% à Casablanca par exemple. Donc, économiquement, il ne permet pas un vrai décollage de la région et soustrait une partie importante de l’économie au contrôle du fisc avec un manque à gagner important pour les caisses de l’Etat.


Diagnostic

DANS une prochaine étape, il s’agira pour les responsables de l’étude d’établir un plan de communication avec une définition du positionnement économique de la région. L’étude devra aussi compiler les nombreuses études qui ont déjà traité de la situation économique du Nord et d’établir un diagnostic sectoriel de l’économie locale. De notre correspondant, Ali ABJIOU

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