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Retraites: Jettou promet la réforme pour 2004

Par L'Economiste | Edition N°:1664 Le 17/12/2003 | Partager

. Des mesures à court terme s’imposent pour garantir l’équilibre financier des caisses . Syndicats et patronat s’accordent sur l’élargissement de la base des cotisants Promue l’un des chantiers prioritaires de 2004, la réforme des régimes des retraites devra être finalisée avant la fin de l’année. C’est en tout en cas ce qu’a laissé entendre Driss Jettou, le Premier ministre, lors de l’ouverture des premières assises nationales sur les systèmes de retraites au Maroc, qui se tiennent les 16 et 17 décembre à Rabat. Pour le chef du gouvernement, “l’urgence de la réforme s’impose, compte tenu des difficultés que traversent la plupart des caisses de retraite”. Pour cela, des mesures concrètes seront engagées dès janvier prochain. Le rapport sur la réforme des régimes de retraites au Maroc (Voir www.leconomiste.com), préparé par des équipes du ministère des Finances constitue la base des recommandations formulées au terme de ces rencontres. La présence des syndicats est très remarquée. Ils viennent exposer leurs propositions sur ce dossier, et souhaitent participer activement aux côtés du gouvernement pour la mise en marche de la réforme dès 2004. Globalement, ils soulignent l’importance de la tenue de ces assises qui constituent, selon eux, un engagement fort du gouvernement pour la réorganisation des régimes de retraites. Pour eux, “ils permettront à l’ensemble des parties prenantes dans ce dossier d’enrichir le débat et de proposer de nouvelles pistes de réformes”. Les syndicats considèrent que l’amélioration des régimes de retraites et leur organisation passe par l’implication de tous les partenaires sociaux. Objectif: disposer à terme d’un projet national sur les retraites au Maroc. Selon Miloudi Mou-kharek, membre du secrétariat général de l’UMT, “l’objectif à court terme est d’agir directement sur les déséquilibres des caisses de retraites, tout en garantissant la cohésion sociale des salariés”. Pour lui, “le cadre réglementaire des régimes de retraites devrait être unifié pour améliorer leur gestion”. L’urgence du chantier fait que des réglages doivent être opérés incessamment sur le taux de cotisations aux différents régimes ainsi que l’âge au départ à la retraite. Parmi les recommandations de l’UMT, notons le recouvrement effectif des créances et le renforcement de la transparence des établissements publics et gestionnaires. La mise en place des comités d’audits et de surveillance dans les conseils d’administration est fortement recommandée par le représentant de l’UMT. Il souhaite, en outre, la mise en place de nouvelles règles de revalorisation des pensions pour l’amélioration du niveau de vie des retraités”. Leur deuxième recommandation a été la création d’une commission tripartite de la sécurité sociale dont la mission consiste à faire le bilan de la situation actuelle et proposer des mesures concrètes pour la réforme. Quant à la CDT, elle a proposé que ce colloque donne naissance à un conseil national qui se chargera du suivi de la réforme. Et que des commissions soient constituées pour suivre de près les principales recommandations finales.Les partenaires sociaux ont souligné le retard pris par les gouvernements qui se sont succédé pour engager une réforme profonde des systèmes de retraites. La CGEM, pour sa part, recommande que la réforme passe par l’élargissement de la protection sociale à l’ensemble de la population active. Le patronat considère que l’élargissement de la base des contribuables est le point de départ de la réforme que projette de mettre en place le gouvernement. Cela, Bouchaib Benhamida, au nom de la CGEM, l’a très bien résumé dans son intervention, soulignant que “tout salarié a le droit à une retraite qui puisse subvenir à ses besoins”. Parmi les réglages urgents que le gouvernement se propose d’opérer à parti de janvier 2004, le regroupement de toutes les caisses internes des établissements publics. Ainsi, la caisse de retraites de l’ODEP devra être transférée à la RCAR. Cette opération a permis une économie de 11 milliards de DH sur le budget de l’Etat. De plus, les régimes internes de l’ONE et de l’OCP ont été fermés devant les nouveaux cotisants dont les contributions seront transférées au régime du RCAR en attendant le transfert final des deux caisses. Pour la CNSS, le relèvement du plafond des salaires imposables a été retenu, a indiqué Jettou.Les études commandées par le gouvernement à des cabinets étrangers laissent apparaître des déséquilibres financiers des régimes à partir de 2007. Maintenir le statu quo entraînera un déséquilibre total irréversible des caisses de retraites nationales, à l’exception du RCAR, vers 2012. Selon des études, le rapport des actifs qui financent la pension d’un retraité est de 5 pour 1. Il devrait être à l’horizon 2007 d’un actif face à un retraité.Pour redresser la situation et garantir la pérennité des caisses, les études engagées révèlent différents scénarios. Sur le court terme, les pouvoirs publics comptent agir sur les taux de cotisations ou encore la durée de travail. Aussi est-il recommandé, tout en maintenant le statu quo, de développer parallèlement des fonds de pensions.Nabil BOUBRAHIMI& Bouchaïb EL YAFI

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