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Affaires

Remous dans la promotion immobilière

Par L'Economiste | Edition N°:1906 Le 30/11/2004 | Partager

. Retrait des lotisseurs casablancais du bureau de la FNI. Ils contestent les dernières élections A peine élues, les nouvelles instances de la Fédération nationale de l’immobilier (FNI) suscitent des réactions. L’Association des lotisseurs et promoteurs immobiliers de Casablanca (Alpic) conteste la légitimité du nouveau bureau et le boycotte. Pour rappel, la FNI qui relève de la CGEM vient de constituer son nouveau bureau lors de l’AG élective, le 22 novembre. La présidence est revenue à Jaouad Bennani, également vice-président du bureau de la CGEM à Fès (www.leconomiste. com). Quatre jours plus tard, soit le 26 novembre, l’Alpic décide de sortir du bureau. “Nous restons membre avec une force de proposition, mais nous boycottons la nouvelle équipe”, explique un des responsables de l’association. Cette “scission” au sein de la fédération est motivée par plusieurs raisons. D’abord, une situation de crise qui a duré une année, selon l’Alpic, avant l’arrivée de la nouvelle équipe. Selon l’association, la dernière assemblée avait buté sur la candidature de Rachid Jamaï, président sortant, qui aspirait à un 3e mandat. “Ce qui est contraire aux statuts de la CGEM et constitue une violation des principes-clés de la confédération”, précise l’Alpic. Les lotisseurs de Casablanca reprochent à la nouvelle équipe de la fédération d’avoir manipulé les élections “pour sauvegarder des intérêts particuliers”. Voyant qu’il ne pouvait bénéficier d’un 3e mandat, expliquent-ils, le président sortant s’est assuré “la connivence” de la future équipe pour que celle-ci lui renvoie l’ascensseur, souligne-t-on à l’Alpic. Selon l’association, le nouveau bureau a été élu avec la condition que la 1re vice-présidence revienne au président sortant, souligne un responsable qui requiert l’anonymat. De plus, “le président sortant et l’Association des lotisseurs de Fès se sont opposés à la candidature à la présidence de Saïd Sekkat, membre de l’Alpic. De là, les règles du jeu ont été faussées dès le départ”, tranche-t-il. Pour les lotisseurs de Casablanca, l’actuelle composition du bureau n’est pas représentative à l’échelle nationale. “L’on ne peut admettre un troisième mandat déguisé”, signale un dirigeant de l’Alpic. Selon ce dernier, depuis quelque temps, il existe une sorte de scission entre promoteurs. A l’origine de cette situation, le bilan négatif des derniers mandats de la fédération et le lobbying tous azimuts de certains groupes qui accaparent le logement social, est-il souligné. A la FNI, Driss Nokta, vice-président délégué, indique que “ce sont les urnes qui ont décidé. Les résultats sont là et personne ne peut contester 380 voix. D’ailleurs, les urnes et les élections ont été transparentes comme une campagne électorale”, dit-il. Selon la FNI, l’Alpic a réagi de la sorte car elle briguait la première vice-présidence. Et l’élection de Rachid Jamaï ne devra pas poser de problème, puisque le 1er vice-président “est aussi appelé à défendre les intérêts du secteur. Sinon, il sera évincé”, ajoute-t-on à la FNI. Avec un président basé à Fès et un 1er vice-président à Casablanca, l’Alpic fait remarquer que la représentativité régionale en prend un coup. Pour des raisons de réactivité, c’est toujours à Jamaï que reviendront les principales prises de décision au niveau de la métropole. Ce qui sous-entend, selon l’Alpic, un retour à la case départ. Les professionnels estiment que cette embrouille dessert les intérêts du secteur, lequel a besoin d’une politique globale et cohérente. Les pouvoirs publics étant engagés dans une politique ambitieuse d’habitat social, le risque, selon des opérateurs, est de voir des étrangers tirer profit de cette situation pour se positionner.


Le moyen standing malmené

FACE à la forte demande en logement économique et social, des opérateurs prônent que les pouvoirs publics reconsidèrent certains paramètres. Ils préconisent une offre diversifiée qui implique l’ensemble des opérateurs. “Il ne faut pas que le logement social reste l’apanage de quelques groupes qui accaparent la part du lion”, s’insurge un opérateur. Autrement dit, il faut penser aux petits promoteurs qui se sentent lésés. Surtout ceux qui font des logements de moyen standing à 250.000, voire 300.000 DH et qui sont directement concurrencés par les 200.000 logements. Des promoteurs suggèrent aussi de ramener le seuil des 2.500 logements à 1.500, pour pouvoir bénéficier de l’exonération. Certes, il y aura moins d’impôts à recouvrer par l’Etat, mais les professionnels invoquent la kyrielle de nouvelles activités qui seront créées autour de cet élargissement. “Ce que l’Etat perd d’un côté, il le récupère de l’autre”, schématise un opérateur.


Renfort électoral

«LA FNI est encore une fois l’otage de groupes d’intérêts particuliers», soulignent des promoteurs immobiliers. Selon ces derniers, à la veille des élections de la fédération et pour récolter le maximum de voix, “nous avons assisté au recrutement d’autres associations, qui ont éclaté du jour au lendemain”. Du coup, topographes, experts juridiques en immobilier et autres sont passés de 20 à 140 voix. Auparavant, ces corps de métiers liés à l’acte de bâtir relevaient tous de l’Association des experts en affaires immobilières.Amin RBOUB

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