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Economie

Regain d’intérêt des bailleurs de fonds

Par L'Economiste | Edition N°:1860 Le 23/09/2004 | Partager

. L’assainissement au Maroc va coûter 500 millions de DH. Fassi Fihri: «Nous n’avons pas de quoi rougir»Vendredi 24 septembre s’achèvent les travaux du 4e congrès de l’eau et de l’assainissement de l’IWA. Le premier qui a été organisé en terre africaine. Et ce congrès aura été riche en évènements. D’abord, celui tant attendu par tous les acteurs de l’eau, la révision des directives et normes de qualité de l’eau qui, aujourd’hui, concernent toute la chaîne d’approvisionnement, de la ressource à la bouche du consommateur. Le Maroc dans ce contexte est un bon élève, indique Ali Fassi Fihri, directeur de l’Onep (office national de l’eau potable). Office qui assure aujourd’hui le métier de producteur, principal distributeur et contrôleur. “Les nouvelles directives de l’OMS sont les bienvenues. Il faudra du temps pour qu’elles soient respectées”, explique Fassi Fihri, qui rappelle toutefois que l’Office est doté de 48 laboratoires accrédités selon le référentiel international ISO CEI 25 non seulement par le ministère marocain de l’Industrie mais aussi par d’autres organismes étrangers. En matière d’eau potable, le Maroc n’a pas de quoi rougir. Les efforts ont été importants et 90% de la population ont aujourd’hui accès à l’eau. En matière d’assainissement, des retards existent. Les investissements pour l’assainissement sont capitalistiques et ont été confiés pendant longtemps aux collectivités locales. Ce n’est que récemment que l’erreur a été corrigée. “Nous sommes critiques vis-à-vis de nous-mêmes, mais dans les faits, nous avons entamé de sérieux travaux d’assainissement dans plus de 29 villes. L’enveloppe globale nécessite plus de 500 millions de DH”, commente le directeur de l’Onep. Les bailleurs de fonds sont certes présents. Lors de ce congrès de l’IWA, il a été encore une fois question de regain d’intérêt pour l’assainissement dans le cadre des objectifs du millénaire des organismes de financement à l’instar de la Banque mondiale. Le conseiller spécialisé en eau de la Banque mondiale, John Briscoe, reconnaît que lors de ces dernières années, l’implication a été amoindrie. Toutefois, les discours restent parfois ce qu’ils sont: des discours. Entre New York et Kyoto (Congrès de l’eau), ils ont bien changé. A New York, les bailleurs de fonds s’engageaient vers la lutte contre la pauvreté et à Kyoto, le FMI sonne l’alarme. Dans le domaine de l’eau, il y a 10 ans encore, les bailleurs de fonds encourageaient la gestion privée. Aujourd’hui, c’est la gestion déléguée qui est mise en avant. “Il faut relativiser le discours des bailleurs de fonds. Ils sont derrière à condition que le pays ait déjà une politique nationale. C’est là, toujours, la théorie de l’oeuf et la poule”, tempère Fassi Fihri. De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

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