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Economie

Réforme de l’Education nationale
Nouveaux manuels: Qui est responsable des couacs?

Par L'Economiste | Edition N°:1662 Le 15/12/2003 | Partager

. Les nouveaux livres scolaires se veulent didactiques et pédagogiques. Mais certains d’entre eux sont truffés d’erreurs. Le ministère annonce une chasse à ces manuelsC’est la première fois qu’une réforme de l’Education nationale accouche d’autant de manuels scolaires: 65 nouveaux livres accompagnés d’un guide de l’enseignant sont destinés aux niveaux du primaire et la première année du collégial. Le manuel scolaire fait partie des leviers de cette réforme. La nouveauté pour ces livres réside dans l’approche didactique et pédagogique. Une commission d’évaluation et de validation, constituée de “figures de proue” au sein du ministère, est chargée de la lourde tâche de valider ou rejeter un manuel proposé sur la base de normes pédagogiques rigoureuses. Ensuite, parmi la liste des livres validés, chaque commission pédagogique, formée au niveau de chaque circonscription scolaire, choisit un manuel par matière et par niveau. La commission pédagogique est constituée d’enseignants, inspecteurs, formateurs d’enseignants, directeur d’établissement scolaire, représentants des fédérations et associations des parents d’élèves. Là encore, c’est la première fois que le ministère associe les partenaires sociaux à ce travail. Il est important de souligner que ce n’est pas une commission administrative. “L’administration reste volontairement en retrait”, explique Abderrahim Rami, directeur des curricula au sein du ministère. Une manière de marquer la volonté d’impliquer tous les acteurs de la réforme. D’ailleurs, l’objectif à terme des décideurs est de laisser les établissements scolaires eux-mêmes (directeurs et professeurs) choisir les manuels.Il est également important de décortiquer le processus de choix des manuels. Pour voir qui sélectionne, mais surtout constater un enchaînement de responsabilités d’avoir ignoré, pas vu ou pas su, détecter ces nombreuses erreurs relevées, quelle que soit leur nature. Bien entendu, celles communiquées à L’Economiste sont surtout des fautes d’orthographe, de conjugaison et de grammaire. Mais il s’agissait d’un manuel de français…A cela le directeur des curricula ajoute: “Ces erreurs ne sont pas d’ordre scientifique, ce sont surtout des fautes de frappe qui peuvent être corrigées par la suite”. D’autant plus que la diversification du livre scolaire solutionne rapidement ce problème en remplaçant un manuel par un autre, poursuit le responsable.Mais d’où proviennent ces couacs? Car vu le niveau et la compétence concentrée dans la commission de validation du ministère, il est peu probable que le problème soit conceptuel. Alors, vers qui doivent se tourner les parents interloqués? Et surtout, comment est-ce que, durant tout le processus, aucun des verrous n’ait fonctionné pour stopper le travail et corriger les fautes? C’est la question que se pose tout le monde. Pour Soumaya El Bied, experte en linguistique, il n’y a aucun doute, ce manuel de français n’a pas été contrôlé après la saisie. Négligence donc.“Le rythme de la réforme du manuel scolaire s’est accéléré”, précise le ministère. Mais rapidité ne veut pas dire précipitation. Ces erreurs que le regard des adultes identifie comme de banales coquilles ou fautes de frappe ne sont pas vues de la même manière par les enfants: pour eux, ce qui est dans ce livre est ce qui est juste, ce qu’il faut apprendre et reproduire! Le responsable ministériel affirme que dans les semaines qui viennent, le MEN procédera “à une chasse aux livres qui contiennent des erreurs”. Cette “réforme du manuel se voue à rehausser la qualité pédagogique du livre scolaire”. Car dans une salle de classe, avec un manuel truffé d’erreurs, le professeur ne pourra pas continuellement corriger les fautes. Et s’il le fait trop, l’aspect sacré du savoir tombe de son piédestal. Comment créer alors une base et une référence pour l’élève et donc appliquer cette approche didactique et pédagogique que recherche la réforme?


Sans tabous

L'équipe de Habib El Malki veut un dialogue “sans tabous” avec l’ensemble des partenaires. Le ministre insiste fortement sur ce point, n’hésitant pas à citer des cas où un article de presse a permis aux fonctionnaires d’améliorer leur travail. Au sujet du manuel scolaire, l’équipe de Malki annonce qu’elle doit encore s’attaquer à la cohérence des prix, l’organisation du monde de l’édition, l’évaluation des livres scolaires produits, le soutien des élèves nécessiteux en dotation de livres scolaires… Mais avant tout, c’est de l’implication de tous dont ils ont besoin. Mouna KADIRI

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