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Portrait d’une femme détective privé

Par L'Economiste | Edition N°:1853 Le 14/09/2004 | Partager

. Après 11 ans d’expérience en France, une Marocaine rentre au pays pour se lancer dans ce métier Depuis son jeune âge, elle a toujours été intriguée par la curiosité. Après son bac, elle s’inscrit dans la faculté de médecine, «c’était surtout pour faire plaisir à mon père qui est médecin», précise-t-elle. Mais elle s’est tout de suite rendu compte que ce n’était pas du tout son job préféré. Elle finit par intégrer une école militaire. Après son service, elle a opté pour les études de détective privé, dans une grande école à Montpellier. «J’ai pu intégrer un grand ministère à Paris du fait de ma double nationalité». Et c’est ainsi que Myriam a entamé sa carrière de détective privé, et cela fait 11 ans qu’elle pratique ce métier. Au ministère de l’Intérieur à Paris, «on travaille en parallèle avec le service de police. On était leur pion pour les aider à gagner du temps dans leur investigation». Forte de ces 11 années d’expérience, Marzak décide de rentrer au Maroc pour créer son propre projet. Et cela fait exactement un an et trois mois qu’elle a ouvert un cabinet de détective privé à Casablanca. «Généralement quand on entend le mot détective privé, on pense surtout à l’adultère, ça donne l’image du détective qui va suivre l’homme de… ou la femme de… Je traite certes ce genre d’affaires privées, mais en parallèle, j’ai aussi des clients professionnels qui sont généralement des firmes».Dans ce genre d’activité, la femme détective reprend le service contentieux de ses clients. Il s’agit d’enquêter sur les mauvais payeurs pour établir un rapport sur l’état de leur patrimoine, leurs adresses personnelles, leurs activités privées…. Un tel rapport est utilisé par ses clients pour faire valoir leurs droits. C’est aussi le moyen d’activer les dossiers auprès des tribunaux pour des affaires judiciaires. «Mes clients ne se limitent pas au niveau national. J’ai aussi de la clientèle internationale composée essentiellement des firmes internationales qui font appel à mes services pour voir ce qui se passe au niveau de leurs filiales installées au Maroc», ajoute-t-elle. Sachant que cette activité n’est pas réglementée au Maroc, beaucoup de gens peuvent se demander comment cette détective a pu avoir l’autorisation d’exercer. Effectivement au Maroc, l’autorisation de détective privé est strictement interdite. «Pour mon cas, j’ai pu avoir l’autorisation d’exercer au Maroc du ministère de l’Intérieur, après une requête déposée il y a deux ans et demi. Et j’estime qu’avant d’avoir cette autorisation, la direction du service national de la police a mené de nombreuses enquêtes sur ma carrière et mon parcours professionnel à l’étranger». C’est ainsi que Marzak explique l’exception qui concerne son cas. Pour elle, il est temps de se mettre à l’élaboration d’une loi pour la recherche et l’investigation afin d’éviter une anarchie dans le secteur. D’autant plus que c’est un créneau porteur, il y a beaucoup de demandes de la part des entreprises. «Lorsqu’on ramène un CV dans une multinationale, le PDG peut vérifier la véracité des informations fournies en faisant appel au service d’un détective privé avant tout recrutement», argumente Marzak. «femme ou pas femme ce n’est pas là la question puisque l’essentiel c’est le résultat», se justifie-t-elle. «Je suis très fière d’avoir beaucoup d’hommes qui viennent chez moi, se confient à moi. J’ai des clients femmes aussi, mais les hommes représentent la majorité de ma clientèle privée», ajoute encore Marzak.Dans ce métier, les anecdotes ne manquent pas. Mais Marzak ne veut pas trop en parler, elle se limite de dire «sur le terrain j’ai presque tout fait pour disposer des informations recherchées. Au Maroc par exemple, je me suis souvent fait passer pour un livreur, une commerciale ou encore un cadre dans une société partenaire».Par contre en France, c’était encore pire, «au cours d’une mission, j’ai dû faire la clocharde (SDF) pendant trois mois dans le métro de Paris», souligne-t-elle. Le détective privé est tenu par le secret professionnel. D’ailleurs, Marzak n’a même pas de secrétaire en raison du respect de cette déontologie. «Je travaille toute seule. Quand je reçois un dossier d’un client, privé ou professionnel, je l’analyse, je fais un plan de travail afin de développer mes démarches d’investigation. Car il faut créer une discrétion formelle dans ce métier. Cela me prend certes du temps. Dans mon métier, je n’ai pas le droit de donner de fausses réponses à mes clients ou encore de l’à-peu-près. Il faut des choses véridiques et palpables, sinon rien ».A noter que les affaires traitées par le détective ne concernent pas nécessairement la recherche d’une information sur des affaires criminelles ou pénales. Ce professionnel peut être contacté pour de l’information économique, pour retrouver des personnes disparues. Un chef d’entreprise peut très bien avoir recours à ses services pour la pré-embauche par exemple. Un détective n’a pas le droit d’arrêter, d’interroger. Il agit dans l’ombre, c’est le propre même de son métier.- Myriam Marzak, seul détective privé au Maroc et au monde arabe, peut avoir plusieurs casquettes pour aller au bout dans ses investigations Meryeme MOUJAB

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