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PME/PMI: L’approche des pays de l’Europe de l’Est

Par L'Economiste | Edition N°:1662 Le 15/12/2003 | Partager

. Mêmes maux, mêmes instruments d’appui, mais une politique différente. Canalisation des besoins réels des PME. Lobbying des associations auprès des législateurs, des banquiers…“Il ne s’agit pas de vous donner des leçons. Mais de vous parler des expériences européennes et de vous mettre ainsi sur la voie”, c’est en ces termes que Roland Mauch, ambassadeur allemand, s’est exprimé lors de l’ouverture du colloque sur la PME/PMI. Représentant la colonne vertébrale du développement économique et social de tout pays, la PME était encore une fois sous les feux de la rampe, le 12 décembre. Organisé par la Fondation Konrad Adenauer et la GTZ en collaboration avec l’Agence nationale pour la promotion de la petite et moyenne entreprise (ANPME) le 12 octobre dernier, la manifestation avait pour thème “les expériences européennes de promotion et de mise à niveau des PME”. Faut-il encore rappeler que le tissu industriel est composé à près de 95% par des PME, mais que celles-ci ne contribuent qu’à hauteur de 20% à la production des richesses. Depuis quelques années déjà, la PME est au centre des préoccupations des différents gouvernements qui se sont succédé. Secondées par l’appui de l’Union européenne, les autorités marocaines ont mis en place des mesures pour permettre aux PME/PMI de se moderniser, devenir plus compétitive et se développer. Toutefois, en dépit de tous les moyens mis à leur disposition, les PME marocaines n’arrivent toujours pas à se hisser aux standards internationaux ou encore à combattre la concurrence asiatique galopante.Plusieurs pistes ont été creusées au cours de cette journée. Les intervenants ont tenté de comparer les différentes expériences relatives à l’évolution des PME et leur rôle dans l’économie des pays tels que l’Irlande, le Portugal ou encore ceux de l’Europe de l’Est. Et les similitudes sont nombreuses. La PME souffre partout des mêmes maux. Sa croissance est entravée par des charges trop lourdes, un accès souvent difficile aux financements, un manque de capitaux propres, un cadre juridique et réglementaire contraignant...Pour les intervenants, la promotion et la valorisation de la PME passe d’abord par la connaissance des vrais besoins de la PME. Les instruments d’appui aussi sont presque les mêmes. “Ce qui diffère, c’est l’approche”, souligne à son tour Margret Will, consultante pour le compte de GTZ. Pour les pays de l’Est, l’UE a procédé à travers une approche intégrée (conseils, information, formation continue et financement). L’approche régionale a été aussi exploitée (agences régionales, municipalités…). L’accès aux moyens financiers a été renforcé avec notamment une réforme des régimes de garanties de crédits existants mais aussi par la création de systèmes de garantie des crédits à l’export et des systèmes de microcrédits. La promotion des compétences et capacités des agences PME à l’instar de l’ANPME au Maroc. Cette agence a été créée suite à la dissolution de l’Office pour le développement industriel (ODI) pour devenir une sorte de guichet unique pour l’entrepreneur en mal de renseignement ou d’assistance. Elle regroupe pour l’instant la plupart des programmes d’appui européens. “Ces différentes mesures ont été parfois couronnées par des succès”, indique Will. Les stratégies nationales en matière de PME se sont affinées, les conditions d’emprunt sont devenues meilleures… En revanche, du côté des procédures administratives, des standards de qualité, mais aussi de l’information, il y a encore beaucoup de retard à rattraper. Quelles leçons en tirer pour le Maroc? Pour Margret Will, le plus important c’est de canaliser les besoins réels des entreprises, faire du lobbying auprès des législateurs pour obtenir un cadre juridique et administratif plus simple et efficace. Le volet formation ne doit pas être occulté non plus. In fine, l’accès au capital ainsi qu’aux marchés internes et externes doit être facilité. Fédoua TOUNASSI

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