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PME-PMI: Plus de transparence!
Entretien avec Joumana Cobein, chef du bureau de la SFI au Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:1813 Le 16/07/2004 | Partager

La SFI est l’une des institutions du groupe de la Banque Mondiale. Elle a pour mission de promouvoir les investissements privés durables en améliorant les conditions de vie de la population des pays en développement.Joumana Cobein, chef du bureau de Rabat, nous parle des actions de la filiale de la BM au Maroc.- L’Economiste: En quoi consiste la signature du tout récent partenariat avec le groupe Crédit Populaire du Maroc?- Joumana Cobein: Notre collaboration a pour objectif la mise à niveau des procédures internes et d’outils en termes de gestion des risques crédits entreprises. Elle permettra d’accélérer les chantiers déjà entamés au niveau de la banque. Ces derniers sont relatifs à la maîtrise des risques, notamment au regard des recommandations de Bâle II et à l’amélioration du service rendu à la clientèle des PME. A travers la mise en place d’outils de rating adaptés en matière d’évaluation de risques clientèle.- Quel regard portez-vous sur l’évolution du secteur financier marocain?- Il a évolué d’une manière très positive ces dernières années et il est en train de vivre une importante phase de consolidation qui devrait le rendre plus compétitif. Cela va donner au secteur l’élan nécessaire pour faire face à l’ouverture de l’économie marocaine à la globalisation. La présence de banques étrangères ne peut qu’augmenter la concurrence qui reste fondamentale. Ce qui va pousser les établissements financiers à s’orienter un peu plus vers les PME-PMI. Actuellement, le Maroc peut se targuer d’avoir un secteur financier relativement mature pour contribuer au développement de l’investissement dans l’économie marocaine.- Justement, on reproche beaucoup aux banques marocaines leur frilosité dans ce sens...?- Il ne faut pas jeter la pierre aux banques seulement, dont l’activité ne fait qu’accompagner et suivre les évolutions de l’économie. Des efforts sont à faire à plusieurs niveaux. Le secteur financier est en train d’opérer sa mue, en même temps que la mise à niveau de l’économie marocaine. Des efforts doivent également être menés au niveau des entreprises, particulièrement en matière d’information financière. Avoir accès à des états financiers fiables de manière rapide, pour avoir une idée sur l’entreprise ou le secteur d’activité, est de nos jours essentiel. C’est d’ailleurs une des lacunes qui grèvent l’évolution des PME-PMI. Quant aux banques, elles sont tenues de garder un portefeuille sain au vu des nouvelles règles prudentielles imposées localement ou au niveau international. Elles doivent certes prendre des risques mais des risques mesurés, calculés.- Quels sont, selon vous, les autres obstacles qui freinent les banques?- Les banquiers font part de deux préoccupations majeures quant à leur relation avec la PME. La première est celle de la non-transparence de l’information. La seconde a trait à l’environnement judiciaire, l’interprétation des textes par les magistrats en cas de défaillance de l’entreprise se faisant quasi systématiquement en défaveur des créanciers institutionnels, ou dans le meilleur des cas, dans des délais économiquement non supportables. - Le soutien aux PME-PMI est aussi une de vos prérogatives…- Récemment, il y a une certaine maturité du système financier marocain et sa capacité financière a crû considérablement. Ce qui nous a poussé à réorienter nos activités vers le financement de grands projets qui demandent des montages et des instruments financiers assez complexes, tels que le montage de l’opération Méditel.Nous avons également mis l’accent sur le développement des PME-PMI. C’est actuellement une priorité du gouvernement et nous souhaitons accompagner l’évolution de cette frange d’entreprises. C’est en cela que se décline notre programme d’assistance technique mis en place grâce à la participation des bailleurs de fonds tels que la France, l’Italie, la Belgique et la Suisse.- En dehors du secteur financier, quels sont les autres domaines d’intervention de la SFI? - En dehors du secteur financier, nous menons de nombreuses actions dans le cadre de ce programme d’assistance technique. Je citerais à titre d’exemple le programme de Centrale des bilans avec Bank Al-Maghrib et l’Observatoire de financement des entreprises avec nos partenaires de l’ANPME, ainsi que des actions en matière de renforcement des associations professionnelles de zones industrielles.- Les programmes de mise à niveau gouvernementaux n’ont pas eu beaucoup de succès, comment expliquez-vous cela?- Il est trop tôt pour porter un jugement sur ces programmes. La mise à disposition des fonds est certes nécessaire, mais elle ne pourra être efficace que s’il y a un programme complet d’accompagnement des entreprises par des actions concrètes d’assistance technique et de conseil, tout en œuvrant à l’amélioration du cadre général des affaires. Propos recueillis par Fédoua TOUNASSI

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