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Papier & carton: Le surcoût énergétique plombe la compétitivité

Par L'Economiste | Edition N°:1764 Le 10/05/2004 | Partager

. La filière se heurte à d’autres obstacles. Les résultats d’une étude stratégique lèvent le voile sur un secteur plutôt discretRetard dans la mise à niveau, sureffectif, coût élevé de l’énergie… la filière papier et carton accuse de nombreux décalages. C’est du moins ce que révèle l’étude du secteur qui a été effectuée par la Fédération des industries forestières, des arts graphiques et de l’emballage (FIFAGE). L’étude stratégique a été réalisée en collaboration avec le MCI, la CGEM, l’ANPME et financée par Euro Maroc Entreprise (EME). Objectif: établir une radioscopie afin d’assurer un éclairage et redéployer la branche vers plus de productivité et de compétitivité dans un contexte d’ouverture et de démantèlement tarifaire. Pour Aziz Qadri, président de la Fifage, “le secteur manquait jusque-là, de statistiques récentes et fiables”. Il déplore toutefois que “certains opérateurs n’aient pas voulu jouer le jeu de la transparence, n’évaluant guère l’intérêt stratégique de cette démarche à sa juste mesure”. Des résistances qui ont empêché le traitement du volet imprimerie, sans véritable incidence cependant sur les résultats de l’étude. Cet état des lieux a permis de recenser une soixantaine d’entreprises et quelque 5.514 employés permanents, dont 872 saisonniers. Six unités produisent du papier et du carton, et 54 les transforment en différents articles. Mais une seule fabrique, la pâte à papier. Ainsi, ce sont une dizaine d’entreprises qui constituent l’essentiel de l’activité. Outre la pâte à papier, les vieux papiers constituent une matière première non indéniable. La consommation totale de vieux papiers représente quelque 135.000 tonnes, dont 75% d’origine locale. Sur ce volet, la qualité de récupération et de tri devra être améliorée. En 2002, la production a été de l’ordre de 3,1 milliards de DH tandis que les investissements dans la branche ont été de 188 millions de DH, soit une baisse par rapport à 2000 qui a correspondu à un pic, avec près de 300 millions de DH. En 2003, la configuration de la production de branche s’articulait autour de plusieurs activités: le papier pour emballage qui représente 13%, la papier-impression (20%), le papier ouate (2%), le carton plat (23%) et le papier pour onduler (54%). Côté financement, la branche est capitalistique et demande des investissements lourds. A l’export, le secteur connaît des flux en dents de scie. Principaux clients: la France, l’Italie, la Tunisie et la Turquie. Quant à l’import, il a été de l’ordre de 2 milliards de DH en 2002 en provenance principalement de France, Espagne, Suède et Etats-Unis (principalement la pâte à papier). De ce constat, consultants et professionnels sont unanimes sur le fait que le coût de l’énergie au Maroc a un impact négatif sur la définition du prix de revient et donc de la compétitivité. “Nous payons l’énergie intégrée 4 fois plus chère”, a précisé Hassan Chami, président de la CGEM. Le plan gazier étant resté dans les tiroirs, “les entreprises devront diminuer leurs coûts pour améliorer leur marge brute”, est-il souligné. Le plan gazier étant resté dans les cartons, “il est essentiel de mettre en place une politique énergétique avec des infrastructures pour une meilleure maîtrise des coûts”, est-il ajouté. “Les entreprises devront diminuer leurs coûts pour améliorer leur marge brute”, est-il souligné. Pour pallier cet handicap de taille, étant donné que la branche est une industrie énergivore (fuel et énergie électrique), il a été proposé de disposer du gaz naturel en quantités importantes en provenance d’Algérie. Toutefois, la filière est jugée attractive par la disponibilité importante d’une main-d’oeuvre peu coûteuse. Mais là encore, les experts pointent du doigt le sureffectif ainsi qu’un analphabétisme important qui entravent la productivité. En termes d’encadrement, la branche souffre d’un manque de spécialisation et d’une pénurie d’ingénieurs. Le taux d’encadrement est très bas par rapport aux pays européens voisins”, souligne l’étude. Sur le plan technique, l’exploitation des machines est tributaire des carnets de commandes, et la gestion des stocks à rotation rapide est inexistante. La maintenance est souvent corrective et la planification avec tableau de bord, une pratique pas encore généralisée. Sur le plan de la normalisation, des difficultés ont été signalées ainsi qu’une passivité des professionnels à en saisir les avantages. Et de surcroît, quoiqu’enclenché, le processus de mise à niveau semble accuser un retard pour bon nombre d’opérateurs dans cette filière.


Environnement

Autre volet préoccupant, la réglementation environnementale. “Les normes en matière de protection de l’environnement ne sont pas respectées par les usines”, souligne l’étude d’EME. Ce qui compromet la restructuration de certaines entreprises. Du coup, des contraintes techniques et risque de répulsion des repreneurs et d’intégration ou encore de joint-ventures avec des groupes étrangers.A. R.

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