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Palestine: Qui pourrait succéder à Arafat?

Par L'Economiste | Edition N°:1886 Le 29/10/2004 | Partager

. Plusieurs candidats et des courants différents. Les «soldats de l’ombre» et les sécuritaires L’hétérogénéité de la société palestinienne ne manquerait pas de se refléter sur un changement de commandement à la tête de l’Autorité palestinienne. Yasser Arafat, le «Vieux» comme le surnomment les Palestiniens, incarne la cause de son peuple depuis des décennies. Le débat épineux sur sa succession est relancé. Selon Abou Marwan, ambassadeur de l’OLP à Rabat, «en cas de maladie du président, un comité d’urgence se charge de gérer les affaires pour prévenir d’éventuels revirements à l’intérieur ou à l’extérieur de la Palestine». Malgré les apparences, cette succession pourrait donner lieu à une véritable bataille. «Les candidats sont multiples et les courants différents», reconnaît Khalid Soufiani, coordinateur du Groupement d’action nationale de soutien à l’Irak et à la Palestine. La société palestinienne est fédérée par le Rais historique. Sa composition hétérogène, qui a pris de l’ampleur au fur et à mesure que le conflit avec Israël s’est enlisé, n’est donc pas encore reflétée au niveau du sommet du pouvoir. A Gaza, les religieux du Hamas et du Djihad islamique sont très populaires. Ils pourraient devenir la principale force politique dans les prochaines années, surtout si la guerre avec Israël perdure. Ils sont en opposition avec le Fatah, le parti d’Arafat. Mais les deux mouvements n’iraient pas jusqu’à briguer les présidentielles. Pour pouvoir participer, ils exigent en effet le rejet, par l’autorité palestinienne, des accords d’Oslo. Ils pourraient cependant venir brouiller les cartes, particulièrement le Hamas, endeuillé par la perte de ses leaders. Il y a en outre l’entourage de Yasser Arafat, qui regroupe plusieurs candidats potentiels à la succession, mais quelques-uns n’ont pas un soutien populaire. A commencer par les artisans des accords d’Oslo, Mahmoud Abbas (Abou Mazen) et Ahmed Qorei (Abou Ala). Deux figures emblématiques du Fatah et deux compagnons d’exil d’Arafat. Ils sont engagés dans des pourparlers, parfois amicaux, avec les Israéliens. Ces deux dirigeants n’ont pas de charisme en Palestine, mais ils peuvent tirer leur légitimité de la confiance qu’avait Arafat en eux. Les difficultés qu’ils ont rencontrées en tant que Premiers ministres et «les coups de gueule» avec Yasser Arafat montrent que leur gestion des affaires n’a pas été une tâche facile. Pour le cas d’Abou Mazen, le refus d’Arafat de lui conférer des pouvoirs essentiels, ainsi que son maintien du contrôle de certains services de sécurité, avaient limité la capacité d’agir de l’ex-Premier ministre.Il y a ensuite Marwan Barghouti, le chef politique du Fatah en Cisjordanie. Un personnage très populaire, contrairement aux autres chefs historiques du mouvement, en raison de ses sorties virulentes contre Israël. Son emprisonnement par Israël pour «meurtre, complicité de meurtre, tentative de meurtre et participation à un groupe terroriste», a favorisé son rapprochement de l’homme de la rue. Il multiplie les déclarations virulentes derrière les barreaux. Personnage-clé de la deuxième Intifada, il se faisait le porte-parole des masses populaires dans les journaux arabes. Dans le clan des sécuritaires, Mohammed Dahlan est décidément le candidat le plus énigmatique. Sa gestion sévère a fait de lui l’homme fort du régime sécuritaire. Ancien chef de la sécurité préventive, il a mené un combat contre les groupes islamistes. On dit qu’il a la faveur de Washington. Agé de 41 ans, il est le plus jeune des prétendants éventuels à la succession de Yasser Arafat. Ses relations avec les USA, l’Egypte, l’Arabie saoudite favorisent sa candidature. Son ennemi juré est Jibril Rajoub, 49 ans, ancien chef de la Sécurité préventive en Cisjordanie. Il est critiqué aussi pour sa brutalité dans la répression. Emprisonné par Israël pendant des années, il a été expulsé au Liban, puis exilé à Tunis avec les dirigeants de l’OLP. N. L.

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