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Pacte de stabilité: Oui à la modification, non à la dénaturation

Par L'Economiste | Edition N°:1902 Le 24/11/2004 | Partager

. Pas question de remettre en cause l’essence du pacte. Il peut cependant être plus économique et plus flexible Le Pacte de stabilité peut être modifié, mais pas dénaturé, a prévenu le président de la Commission européenne José Manuel Durao Barroso dans des entretiens parus le 23 novembre en Italie, où le chef de gouvernement peine à concilier obligations européennes et baisses d’impôts.«On peut certainement augmenter les marges de flexibilité pour les pays dont le bilan s’est amélioré mais la solution du problème n’est pas celle de remettre en discussion l’essence du pacte», a déclaré Barroso au quotidien La Republica. Il a fait la même déclaration au Corriere della Sera. Pour Barroso, il y a deux camps qui s’affrontent sur le sujet en Europe. «D’un côté, il y a ceux qui voudraient introduire tellement de modifications que le Pacte finirait dénaturé. De l’autre, il y a ceux qui voudraient tout laisser en l’état». «Mon opinion est qu’il faut trouver une voie médiane», a-t-il ajouté.Refusant de se mêler à la polémique italienne, Barroso a cependant relevé que «si un gouvernement veut réduire les taxes, il doit aussi réduire les dépenses». «Ceux qui pensent relancer le développement en augmentant les dépenses se trompent», a-t-il dit.Dans un article publié hier et dans lequel il réaffirme sa volonté de baisser les impôts et menace ses alliés de provoquer des élections anticipées, Berlusconi a critiqué les freins du pacte de stabilité.«En Europe, il y a une impulsion très forte pour revoir les aspects du lien rigide du Traité de Maastricht, ces facteurs pervers qui ont augmenté la valeur de notre monnaie au-delà du nécessaire et artificiellement pénalisé la compétitivité de nos industries et de nos services», a-t-il déclaré.Selon la presse italienne, Berlusconi devait envoyer ces jours-ci une lettre à la présidence néerlandaise de l’UE sur le thème de la révision des critères de Maastricht.Par ailleurs, Barroso a déclaré le 23 novembre dans une interview vouloir prendre en compte les intérêts et problèmes économiques particuliers de l’Allemagne dans la réforme du pacte de stabilité. «Je comprends très bien les soucis de l’Allemagne. La réunification allemande est une mission historique mais aussi très coûteuse», reconnaît-il. L’Allemagne a transféré une somme évaluée à quelque 1.500 milliards d’euros dans l’ex-RDA depuis la réunification en 1990, ce qui grève de manière récurrente son budget.«En outre, l’Allemagne est le plus grand contributeur net à l’Union européenne», ajoute le Portugais, qui estime que «le Pacte de stabilité doit être conçu de manière plus économique et plus flexible».L’Allemagne va violer cette année pour la troisième année consécutive la limite de 3% du PIB pour le déficit public annuel fixé par le mécanisme de contrôle budgétaire européen. Elle est l’un des plus ardents partisans d’un assouplissement du texte, au sujet duquel des négociations sont en cours. Elle plaide en particulier pour que sa contribution nette au budget de l’UE soit défalquée du calcul de son déficit, une proposition qui a toutefois rencontré peu de soutien jusqu’ici dans le reste de l’UE, en particulier de la part de Barroso.Synthèse L’Economiste

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