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Marrakech: Un chat sème la pagaille au CHU

Par L'Economiste | Edition N°:1906 Le 30/11/2004 | Partager

. L’animal a mordu trois infirmières . Le syndicat décide de faire grève. La mairie donne la chasse aux 25 chats apparents de l’hôpitalPAS de quoi faire peur à un chat. Mais il s’agit justement d’un chat qui a honoré de ses griffes trois infirmières. Son geste maladroit a failli causer une grève illimitée dans le CHU de Marrakech. Par manque de pot, “l’accusé” en question décédera avant les examens finaux pour déterminer s’il porte une maladie ou non. “Un assassinat pour camoufler les preuves?”. Certains iront jusqu’à cette hypothèse. La psychose qui a fini par attraper depuis peu le personnel des hôpitaux est grande. Les cas de rage, de rats d’hôpitaux, détectés ailleurs, font que ledit personnel est devenu plus que sensible à tout accident rencontré. Et aucune retenue pour les petits inconvénients. N’oublions pas non plus que c’est un argument syndicaliste pour justifier largement les grèves, estime cet infirmier outré du peu de cas fait des patients négligés, à cause d’une tempête dans un verre, comme on dit.Car, juste après la mort dudit chat, les syndicats enclencheront les grèves, laissant tomber bien entendu les patients qui, eux, n’ont pas ce privilège d’attirer l’attention des chats ou rats et encore moins du personnel soignant. Il aura fallu l’intervention du maire de la ville pour régler le problème qui prenait des proportions énormes. L’intervention était toute simple, celle de chasser les 25 chats de l’hôpital, uniquement ceux répertoriés car il y en a d’autres. Mais ces derniers sont plus intelligents et savent se cacher en cas d’alerte. En tout cas, cette intervention a calmé les esprits en attendant d’autres sorties. Qui sait si la prochaine fois, il y aura un autre mammifère qui causera des dégâts matériels, sémera la panique et, à son tour, sera prétexte à grève. . Droit de grèveCette dignité du personnel soignant dans les hôpitaux serait compréhensible si leurs agissements (pas tous heureusement) n’étaient pas moins graves. Ils ne se gênent pas pour pomper tout parent de patient admis à l’hôpital pour “des gratifications”, parce que le malade a été soigné correctement. Et finalement, si le directeur du CHU reconnaît le fléau de la corruption ainsi qu’une partie des personnels également, ils font porter le chapeau à ceux qui soudoient et ne font aucune réclamation auprès des instances de l’hôpital. Certes, un discours bien logique. Toutefois, il faut se mettre à la place des familles, au plus haut degré de leur inquiétude. Pour son chérubin, cette mère donnerait sa vie au vu de l’état émotionnel dans lequel elle est.  Elle répondra présent à tout ce qu’on lui demande, y compris des pots-de-vin dans un hôpital public. Ne venez pas lui demander alors d’être citoyenne et accuser qui que ce soit. Pourvu que son chérubin soit sauvé.


Boycotter les services publics?

«C'EST la dernière fois que je viens à cet hôpital«, confie ce père de famille. «Il me faut plus de 200 DH pour une consultation censée être gratuite. Je dois donner à chaque infirmière sa quote-part. Et finalement, je cumule presque 300 DH à titre de gratifications», ajoute-t-il. Erreur, car dans le privé, l’on peut retrouver moins cher mais les pots-de-vin y sont aussi présents, peut-être à moindre degré. Ce qui est le plus curieux et en l’absence de l’AMO qui ne concernera pas les indigents, cette catégorie préfère payer, car ils estiment que consulter dans le privé revient nettement moins cher.De notre correspondante,Badra BERRISSOULE

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