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Marrakech: L’IF rend hommage à la 1re femme traductrice du Coran

Par L'Economiste | Edition N°:1874 Le 13/10/2004 | Partager

. Un colloque tenu le week-end dernier a revisité les textes religieux Ils sont venus de toutes parts, amis ou seulement connaisseurs, pour rendre hommage à Denise Masson, première femme française traductrice du Coran. Dix ans après sa mort, l’Institut français lui dédie un colloque sur les textes et mythes fondateurs avec la participation d’universitaires et d’auteurs. L’idée est de revisiter les textes et évaluer l’impact sur l’imaginaire collectif. Et c’est le ministre des Habbous et des Affaires islamiques, Ahmed Taoufiq, accompagné de l’ambassadeur de France à Rabat, Philippe Faure et des autorités locales, qui ont ouvert le colloque.«Réunir autant d’experts de textes religieux, est une manière de pousser à l’ouverture des esprits. Pendant trois jours, écrivains, experts et hommes religieux ont confronté les traductions comparées des trois textes et leur portée dans le monde actuel», commente l’ambassadeur de France. «C’est un travail précieux, indispensable aux rapprochements des communautés et qui n’ont plus souvent qu’une perception erronée ou manipulations orientée», ajoute-t-ilCe qui a tenu en haleine les participants à cette rencontre spirituelle organisée, le week-end dernier, c’est l’histoire de cette traductrice qu’a été Denise Masson. Cette demoiselle est avant tout une des premières étrangères à s’être installée dans l’ancienne médina, il y a 70 ans déjà. Son riad a été transformé et rénové par l’Institut français en sorte de musée, mais surtout en lieu culturel qui accueille tous les mordus de l’histoire de Masson. Des sommités du monde culturel français y trouvent ici bon refuge. La volonté de cette bonne femme était de transformer son riad, sa maison, en un carrefour d’échanges. Elle y a réussi.Depuis son arrivée au Maroc dans les années 1930, elle a été attentive à ce peuple marocain qui «lui apporta beaucoup». A Marrakech, elle était d’abord directrice du dispensaire pour antituberculeux. Elle dédia une partie de son activité à un projet de mise en place d’un réseau d’assistantes sociales et à l’amélioration de la condition des femmes. C’est bien plus tard qu’elle s’attellera à traduire le Coran.L’on dira beaucoup de cette première française traductrice du Coran alors qu’elle était infirmière. Certains mettront en doute ses capacités. Sa traduction, en dépit de ses détracteurs parce qu’elle n’était pas une universitaire, sera approuvée pourtant par la prestigieuse université arabe et islamique Al Azhar.De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

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