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Affaires

Marché de la presse
Un titre sur deux dans les kiosques est importé

Par L'Economiste | Edition N°:1861 Le 24/09/2004 | Partager

. Véritable obstacle au développement, le lectorat reste très limité. Le taux de pénétration n’est que de 13 pour 1.000 habitantsPeu émancipé, atomisé, disposant d’un faible taux de pénétration: c’est le regard que portent sur le secteur de la presse au Maroc ses divers intervenants. Le séminaire qu’organise l’Association mondiale des journaux (AMJ), les 23 et 24 septembre, en partenariat avec la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ) et le CMF MENA (centre d’études sur la liberté de la presse), est principalement axé sur les moyens de «mieux connaître ses lecteurs». Des dirigeants et des cadres d’organes de presse écrite et d’entreprises de distribution sont conviés à prendre part à une formation dispensée par des experts internationaux. A l’AMJ, une des préoccupations majeures est en effet d’analyser les moyens à mettre en oeuvre pour développer le lectorat et, partant, le marché. «Mieux cibler les lecteurs pour obtenir les meilleurs résultats en matière de contenu rédactionnel et de recherche en publicité», «planifier les besoins en formation des équipes pour des performances adaptées» figurent parmi les thèmes-phares du séminaire. Mais ce n’est pas uniquement une des préoccupations de l’AMJ. Depuis plusieurs mois déjà, la problématique de la mise à niveau de la presse marocaine est d’actualité. Partie prenante d’un processus global de restructuration et modernisation des entreprises de presse, la FMEJ envisage la signature d’un contrat-programme avec les autorités de tutelle. La mise à niveau des structures de presse existantes, qui inclut aussi bien l’organisation administrative que celle des rédactions, est la question centrale de ce contrat. Le développement du marché de la presse est considéré comme indispensable pour réussir la transition démocratique entamée par le pays. Pourtant, les chiffres du marché, fournis par Sapress, un des deux distributeurs de la filière, ne laissent guère enthousiastes. Les statistiques font état de 390.000 journaux vendus quotidiennement. Ce chiffre est de 480.000 en Tunisie. Il atteint 1.216.000 en Algérie. Pour une population trois fois, voire quatre fois moindre en Tunisie. La presse nationale représente 67% du marché. Mais les proportions ne sont pas équivalentes en termes de chiffres d’affaires. La presse étrangère réalise un chiffre d’affaires relativement plus élevé comparativement au volume. Dans sa totalité, ce ne sont pas moins de 700 titres qui sont commercialisés sur le marché. L’offre est de ce fait atomisée. Les Marocains lisent peu. Les journaux quotidiens s’octroient à peine 6% du marché global et les hebdomadaires 24%. Ce sont les mensuels qui se taillent la part du lion avec 43% des ventes globales. Les trimestriels et autres supports à diverses périodicités se partagent les 27% restants. Mais il faut préciser qu’un titre sur deux commercialisés au Maroc est importé. Le taux de pénétration des quotidiens est d’à peine 13 pour 1.000 habitants, alors qu’il est de 38 en Algérie et de 48 en Tunisie. - Une mise à niveau des entreprises de presse apparaît comme incontournable pour développer le secteur. Elle est aussi une des conditions pour contribuer à l’édification de la démocratieAmale DAOUD

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