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Economie

Libéralisation télécoms
Les appels d’offres en février

Par L'Economiste | Edition N°:1919 Le 17/12/2004 | Partager

. Deux autres licences pour le fixe…. … et une troisième pour le mobile à partir de 2007. Les choses s’accélèrent aussi sur le front de la boucle localeLa libéralisation des télécoms semble bel et bien relancée. Selon nos informations, le Conseil d’administration de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) a arrêté les détails d’une nouvelle stratégie qui doit entrer en vigueur dès l’année prochaine. Celle-ci concernera à la fois le mobile et le fixe. Une troisième licence mobile sera octroyée à partir de 2007. Auparavant, le gouvernement lancera en 2005 des licences 3G, après réaménagement du spectre. L’ANRT travaille sur ce programme de réaménagement afin de permettre aux opérateurs d’utiliser des licences mobiles troisième génération (UMTS) ainsi que les nouvelles versions du CDMA (Code Division Multiple Access) qui est la seconde norme mondiale en termes de téléphonie sans fil avec la norme GSM. Le CDMA est principalement déployé aux Etats-Unis et en Asie. Cette dernière doit permettre le développement de l’Internet mobile à des débits plus élevés qu’aujourd’hui. L’objectif est d’introduire de nouvelles technologies et de sauvegarder la viabilité des opérateurs en place. “Pour le téléphone fixe, l’introduction de la concurrence est vitale. Il y a un risque que le développement du mobile se fasse au détriment du fixe”, confie à L’Economiste Rachid Talbi Alami, ministre des Affaires économiques, générales et des Télécoms. En outre, le développement de l’Internet et de la société d’information, enjeu majeur pour l’avenir, passe nécessairement par le développement d’une infrastructure du fixe et des services haut débit. L’ouverture à la concurrence de ces services est une priorité pour le gouvernement. La réflexion qui fait son chemin est d’opter pour deux licences à base de trois segments, local, interurbain et international. En d’autres termes, à côté de Maroc Telecom, Méditel pourrait devenir le deuxième opérateur global si le fixe l’intéresse. Le troisième ne peut prétendre qu’à une licence du fixe avec un, deux ou trois segments, selon sa demande. . Réaliser des investissements au niveau localChaque licence comporte trois segments. Le premier concerne l’international qui sera conditionné: limitation, pendant 5 ans, de la part du trafic international entrant à 30% du chiffre d’affaires de l’opérateur. L’opérateur choisira l’un des deux autres segments. “Les opérateurs ne peuvent pas venir pour simplement profiter du trafic international assuré. Ils doivent en contrepartie réaliser des investissements au niveau local”. Le deuxième segment est le back-bone, l’autoroute de l’information. Il s’agira d’établir et exploiter des réseaux de transmission sans raccordement direct à un abonné. Le ministre donne l’exemple du segment qui assurera le trafic entre Fès et Casa, en investissant ou en louant l’infrastructure excédentaire autorisée par la loi aujourd’hui ou l’acheter d’un autre opérateur. Le troisième segment est la boucle locale. Il s’agit d’établir et exploiter des réseaux de boucles locales filaires ou radio. C’est une licence avec un service de mobilité restreinte, exclusivement sur la zone couverte par l’émetteur auquel l’abonné est rattaché. L’étendue de ce segment est régionale et l’opérateur peut solliciter plusieurs régions. L’agence aménage le spectre pour permettre aux opérateurs de la boucle locale d’utiliser le CDMA et les services. C’est une licence qui peut transporter les données, comme l’Internet, la télévision par câble, la voix… L’ANRT travaille d’ores et déjà sur le réaménagement du spectre qui permettra au fixe de la troisième génération d’être utilisé à l’intérieur d’un périmètre de 50 km. Un calendrier est arrêté. Les appels d’offres seront lancés à partir de février 2005. Une année sera nécessaire pour étudier les dossiers et présélectionner les candidats. Le temps de leur permettre de choisir les régions et connaître le terrain. Pour la boucle locale, entre 18 et 36 mois seront nécessaires. Le gouvernement promet de veiller à ce qu’il n’y ait pas de confusion dans l’interprétation de la loi et des litiges liés à l’interconnexion. Surtout, il n’est pas question de perturber le marché ou de revivre les mêmes problèmes ayant opposé Maroc Telecom et Méditel il y a quelques années.M. C.

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