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Les trois mousquetaires scellent leur union

Par L'Economiste | Edition N°:1854 Le 15/09/2004 | Partager

. Le trio Zapatero, Chirac et Shroeder ont les mêmes points de vue sur l’avenir de l’UE. Consensus sur le projet de Constitution et position commune sur l’adhésion de la TurquieLE chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a scellé lundi dernier à Madrid son premier sommet avec le président français Jacques Chirac et le chancelier allemand Gerhard Schroeder en affirmant que «la vieille Europe est comme neuve». «La vieille Europe est comme neuve», a lancé sous forme de boutade le Premier ministre socialiste espagnol lors d’une conférence de presse finale, provoquant les sourires complices de ses deux invités pour ce sommet marquant le retour de l’Espagne dans le poste de pilotage de la construction européenne. Les trois dirigeants partagent une identité de vues sur la crise irakienne après la zizanie européenne créée par l’alignement sur la politique de Washington de l’ancien gouvernement espagnol de José Maria Aznar. Les dirigeants français, espagnol et allemand ont souligné avec force leurs convergences de vues sur «l’importance de mener à bien le processus de ratification» de la Constitution pour l’Europe élargie. Après les critiques formulées sur le projet de Constitution par l’ancien Premier ministre socialiste français Laurent Fabius, Jacques Chirac a reçu le soutien implicite de ses homologues allemand et espagnol sociaux-démocrates. Zapatero et Schroeder ont assuré qu’à leur yeux, «l’identité sociale européenne» était «suffisamment prise en compte» par ce texte adopté le 18 juin à Bruxelles. La France, l’Espagne et l’Allemagne ont prévu que les négociations sur les finances communautaires 2007-2013 seraient «complexes» en raison des fortes divergences entre Madrid, nouveau riche de l’Europe à 25, qui va devoir revoir à la baisse ses subventions, et Berlin, premier contributeur net de l’UE. Jacques Chirac a souligné la volonté des trois pays de rechercher «les compromis acceptables» par tous. «L’arrogance ou la volonté de ne pas tenir compte des autres conduit toujours à l’échec. Ce n’est pas l’état d’esprit dans lequel nous nous trouvons tous les trois», a-t-il assuré. Les trois pays ont par ailleurs indiqué appuyer les demandes d’adhésion à l’UE de pays comme la Roumanie et la Bulgarie. Concernant la Turquie, ils lui ont demandé d’»intensifier» ses «efforts substantiels» dans la mise en oeuvre des réformes.Synthèse L’Economiste

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