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Culture

Les nouveaux «Jawals» de l’artisanat, futurs «Médijahiz» de l’économie marocaine!
Par Amine Jamaï, cadre dans l’industrie et membre du Centre des jeunes dirigeants

Par L'Economiste | Edition N°:1766 Le 12/05/2004 | Partager

J’ai fait un cauchemar… la plainte de centaines de milliers d’artisans, cherchant à travailler selon le hasard des opportunités, pleurant ou se frottant les mains selon leur bonne étoile.L’image de ces artisans arrachant maladroitement à leurs clients des tarifs qui oscillent selon la présomption du niveau social de leur interlocuteur, s’adoucit quant on sait que ces mêmes artisans ne sont couverts par aucune caisse de retraite ou assurance-maladie, et qu’ils ne pensent devoir leur salut dans leurs vieux jours qu’à la bonté future de leurs progéniture…qu’on y pense, le cauchemar vire vite au drame.Le rêve…serait d’intégrer cet artisan dans le circuit économique, en lui donnant en plus l’opportunité d’avoir plus de travail de façon régulière, et des prestations sociales adéquates.. Le mode de paiementDeux questions se posent alors:Pourquoi les clients potentiels ont-ils des réticences à utiliser les services d’artisans? Peut-être parce que l’on ne sait jamais à l’avance combien coûteront les prestations, et parce qu’il n’est pas possible de se plaindre en cas de travail bâclé?Pourquoi les artisans n’ont pas un travail régulier et voguent plutôt d’opportunités en opportunités? Parce que très certainement, peu de groupes d’artisans sont organisés, et la plupart d’entre eux, travaillent «au noir». En fait, à y réfléchir, on pourrait penser que la solution à tous ces freins repose sur le mode de paiement des artisans…Je m’explique, imaginez que l’on vende des tickets de prestations de services prépayés, endossables par n’importe quel artisans, électricien, plombier, peintre...auprès de coopératives ou d’organismes administratifs et commerciaux, propres à cette population active. C’est cet organisme qui ferait ensuite la ventilation des entrées de tickets, en cotisations sociales et en revenu net pour l’artisan. Le prépaiement de ces tickets se ferait par les clients en achetant des carnets, ce qui permettrait à l’organisme en question d’avoir une avance en trésorerie constante.L’organisme servirait aussi à ventiler les demandes des clients par spécialité d’artisans, et permettrait aussi de sonder leur degré de satisfaction. Un artisan mal noté plusieurs fois est éjecté des listes de cet organisme, et quant c’est nécessaire, l’organisme pourra faire jouer le levier de la formation continue pour éviter que cela ne se passe.. Valeur au ticketL’élément essentiel de cette organisation sera l’établissement d’une grille de valeurs en montant TTC de l’heure de travail de l’artisan par spécialité et par créneau horaire.Par exemple, un plombier envoyé chez le client de jour pourra être payé sur la base d’un ticket par heure et pourra passer à trois tickets par heure en horaire de nuit.Le coiffeur à domicile pourra être référencé à 4 tickets par heure, le jardinier à un ticket…Le concept reposera aussi sur la disponibilité et la large couverture de spécialités.Un client qui aura prépayé son carnet de 10 tickets à 400DH, pourrait profiter d’une offre variée, allant de la réparation de sa parabole, en passant par la peinture de son domicile, des cours de rattrapage pour son enfant, jusqu’aux prestations de livreurs, infirmiers, ou même menuisier.L’artisan, de son côté, aura à changer de façon de vivre: il ne pourra plus faire de coups juteux sur quelques pigeons de clients (qui ne se feront avoir qu’une seule fois…) mais aura un revenu mensuel plus important, minoré des frais de gestion de l’organisme qui le gère, et aura une couverture sociale, lui permettant de travailler la conscience allégée.Ces tickets devront avoir la caution de l’Etat (qui y gagne sur tous les plans dans ce montage), qui pourrait faire en sorte que le système puisse fonctionner dans l’ensemble du territoire, permettant ainsi la création d’une multitude d’entreprises de services, intégrées de façon transparente (pas le choix !) dans l’économie nationale. Résumons donc en prenant plusieurs raccourcis…serait-ce une solution pour des centaines de milliers d’artisans funambules oeuvrant sans filets, qui permettrait en plus des avances en trésorerie dégagées, une possibilité de récupérer des impôts sur le revenu, tout en réconciliant les artisans avec les clients?!

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