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Les Madrilènes, des gens qui «bossent»

Par L'Economiste | Edition N°:1888 Le 02/11/2004 | Partager

. La capitale espagnole sort la grosse artillerie de promotion à destination du Royaume. Cela dans le cadre de son grand projet d’internationalisation . Des enseignements à tirer et des opportunités à saisirMadrid a décidé d’accroître résolument son internationalisation. “Avec la mondialisation, l’erreur à commettre est de construire des frontières au lieu de les éliminer”. Le message de Miguel Angel Villanueva, Conseiller d’économie et participation citoyenne de la Mairie de Madrid, est clair. Cette région a compris qu’elle ne pouvait pas rester en marge des politiques de globalisation et des échanges mondiaux.Internationaliser la ville est ainsi devenu un des grands objectifs du gouvernement régional qui se manifeste par la tendance croissante des entreprises à exporter, leur volume d’exportations et par l’investissement madrilène à l’extérieur. S’ajoutent l’attrait des investissements étrangers et la fidélisation des entreprises étrangères installées sur le territoire. Toutes les initiatives privées voulant s’implanter sur ce territoire sont soutenues car, selon les autorités, “elles sont le moteur principal de notre économie et de notre développement”.Un projet ambitieux mené tous azimuts dans le cadre de différents programmes où sont associés automatiquement administrations, chefs d’entreprise et syndicats. Tel est le cas du plan de développement 2003-2007 du gouvernement économique et de la citoyenneté pour Madrid. “Et la croissance de la ville est justement due à ce dialogue instauré entre tous les acteurs”, tient à préciser Villanueva.Sur cet agenda international, le Maroc occupe une place de choix. Ainsi, par le biais de ses organismes de promotion, Madrid sort la grosse artillerie. D’ailleurs depuis plusieurs mois, différentes délégations de diverses régions espagnoles, notamment celles du Sud, ont effectué des déplacements au Maroc, avec un mot d’ordre: renforcer les relations politiques et économiques entre les deux pays. Et que le Royaume est un marché prioritaire pour la péninsule Ibérique. Certes, entre le Maroc et l’Espagne, la disproportion économique, démographique et sociale est importante, mais cela n’empêche que l’entente est bénéfique aux deux parties. Pour le Maroc, l’Espagne est la porte de l’Europe. Pour l’Espagne, le Maroc est à la croisée des chemins entre l’Europe, les Etats-Unis et l’Afrique. Lors de sa visite au printemps dernier, José Luis Zapatero a été clair: le Royaume marocain est un partenaire stratégique. Un discours relayé par les hommes d’affaires car du business avec le Maroc il y en a. En termes de chiffres, l’analyse de la décennie 90 fait ressortir un taux moyen annuel de progression des investissements espagnols au Maroc de 53,6%. Et ce, en grande partie grâce à une présence ibérique plus importante dans le secteur des télécommunications. Les investissements cumulés durant les cinq dernières années dépassent les 250 millions d’euros, chiffre qui situe l’Espagne en deuxième investisseur étranger, après la France. Aujourd’hui, tout est en place pour que les affaires soient mises sur la rampe de lancement. Et si le monde politique a bien saisi le message, les entrepreneurs marocains ont des opportunités à saisir et cela dans plusieurs domaines (Cf.www.leconomiste.com). Il s’agit notamment des télécommunications, de l’énergie, des infrastructures, de l’environnement ou encore l’agro-industrie.


Autonomie

A l’instar de chacune des 17 régions autonomes, Madrid a son propre Parlement et son gouvernement régional, comme les Landers en Allemagne. Ce modèle de région autonome a, sur le plan économique et politique, fait ses preuves. Chaque région mène son programme pour en faire émerger des zones prospères et de croissance. Au Maroc, toutes les grandes décisions dépendent encore de Rabat. En dépit des différentes mesures de déconcentration, l’Etat demeure centralisé. Or, avec le développement rapide des villes, entraînant avec lui des situations de plus en plus complexes et de plus en plus spécifiques, il est aujourd’hui nécessaire de réfléchir à une autre gouvernance. De sorte que les régions puissent devenir autonomes et se gérer elles-mêmes. Et justement, c’est cette compétition entre régions, communes et municipalités qui doit être considérée comme un facteur de développement d’un pays et un moyen extraordinaire d’émulation. Le décollage économique en dépendra en très grande partie. A celle donc qui offrira les meilleures opportunités aux investissements étrangers et locaux.


Des aides pour les étrangers-entrepreneurs

Une récente étude de la Communauté de Madrid révèle que l’arrivée d’immigrés dans la région ces dernières années a dépassé la moyenne espagnole, et celle de beaucoup d’autres pays européens. La population immigrée dans la ville est estimée à quelque 700.000 personnes, une population qui représente un facteur-clé pour la croissance économique de la région. Les immigrés viennent principalement d’Equateur (109.462), de Colombie (62.607), du Maroc (48.712), de Roumaine (25.846), du Pérou (23.215), de République Dominicaine (18.047), de Pologne (11.355) et de Chine (10.362). “Près de 6% de la population de Madrid est étrangère et nous ne pouvons pas lui tourner le dos. Ces dernières années, une partie du développement économique de Madrid est due à l’émigration”, indiquent les autorités de la ville. Actuellement, 19,1% travaillent dans l’hôtellerie, 17,9% dans la construction, 15,3% dans le service domestique, 7,9% dans le commerce et 7,1% en tant qu’administratifs. De plus, ces deux dernières années, le nombre d’immigrés ayant créé des entreprises a augmenté de 61,6%. La Chambre de Commerce de Madrid dispose d’un programme spécifique pour encourager ces entrepreneurs.Meriem OUDGHIRI

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