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Les banques

Par L'Economiste | Edition N°:1660 Le 11/12/2003 | Partager

. BCM-Wafa: Les puissantsJe constate encore une fois que la presse nationale se couche devant les puissants et devant la manne publicitaire. Personne n’a osé remettre en cause l’union du siècle, je parle de la fusion de la Banque commerciale et la banque Wafa. Personne de sensé ne croira que les héritiers du grand Moulay Ali Kettani ont agi de manière sereine, qu’ils n’ont pas été obligés de vendre l’héritage de leur famille par des forces supérieures, qui ont agi sans l’accord de SM le roi Mohammed VI. Du courage Messieurs, pour le bien de ce pays.Jamal K., fonctionnaire Casablanca. Concurrence: L’exception Je voudrais développer un aspect de la future fusion entre BCM et Wafabank, qui me semble avoir été négligé par les commentateurs. La science économique et la loi réprouvent les situations de concurrence imparfaite. Nous en déduisons ipso facto que moins il y a d’acteurs sur le marché, moins la concurrence est bonne. Cela n’est pas exact dans chaque situation. Malheureusement, la science économique a fort peu développé cet aspect exceptionnel dans le comportement de la concurrence. Je pense que sur la place bancaire casablancaise, nous avons affaire à une figure d’exception. Lorsque nous avons trop de producteurs pour un marché relativement limité, la loi énoncée ci-dessus s’applique mal. Elle peut même se dévoyer. Ainsi, nous avons trop de banques pour un marché limité. Si la loi générale s’appliquait réellement, alors nous aurions vu une réelle concurrence par les taux et les services bancaires au niveau de la clientèle privée. Or, c’est le contraire que nous avons vu sur le marché: une entende dénoncée d’ailleurs par les gouverneurs de Bank Al-Maghrib et par les ministres des Finances. Donc, des producteurs fragilisés par leur trop grand nombre ne déterminent pas obligatoirement un marché de concurrence parfaite, quand pour survivre, ils s’entendent contre le marché. On peut s’attendre aujourd’hui à ce que des producteurs moins nombreux et moins fragiles soient plus actifs et rendent la concurrence plus forte qu’elle ne l’a été dans le passé récent. J’espère que les médias prendont conscience de ce mécanisme d’exception dans la loi générale de la concurrence.Ahmed K., professeur, Agadir. Et le CIH?Après la fusion entre la BCM et le groupe Wafa, qui démarre le processus de fortification du secteur bancaire, je vous demande d’enquêter sur le sort du CIH. Un vieux projet des année 90 voulait scinder cette banque qui était déjà en faillite virtuelle, en deux parties, la partie banque proprement dite, qu’il aurait fallu fermer, et la partie immobilière, surtout en direction de l’immobilier social qu’il fallait valoriser. Le CIH a une véritable compétence humaine et financière. Cette partie aurait été, selon ce vieux projet, donnée à la Banque Populaire, sous une forme juridique à définir. Depuis la fin des années 90 et l’éclatement du «scandale» du CIH, l’idée revient régulièrement. Je pense qu’aujourd’hui, elle mériterait d’être réexaminée à la lumière des événements intervenus sur la place bancaire. Pour la Banque Populaire, qui n’a pas encore fini de digérer la reprise forcée de la petite SMDC mais qui est privatisable, ce serait une très mauvaise surprise de se voir à nouveau confier le rôle de pompier. Elle a beaucoup mieux à faire pour le bien du pays que cela. Je pense que la CDG, plus puissante financièrement mais moins sollicitée par des exigences de rentabilité en raison de son statut dans la construction financière du pays, serait mieux désignée pour nettoyer et/ou redresser les vestiges du CIH.Kamar K., économiste Casablanca


Femmes et femmes

La Moudawana c’est bien, mais qu’en est-il des filles exploitées dans les maisons comme domestiques? Je défis quiconque d’aller visiter les foyers de ces femmes qui ont défendu la «Moudawana», vous y trouverez une bonne exploitée, voire torturée pour 500 DH par mois. Est-ce que cette nouvelle loi ne concerne que les femmes intellectuelles vivant à l’occidentale? Est-ce qu’au Maroc existent deux types de femmes? La pauvre issue du milieu rural qui n’a aucun droit. Et l’autre issue des lycées français, occidentalisée et pour qui on a tout fait pour lui offrir cette nouvelle “Moudawana”. OK pour cette nouvelle loi, mais il faut prévoir de lourdes peines pour toute femme qui exploite ces pauvres jeunes filles de maison. Sinon, cette nouvelle “Moudawana” serait absurde. K. Z. de Paris


Pour des filières légales d’émigration

Il faut mettre l’accent sur la nécessité d’un développement interne, plutôt que sur l’émigration pensée comme un phénomène dispersif. En fait, il n’y a pas de contradiction entre ces deux volets: On peut marquer des points sur les deux tableaux. Mes observations antérieures proposaient simplement d’organiser + structurer les départs vers l’étranger plutôt que de pénaliser les partants ou, comble de la mauvaise foi, faire des courbettes devant nos amis de l’UE pour montrer qu’on a compris (pour mériter les subsides en retour...). Ceci suppose une intégration des réseaux de la diaspora existante et la mise en place de vraies filières d’exportation des Marocains à l’étranger. N’est-ce pas mieux que de laisser nos pauvres gars livrés à eux-mêmes ou à la rapacité de «passeurs» de toutes sortes. Nous pourrons ainsi mieux placer nos cerveaux à l’étranger, mieux les vendre, et demain préparer mille actions en retour à partir des nouvelles bases étrangères. Quant à la carte du développement interne (endogène), il ne faut pas désespérer, il faut continuer l’exercice. Mais il est clair qu’on a cumulé les mauvaises notes sur ce chapitre, il est temps d’adopter une nouvelle stratégie.Laquelle? Abdelilah


Donner des soldats…

Je devais avoir 6 ans quand j’ai vu dans le souk régional de Khémisset les camions GMC français venir recruter pour la guerre d’Indochine. J’avais un oncle, la vingtaine, qui était volontaire pour se battre pour la France: il n’est jamais revenu, avec tant d’autres. Aujourd’hui, les pays pour lesquels on a combattu hier, nous traitent comme des «cannibales». Une question: Pourquoi certains pays en Europe (ex du Portugal pour le Brésil, ou l’Espagne pour l’Amérique latine) n’ont-ils pas besoin de visa, alors que les Marocains, qui ont donné leur vie pour la liberté de ces pays, se heurtent chaque jour aux portes fermées des consulats? Ils ont payé de leur vie, la perte est doublement désespérante. Oubenali de Khémisset


Les filles

Je trouve que ce n’est pas normal. Je suis père de trois filles que j’élève avec peine, mais dans la dignité et dans l’honneur de leur sexe. Ce n’est pas normal que la loi les enlève à ma responsabilité et à celle de leur mère méritante, dès l’âge de 18 ans. Les filles ne sont pas mûres à cet âge. Elles sont entraînées facilement dans le déshonneur avec quelques beaux mots sucrés et leur vie devient foutue. N’y a-t-il pas assez de misère dans ce pays, sans ouvrir de nouveaux dangers. Un journal quotidien respectable comme L’Economiste doit le dire à ceux qui ne voient pas les dangers. Si Ahmed B., Instituteur

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