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Economie

Les attentes du patronat en 2005
Fiscalité et financement au coeur des revendications

Par L'Economiste | Edition N°:1927 Le 29/12/2004 | Partager

. Accélérer l’exécution des programmes. Compléter les réformes déjà engagées pour éviter les blocagesLe patronat appelle de ses vœux pour que soient brisés en 2005 les derniers verrous qui retardent l’assainissement de l’environnement économique. Selon un petit sondage, l’essentiel des réformes revendiquées concerne la fiscalité, le financement, la législation sociale ou encore l’accompagnement de l’entreprise dans le cadre des accords de libre-échange. Le monde des affaires ne cache pas sa satisfaction quant aux avancées réalisées, mais déplore que le rythme d’exécution soit lent. Le gouvernement traîne les pieds pour mettre tous les plats au four, car une réforme incomplète en retarde une autre et bloque l’exécution de tout un programme. Les politiques sont invités à une marche de «génie» pour satisfaire toutes les demandes. Mais lesquelles le seront réellement en 2005? En tout cas, 2004 a fait le pont sur la plupart des chantiers. . Accélérer la réforme fiscaleHassan Chami, président de la CGEM«Parmi les dossiers qui retiendront les attentions en 2005, il y a la réforme de la fiscalité, notamment locale, avec le réaménagement des grilles de taux des grands impôts, comme l’IS, l’IGR. La TVA devrait elle aussi être unifiée et généralisée en ramenant le taux à 12 ou 13% avec un niveau moyen de 7%. Autre dossier chaud: l’adoption du projet de loi organique sur le droit de grève pour compléter la législation sociale. Une grosse attente qui viendrait apaiser les tensions entre les différents partenaires sociaux. Il y a aussi la mise en place de mesures d’accompagnement en faveur du tissu industriel dans le cadre des accords de libre-échange, notamment celui d’Agadir. Une ouverture trop rapide face à la Tunisie ou l’Egypte mettra à genoux nombre de secteurs vedettes de l’économie nationale. C’est pourquoi l’Etat est appelé à faire sauter graduellement les barrières au fur et à mesure qu’il fera bénéficier les entreprises d’avantages comparables à ces pays. Le patronat souhaite également pour l’occasion une mise à niveau législative des textes et réglementations avec celles de ces pays. Enfin, il faut restructurer les organismes de promotion du commerce extérieur pour dynamiser leur action. Le patronat pense à un coup de pouce comme celui dont a bénéficié l’Office national marocain du tourisme (ONMT). Plus de moyens financiers et une nouvelle organisation qui leur permettrait de bien vendre l’économie marocaine sur les marchés étrangers». . Recrédibiliser les moyens de paiements traditionnelsAli Iben Mansour, président de la Fédération des services financiers«L’adoption de la nouvelle loi bancaire et les statuts de Bank Al-Maghrib sont les deux grands événements qui rythmeront la vie du secteur financier en 2005. Car ils rationaliseront davantage l’exercice et la nature des activités. Parallèlement, le secteur financier devrait poursuivre ses efforts pour mettre en conformité ses activités avec les accords de Bâle II. Des avancées sont réalisées et s’en trouveront renforcées par la dynamique commune engagée par les banques pour mutualiser les services communs. Dans ce registre, les autorités de tutelle sont appelées à recrédibiliser rapidement, en les modernisant, les moyens de paiements traditionnels comme la traite ou le chèque pour compléter le tout. Cela devrait être également valable pour d’autres instruments de placement pour faciliter l’application de la future législation sur le blanchiment d’argent. Des réglages devront intéresser également l’imposition des provisions pour créances en souffrance des institutions financières. Une grosse attente du secteur.Par ailleurs, l’administration devra se pencher à nouveau sur la demande des banques d’aligner leur fiscalité sur les autres secteurs. Elles préconisent que le différentiel d’impôts aille à un fonds de mise à niveau». . Secouer le processus de mise à niveauHammad Kassal, président de la Fédération de la PME/PMI«Le processus de mise à niveau a pris beaucoup de retard avec l’arrivée du nouveau ministre de l’Industrie. Aucune continuité n’est assurée dans les programmes lancés par son prédécesseur. Il faut accélérer la cadence des réglages engagés pour accompagner l’effort de restructuration de la PME. Laquelle sera confrontée en 2005 à d’importantes hausses des charges d’exploitation. Notamment avec l’arrivée de l’assurance-maladie obligatoire (AMO), le relèvement du Smig ou encore les renouvellements des polices d’assurances A.T. Des quatre propositions faites au gouvernement, il reste pour 2005 la mise en place du fonds de restructuration financière de la PME, le plafonnement des délais de paiements de l’Etat à 90 jours et l’abaissement de l’IGR des chercheurs auxquels font appel les PME. La loi de Finances 2005 a déjà prévu d’exonérer les augmentations de capital par incorporation des bénéfices. Le foncier pose également problème pour la PME et l’Etat devrait revoir sa politique d’aménagement des zones industrielles. Pour amortir la facture de l’immobilier pour la PME, qui peut représenter jusqu’à 70% de son investissement, l’Etat peut réfléchir à l’octroi gratuit de terrains.La promotion de la PME est aussi un dossier qui focalisera l’attention en 2005. Il y a un énorme déficit de communication auprès des partenaires étrangers, qui n’est pas comblé par l’action des organismes de promotion de l’économie». . Un mini-plan Azur pour les nationauxJalil Benabbas-Taârji, président de la Fédération du tourisme«Les recommandations issues des dernières assises de Marrakech sont en cours d’adoption par le gouvernement. Les discussions sont très avancées et des annonces devraient être faites au cours du premier semestre 2005. Cela concerne en premier lieu le règlement des dettes et le renforcement des fonds propres des entités du secteur. Dans le cadre de la vision 2010, deux réglages devraient être rapidement effectués. Nous souhaitons davantage de moyens à l’ONMT pour renforcer son action de promotion. Cela pour qu’une vision claire soit donnée aux investisseurs étrangers dans le cadre du plan Azur. Nous proposons donc que les ressources de l’Office soient relevées proportionnellement au développement de la capacité d’hébergement du secteur, pour atteindre le milliard de DH d’ici 5 ans. Une partie de ses 350 millions de revenus actuels est tirée notamment de la taxe professionnelle sur le tourisme (TPT), que nous voulons réformer et élargir pour atteindre quelque 150 millions de DH à l’échéance 2010. L’exécution de la stratégie de formation des compétences devrait être améliorée. Les moyens financiers existent, mais sont mal exploités. La responsabilité des retards accusés incombe aussi bien à l’Etat qu’aux opérateurs du secteur. Une réflexion est actuellement engagée pour revoir les méthodes d’intervention des deux parties.Autre grand dossier pour 2005, la préparation d’un mini-plan Azur au profit des investisseurs nationaux. Les discussions sont déjà lancées avec le gouvernement. Les travaux de localisation des sites, la mise en place de financements adéquats et les appels d’offres devront être lancés l’année prochaine».Propos recueillis parBouchaïb EL YAFI

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