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Le traitement thermique cherche un nouveau souffle

Par L'Economiste | Edition N°:1901 Le 23/11/2004 | Partager

. Depuis 1998, l’activité compte un seul opérateur. Une énergie trop chère. Un marché trop étroitLe traitement thermique a du mal à décoller. Pourtant, cette activité industrielle est incontournable dans le processus de fabrication des pièces mécaniques et du matériel d’outillage. Faute de moulistes (fabricants de pièces), le Maroc ne compte qu’une seule usine de traitement thermique. Et son activité est tournée essentiellement vers les pièces de rechange. Malgré l’absence de structuration du marché domestique, la Franco-marocaine de traitements métallurgiques (FMTM) est donc la seule unité spécialisée dans le traitement thermique au Maroc. Créée en 1988, la société emploie une dizaine de cadres, ingénieurs, techniciens supérieurs et commerciaux. Il n’y a pas d’ouvriers car l’unité est entièrement automatisée. Elle est certifiée Iso 9001 version 2000 et se trouve en phase finale de la préparation de la nouvelle version. Le management anticipe un réel décollage de la demande, notamment avec l’industrie automobile. Le lancement de la production de la voiture familiale Logan de Renault par Somaca peut constituer une bonne opportunité, pour peu que les problèmes en amont de la filière soient résolus. Malgré l’atonie du marché depuis plusieurs années, FMTM ne désespère pas. Elle vient d’acquérir un four dédié aux traitements sous atmosphères pilotées. D’une capacité de 300 kg/heure, ce four a été acquis pour un coût global de 2 millions de DH. Il permet un traitement des pièces entièrement sous atmosphère, ce qui empêche la formation des oxydes. En outre, le pilotage informatisé des atmosphères permet d’ajuster le traitement à chaque période du cycle et optimiser les qualités métallurgiques des couches du produit. «L’acquisition de cet équipement vise à réduire considérablement le prix de la prestation grâce à l’effet volume», explique Abdelillah Boumahdi, directeur général de FMTM.A ce jour, la société a déboursé au total près de 14 millions de DH pour se doter de fours destinés au traitement sous vide (pour éviter notamment la corrosion ultérieure des pièces) et à la nitruration ionique (pour durcir le métal). Depuis sa création en 1988, le chiffre d’affaires de la FMTM a connu une croissance soutenue de 25% l’an jusqu’en 1997. Depuis, son activité stagne autour de 6 millions de DH et l’unité n’arrive pas à dépasser un taux d’utilisation de 20% de sa capacité, soit 5 à 8 tonnes d’acier traitées.La solution? Inciter les donneurs d’ordre étrangers à investir dans la production de matériels/outillages et de pièces automobiles en favorisant le transfert de savoir-faire. Pour le DG de FMTM, il faudra commencer par régler le problème du coût de l’énergie «4 fois plus chère qu’en France». Il est clair que le différentiel du coût de la main-d’oeuvre seul suffira de moins en moins à convaincre les investisseurs européens.


Logan: Les premières embûches

Renault envisage de produire 30 à 35.000 voitures sur le site de Somaca. Selon le DG de l’unité de FMTM, chaque véhicule requiert 60 à 80 kg d’acier destinés à la fabrication de pièces mécaniques. La production de la totalité du parc nécessitera l’approvisionnement de 2.100 tonnes d’acier (à concurrence de 70 kg par voiture en moyenne). Les fonderies françaises facturent 0,55 euro/kg (soit 0,5 DH/kg). La dépense globale est donc évaluée à 12 millions de DH. «Or la création d’une fonderie nécessite un investissement de 15 millions d’euros, soit 165 millions de DH. De plus, pour une fonderie, la capacité minimale requise pour assurer le retour sur investissement est de 15.000 tonnes/an». L’on est loin des 2.100 tonnes nécessaires à la production de la Logan. En clair, pour rentabiliser une nouvelle fonderie, il faudrait multiplier par 7,5 fois le programme de production de Renault et intégrer dès le départ un programme d’exportation ambitieux. Il ne faut pas trop compter non plus sur le marché local de la voiture importée avec ses pièces de rechange. Certes, le Maroc importe près de 100.000 pièces (soit 7.000 tonnes). Mais elles sont destinées à plusieurs marques. Pas assez donc pour lancer une nouvelle fonderie. Quant aux quatre fonderies déjà existantes, aucune ne semble prête à investir 165 millions de DH pour produire 2.000 tonnes d’acier seulement... à moins de faire appel à un fondeur européen, partenaire de Renault qui serait intéressé par les coûts bas de la main-d’oeuvre et de la ferraille, du moins pour le moment. . Qu’est-ce que le traitement thermique?Les opérations de traitement thermique sont destinées à modifier les caractéristiques des matériaux métalliques. L’opération succède à la fabrication (usinage) de toute pièce métallique de construction et de matériel d’outillage. Sans traitement thermique, la pièce est inutilisable car peu résistante. L’opération consiste à faire subir au matériau un cycle thermique comprenant un chauffage selon une allure imposée, un maintien à une ou plusieurs températures et un refroidissement à une vitesse déterminée. L’ensemble du process se déroule dans un four sous vide. Le traitement thermique est un moyen de fabriquer des caractéristiques mécaniques. Il optimise l’emploi d’un matériau et est une solution de renforcement des pièces mécaniques. Il est la valeur ajoutée à la mécanique.Mouna KABLY

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