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Politique

Le Maroc prioritaire pour l’Espagne

Par L'Economiste | Edition N°:1765 Le 11/05/2004 | Partager

. L’Espagne déterminée à renforcer son partenariat économique avec le Royaume. Lignes de financement et projets concrets de coopération, instruments de changement. La visite de Sahel à Madrid dans la même voieLa diplomatie économique espagnole basée à Rabat est décidée à communiquer davantage. Le déficit en communication, conséquence d’une attitude de réserve adoptée depuis plusieurs années, ne reflète pas, pour les responsables en poste dans la capitale marocaine, le niveau des relations entre les deux pays, particulièrement en matière de projets de coopération et de possibilités mises à la disposition des hommes d’affaires des deux bords. Enrique Verdeguer Puig, conseiller économique et commercial de l’ambassade d’Espagne, compte remédier à ces lacunes en termes d’image, notamment par le biais d’une plus grande communication. “Les exemples de réussite économique sont aussi légion entre nos pays respectifs. Mais la communication se fait surtout autour de malencontreuses expériences”, estime-t-il. Pour ce diplomate, le changement récent de gouvernement en Espagne contribuera certainement à renforcer la coopération économique. Ou du moins lui donner un souffle nouveau. Et si les discussions entre le ministre marocain de l’Intérieur, Mostafa Sahel, actuellement en visite à Madrid, avec son homologue espagnol, José Antonio Alonso, doivent essentiellement porter sur les questions d’ordre sécuritaire, le volet économique ne devrait pas pour autant être occulté. D’autant plus que “les problèmes d’immigration clandestine ou de reconversion des cultures de cannabis dans le nord du Maroc trouvent leur origine dans ceux d’ordre économique”, ajoute-t-il. Deuxième partenaire économique du Maroc après la France, premier investisseur en 2003 (18,2 milliards de DH), l’Espagne entend consolider sa position. “Il faut s’attendre à une évolution positive et à un rythme soutenu de ces investissements notamment si l’on tient compte ,entre autres, de la contribution du mécanisme de conversion de la dette en investissements privés qui constitue un levier intéressant et un attrait incontestable”, précise-t-on auprès des services diplomatiques. Les secteurs traditionnels sont particulièrement prisés par les entrepreneurs espagnols. Secteurs du textile, de la pêche, de l’agroalimentaire et de l’agriculture constituent les principaux points d’intérêt du monde économique de la péninsule ibérique. Mais d’autres devraient davantage être mis en avant. “Le secteur des infrastructures et de la grande distribution ne sont pas suffisamment exploités”, explique le conseiller économique. L’implantation de grands groupes de la grande distribution, pour ne citer que celui-ci, serait un “moteur et un exemple” pour d’autres sociétés de renom. Certaines d’entre elles sont d’ailleurs déjà présentes au Maroc. Pour la seule année 2003, Altadis et Fadesa, des géants espagnols, ont postulé avec succès à des projets nationaux de grande envergure (privatisation de la Régie des tabacs et aménagement de la station de Saidia). Pour 2004, plusieurs projets sont en cours de finalisation, notamment dans les domaines de la pêche. L’accord de coopération économique et financière conclu en décembre 2003 et portant sur un montant global de 390 millions d’euros, sera un outil de développement supplémentaire. Dans ce cadre, 20 millions d’euros sont exclusivement destinés au financement de PME marocaines. “Le Maroc est un marché prioritaire pour l’Espagne, explique Verdeguer Puig, et l’intérêt exprimé par les investisseurs espagnols devrait le maintenir au rang actuel”. La gigantesque foire commerciale de Madrid, qui doit avoir lieu la semaine prochaine, et le nombre important de contacts préalablement programmés entre le conseiller et les entrepreneurs espagnols prouvent cet intérêt croissant. Les opérateurs ibériques ont d’ores et déjà pris près de 45 rendez-vous! C’est sans compter l’impulsion politique qui devrait être donnée avec l’arrivée au pouvoir de José Luis Rodriguez Zapatero.«Le changement récent de gouvernement en Espagne contribuera certainement à renforcer la coopération économique«Amale DAOUD

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