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Economie

Le Maroc, paradis du piratage informatique

Par L'Economiste | Edition N°:1809 Le 12/07/2004 | Partager

. Une étude de BSA et IDC épingle le Royaume Au Maroc, les pirates informatiques jubilent. Moins de 27% des logiciels vendus sont originaux. C’est du moins ce que révèle l’étude réalisée par Business Software Alliance (BSA), en collaboration avec IDC et dont les résultats ont été rendus publics le 7 juillet. Ce cabinet est considéré par les spécialistes comme l’un des principaux cabinets d’études de marché et de prévisions spécialisés dans le secteur des technologies de l’information (TI). Ainsi, le taux de piratage des logiciels a été établi en 2003 à 73% au Maroc. Un chiffre qui place le Royaume parmi les pays qui ont les 20 taux les plus élevés dans le monde et à la 8e position sur les 23 pays de la zone Afrique et Moyen-Orient (MENA). Pis encore, le piratage des logiciels a entraîné une perte qui avoisine les 57 millions de DH, d’après l’étude de BSA. Celle-ci explique cette montée en force de ce fléau par la grande croissance des marchés informatiques des pays émergents. “Les régions à fort piratage sont aussi celles où le marché croît fortement”. L’an dernier, il s’est vendu dans le monde pour plus de 50 milliards de dollars US de logiciels commerciaux pour micro-ordinateurs. Pourtant, la valeur des logiciels qui ont été réellement installés est proche des 80 milliards. “Chaque fois que deux dollars ont été légitimement dépensés en logiciels, l’équivalent d’un dollar a été obtenu de manière illicite”, martèlent les enquêteurs. Le taux de piratage dans le monde (nombre unitaire de logiciels piratés divisé par le nombre total d’unités mises en service) a été de 36 % en 2003. Il convient de signaler par ailleurs, que les enquêtes précédentes reposaient principalement sur les données fournies par les éditeurs membres de BSA concernant leurs ventes de logiciels, les livraisons de matériels, le nombre d’applications logicielles fonctionnant sur les micro-ordinateurs et la situation des marchés locaux. Pour l’étude de cette année, IDC a utilisé ses statistiques propriétaires sur les livraisons de logiciels et de matériels. Ce cabinet a donc réalisé plus de 5.600 entretiens dans 15 pays afin de mieux appréhender le nombre de logiciels fonctionnant sur les micro-ordinateurs et demandé à ses analystes d’examiner la situation des marchés locaux. En fondant son étude sur les données du marché, IDC a également permis à BSA d’élargir sa connaissance du piratage à des catégories de logiciels pour micro-ordinateurs non couvertes par les études précédentes. Il s’agit notamment des systèmes d’exploitation, des logiciels grand public et des logiciels en langues locales. Ces catégories supplémentaires ont multiplié par deux la gamme des logiciels couverts. Les résultats obtenus confirment que le piratage de logiciels demeure un problème majeur. Naoufal BELGHAZI

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