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La faiblesse du dollar porte préjudice aux entreprises européennes

Par L'Economiste | Edition N°:1905 Le 29/11/2004 | Partager

. Elles s’inquiètent face à l’appréciation de la monnaie unique. La BCE doit agir pour stopper la hausse de l’euro  La baisse continuelle du dollar assombrit de plus en plus les perspectives de croissance de la zone euro, accroissant la pression sur la Banque centrale européenne pour intervenir sur le marché des changes, voire même baisser ses taux. Le baromètre mensuel Ifo, mesurant le moral des chefs d’entreprise allemands, a reculé de 1,2 point en novembre à 94,1 points, revenant à son plus bas niveau depuis septembre 2003, selon des chiffres publiés le 25 novembre. Le même jour, l’indice voisin italien ISAE, mesurant le moral du secteur manufacturier italien, a lui aussi reculé, de 0,8 point, à 90 points. Enfin, en Espagne, le gouverneur de la Banque centrale Jaime Caruana, cité avant-hier par la presse, a estimé que la croissance nationale serait inférieure aux prévisions du gouvernement en 2004 et en 2005. Une évolution traduisant une inquiétude grandissante face à l’appréciation de la monnaie unique qui, dans un contexte de ralentissement de la demande mondiale, rogne sur les exportations. Elle a atteint le 25 novembre un nouveau record, au-dessus de 1,32 USD. Un cours «particulièrement bas» et sans «signe de redressement», a estimé le même jour le commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Almunia.En Allemagne, «les prix élevés du pétrole et l’appréciation de l’euro se font sentir», a ainsi commenté le président de l’institut Ifo, Hans-Werner Sinn. Le ministre allemand de l’Economie Wolfgang Clement a tenté de rassurer son opinion en affirmant que «la stagnation est terminée». Mais il a reconnu devant la chambre des députés que l’atonie de la consommation privée restait «le talon d’Achille de la conjoncture» allemande. «Sur la durée, cette situation ne peut être compensée, fût-ce par le plus important des booms à l’exportation», a-t-il prévenu.Du coup, le président de l’Ifo a exhoré la Banque centrale européenne à agir pour stopper la hausse de l’euro. «J’interviendrais maintenant» sur le marché des changes, a estimé le président de l’Ifo dans une interview à la chaîne de télévision n-tv. «La spéculation pousse les cours un coup à la hausse, un coup à la baisse et l’économie réelle doit supporter cette situation. Je suis persuadé qu’une politique de soutien du cours (de l’euro) serait appropriée», a-t-il ajouté. La BCE est encouragée en ce sens par plusieurs gouvernements européens, en particulier l’Allemagne.Mais l’institut monétaire, qui ne peut compter sur le soutien des Etats-Unis, ne semble pas vouloir prendre le risque d’intervenir seul dans l’immédiat.En parallèle, le débat autour d’une baisse du taux directeur de la BCE, fixé à 2% depuis juin 2003, commence aussi à refaire surface à mesure que les perspectives de croissance se détériorent, que l’euro grimpe et le pétrole reste cher.«La BCE va probablement devoir revoir en baisse ses prévisions de croissance. Nous continuons à penser qu’elle va maintenir ses taux inchangés avant de commencer à les relever en septembre 2005. Mais elle pourrait devoir envisager une baisse au printemps prochain», estime Holger Schmieding, économiste de Bank of America.Synthèse L’Economiste

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