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Affaires

Kénitra: Le président du Conseil persiste et signe

Par L'Economiste | Edition N°:1871 Le 08/10/2004 | Partager

. L’opposition fait appel à l’inspection générale des finances (IGF) . Les élus viennent de déposer un avis de sit in et menacent de démissionner du Conseil municipal L’opposition a réussi un joli coup dans la bataille qu’elle mène contre le président de la commune qui vient d’être convoqué par la PJ (cf.www.leconomiste.com). Vu le nombre des représentants de la presse mais aussi des habitants de la ville qui se sont déplacés pour assister au point de presse donné par les élus, l’affaire commence donc à prendre une sérieuse tournure. Le ton a été donné, dès le début de la conférence, quand Aziz Rabah, élu communal a affirmé: «Nous sommes en train de constituer avec divers ONG de la ville une association pour la sauvegarde des deniers publics». Aziz Rabah, qui est également secrétaire général national de la jeunesse du PJD n’a pas mâché ses mots. Face à ce qu’ils considèrent comme une neutralité négative des autorités de tutelle, les élus et dans une première dans le pays ont déposé auprès du ministère de l’Intérieur un préavis pour un sit in. Parmi les signataires, un député. «Nous pensons faire appel aux habitants de la ville pour nous rejoindre dans notre mouvement», explique Mustafa Mchiche Al Alami, député et élu communal. Et d’ajouter que les élus n’ont pas encore fixé une date précise pour le sit in. A une question de «L’Economiste» pour savoir quelle serait la réaction de l’opposition si jamais la justice innocentait le président de la commune dans l’affaire des 102 kiosques de Khabbazate, le député Mchiche a répondu qu’il a foi en la justice mais il a signalé que le retard de l’inspection du ministère de l’Intérieur à dévoiler les résultats de l’enquête qu’elle a menée pendant plus de 2 mois nous a obligés à demander au ministère des Finances que l’IGF fasse une enquête approfondie. . Affaires douteuses Ce n’est que la partie émergente de l’iceberg dans les irrégularités qui entachent la gestion de la commune. «Nous sommes soumis à un véritable embargo concernant les documents sur la gestion de la commune», explique un autre élu. Quel est notre rôle si nous apportons des preuves flagrantes sur des irrégularités et personne ne réagit, s’est demandé l’élu. Dans une confidence à L’Economiste, un élu affirme que beaucoup d’entre eux envisagent tout simplement de démissionner du Conseil municipal face au silence des autorités compétentes. Les irrégularités dévoilées par les élus concernent le transport urbain, le lotissement de Mehdia, la disparition d’un camion pendant trois ans, des bons de commandes signés un premier janvier pourtant journée fériée…Le Conseil municipal avait adopté un montage financier pour un lotissement situé sur la route de Mehdia. Le projet s’étale sur 49.480 m2. Les prix variaient entre 500 DH le m2 pour les zones villas, 800 DH pour l’habitat économique et 1.200 DH pour les parcelles à caractère commercial. Le président a décidé d’augmenter de manière unilatérale et donc illégalement les prix du m2. Les prix seront respectivement relevés à 700, 900 et 1.250 DH. Augmentation qui sera supportée par les bénéficiaires. Le président s’emploie également pour que la superficie initiale soit portée à 67.501m2. Autre chose encore : alors que le cahier des charges du lotissement ne prévoyait que l’aménagement du site, un autre marché sera lancé, celui de l’élargissement de la route reliant Kénitra à Mehdia. Sans recourir à un appel d’offres, le président a désigné d’office la société qui a pris en charge l’ouvrage. Dans un courrier adressé au président de la Cour des comptes, les conseillers relèvent que la valeur du projet est de 2,66 millions alors que le montant décaissé est de 3,1 millions de DH soit une augmentation de 16,44% du montant prévu. Face à ces infractions qui n’ont concerné qu’un projet de 14 ha, les ayants droit qui possèdent plus de 120 ha à Hadada ont sollicité le ministère de l’Intérieur pour que l’Erac ou le holding Al Omrane se chargent de l’aménagement du site. A noter que le ministère de l’Intérieur a adressé une circulaire à tous les présidents des communes pour que les établissements publics (Erac,El Omrane) qui doivent se charger de telles opération et non les communes, car il n’ont ni les compétences ni les ressources financières et humaines pour mener de telles opérations. ’’La commune n’a pas les moyens de collecter les ordures, service qu’elle a concédé depuis des années, alors comment elle peut faire face à un tel projet? Le député a brandi une procuration où les ayants droit lui donnent le droit d’agir pour que les établissements publics qui dépendent du ministère de l’Habitat prennent en charge l’opération. Une autre affaire a été révélée lors de la conférence de presse. Il s’agit d’un camion de type Berliet qui a disparu de la nature pendant trois ans malgré qu’il figure dans le parc de la commune. Il serait retrouvé trois ans après chez un mécanicien. Ce dernier vient d’adresser une lettre à l’opposition pour réclamer ses honoraires qui s’élèvent à 27.000 DH. Mfaddal Layadi, carrossier de son état, explique dans sa lettre dont L’Economiste détient une copie que c’est le président de la commune en personne qui l’a chargé de réparer le véhicule Mais le camion Berliet a été trouvé complètement “désossé”, seule la cabine subsiste. A noter que l’autorité de tutelle vient de bloquer une vente aux enchères sous la pression des élus de l’opposition. Dans les documents de la vente, ces derniers ont trouvé que des camions et des voitures figuraient 2 à trois fois mais avec des numéros d’ordre différents.


Mais où sont passés les cyprès?

POUR embellir la gare routière, qui n’est toujours pas opérationnelle, la municipalité a émis un bon de commende N° 03/126 en date du 06/08/2003 pour acheter 100 cyprès et 40 palmiers. Sur les 140 arbres qui devaient en principe orner la gare routière, on ne peut en compter que 7!!De notre correspondant, Yacine AMINE

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