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Economie

Journée internationale de lutte contre la corruption
Les recettes de Transparency Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:1913 Le 09/12/2004 | Partager

. L’association publie un manifeste regroupant 15 mesuresUne nouvelle date à retenir. Celle du 9 décembre, choisie par les Nations unies pour commémorer la journée internationale de lutte contre la corruption. A l’occasion de la célébration pour la première fois de cette journée, Transparency Maroc (TM) lance un appel pour la ratification de la convention des Nations unies contre la corruption. Un instrument juridique international que le Maroc a signé, à l’instar de nombreux pays, le 9 décembre 2003 au Mexique. Par la signature de cette convention, le Royaume, classé 77e au niveau mondial, “a fait un choix politique qu’il faut consolider à travers la ratification du texte dans les plus brefs délais”, indique Azeddine Kasbi, secrétaire général de TM. A cette fin, l’association a lancé une campagne nationale “qui se poursuivra jusqu’à la ratification de la convention”, indique Kamal Mesbahi, un de ses membres. “Car il est du devoir de toute la communauté nationale d’agir de manière concrète pour que la signature du 9 décembre 2003 puisse prendre toute sa signification légale”, estime Kasbi. Concrètement, TM a procédé à la distribution d’imprimés au profit des citoyens et associations pour rassembler le maximum de signatures susceptibles d’accélérer le processus de ratification. “En l’espace de deux semaines, nous avons pu rassembler quelque 2.596 signatures, dont 96 émanant des associations”, ajoute-t-il. Par ailleurs, la ratification de ce genre de convention, qui n’a pas de portée économique, peut prendre deux formes. “La publication des textes au Bulletin Officiel ou encore son adoption par le Parlement sous forme de loi”, explique Mesbahi.Toutefois, la seule approbation de la convention est insuffisante pour contrer cette gangrène. Ce combat nécessite la mobilisation de tous les instruments institutionnels, juridiques, éducatifs et de communication.Convaincu de l’enjeu de ce challenge, Transparency Maroc soumet au gouvernement et à l’opinion publique “un manifeste regroupant une série de mesures dont la concrétisation pourrait endiguer ce fléau dévastateur”, révèle Kasbi. Il s’agit de 15 mesures axées essentiellement sur la réforme de l’arsenal juridique, la transparence dans la gestion des affaires publiques ainsi que l’éducation et la sensibilisation.Sur le plan juridique, l’association appelle, entre autres, à la préparation d’une loi contre la corruption “en concertation avec les ONG et les professionnels concernés afin de combler le vide juridique actuel”, souligne Mesbahi.Aussi, réformer et activer les dispositions de la loi relative à la déclaration du patrimoine. Il est recommandé un élargissement de son application “aux fonctionnaires des collectivités locales, des établissements publics et à tous les agents détenteurs d’un mandat public ou d’une responsabilité administrative”. Transparency Maroc met également l’accent sur la nécessité de créer une agence autonome de lutte contre la corruption dont l’objet est “d’assurer le suivi de ce phénomène, proposer des solutions appropriées et suivre les données relatives aux déclarations sur le patrimoine”, précise Mesbahi.


Education et sensibilisation

L’implication du citoyen demeure l’élément de base pour gagner le combat de lutte contre la corruption. Ainsi, sa sensibilisation aux méfaits de ce fléau s’impose. Et “c’est un travail que les institutions éducatives et la société doivent prendre en charge”, est-il indiqué. Parmi les mesures proposées par TM, figurent l’obligation des médias publics de prévoir un volume horaires minimums pour débattre des moyens de combattre la corruption, ainsi que l’introduction dans les programmes officiels du système éducatif d’un module dédié à la sensibilisation et la lutte contre la corruption. Meryeme MOUJAB

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