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Jean-Marie Messier en garde à vue

Par L'Economiste | Edition N°:1795 Le 22/06/2004 | Partager

. Manipulations de cours, fausses informations… Jean-Marie Messier, le flamboyant ancien président de Vivendi universal (VU), a été placé hier lundi en garde à vue, dans le cadre de l’enquête sur le géant français de la communication qu’il a dirigé jusqu’en 2002. Messier avait été convoqué par les enquêteurs au siège de la brigade financière d’un quartier sud de la capitale, afin d’être entendu dans ce dossier tentaculaire qui dure depuis près de deux ans. Il s’est présenté normalement aux enquêteurs pour répondre à cette convocation qui était attendue et qui est, a-t-on précisé, une “suite logique” aux investigations en cours. Depuis le début de l’enquête, l’étau judiciaire s’est resserré sur l’ancien dirigeant de VU. Depuis plusieurs semaines, les enquêteurs agissant sous le contrôle des juges parisiens du pôle financier, Henri Pons et René Cros, remontent les paliers de la hiérarchie de l’équipe financière du groupe, au moment des faits en 2001-2002, en direction du sommet de la pyramide. Plusieurs collaborateurs de Messier se sont succédé dans les locaux des policiers puis dans le bureau des deux magistrats afin d’être auditionnés puis mis en examen. Au moment de ces premières mises en cause, Messier avait lui-même demandé à être mis en examen. “Je revendique, en ma qualité de président à l’époque, la décision pour le groupe d’avoir procédé, dans l’intérêt de ses actionnaires, à (des) rachats d’actions, en conformité avec la position de la SEC”, la Commission américaine des opérations de Bourse, avait-il dit en mars dernier. “Je demande également à être dès à présent mis en examen pour assumer cette décision légitime du groupe, m’en expliquer et mieux défendre mes anciens collaborateurs”, avait-t-il ajouté. Le 4 juin, l’ex-directeur financier du groupe, Guillaume Hannezo, son ancien bras droit, a été mis en examen pour “délit d’initié, complicité de manipulation de cours et diffusion de fausses informations”. Les faits qui lui sont reprochés, concernent des reventes d’actions du groupe en décembre 2001, juste avant la chute du titre.La manipulation de cours concerne des rachats massifs d’actions décidés par la direction du groupe après les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, qui avaient fait tanguer les marchés boursiers, mais en violation de la règle qui interdit un tel rachat dans les deux semaines précédant l’annonce de résultats - que VU avait annoncés le 25 septembre. Enfin, la diffusion de fausses informations concerne la présentation présumée inexacte de la situation de la trésorerie de certaines filiales du groupe. Messier devrait avoir à répondre, à son tour, sur tous ces points face aux enquêteurs puis être présenté aux juges parisiens à l’issue de sa garde qui peut durer jusqu’à 48 heures. (AFP)

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