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Economie

Investissements étrangers:
Composer avec la culture locale

Par L'Economiste | Edition N°:1662 Le 15/12/2003 | Partager

. Le tout est d’adapter le mode de gestion . Des multinationales en ont apporté la preuveUNE première édition dans un bâtiment flambant neuf. Les organisateurs des “Intégrales de l’investissement”, qui ont choisi le Centre international Mohammed VI à Skhirat près de Rabat, n’auraient pas mieux trouvé pour présenter aux participants venus du monde entier une plus belle image de modernité et de développement. Ils attendaient 400 participants, et c’est plus de 500 qui se sont déplacés le premier jour à l’ouverture de la rencontre jeudi dernier. Les interventions de plusieurs chefs d’entreprise présentes au Maroc qui ont présenté leurs témoignages ont salué la culture d’ouverture et d’adaptation dont font montre les Marocains. Pour Nezha Lahrichi, conseillère du Premier ministre, il n’y a pas de culture favorable ou défavorable au développement. Deux visions s’opposent: La première est une conception culturaliste du développement qui oppose les bonnes cultures aux mauvaises. La seconde rejette une telle interprétation. Pour les adeptes de cette dernière thèse, il y a soit de bonnes ou de mauvaises méthodes de gestion. Pour la conseillère du Premier ministre, la culture n’a pas d’effet mécanique. Tout dépend de la manière de tirer profit de ces spécificités. La même idée est partagée par Jamal Baamer, président de Corral Holding Maroc et président du Club des investisseurs arabes au Maroc. L’investisseur arabe regrette toutefois que le pays qui constitue un modèle de rayonnement culturel, civilisationnel et géographique dans la région ne puisse pas attirer des investissements à la mesure de son aura internationale. BAD: 1,5 milliard de dollarsPour Mohamed H’Midouche, représentant résidant en Egypte de la Banque africaine de développement (BAD), le problème n’est pas dans le pays en lui-même. D’autres facteurs entrent en jeu dans l’acte d’investir. Parfois le manque de stabilité ou les conflits qui apparaissent dans les pays limitrophes sont aussi des entraves à l’investissement étranger. Les préjugés sont également des facteurs déterminants. Le secteur privé arabe est mis à l’index. “Beaucoup de suivisme et de mimétisme et peu d’innovation”, selon H’Midouche. Le Maroc reste toutefois un client privilégié de la BAD, puisqu’elle envisage d’investir 1,5 milliard de dollars durant la période 2003-2006.Les présidents de trois multinationales implantées au Maroc allaient apporter toutefois la preuve que le succès est au rendez-vous dans un pays arabe et musulman comme le Maroc. Philippe Gyres, directeur général de ST Microelectronics, présente depuis 30 ans au Maroc, a démontré comment sa société est entrée avec l’assemblage pour passer à la production et enfin la recherche et développement. Pour Jean Robert Reznik, directeur général du pôle tourisme du groupe Accor, sans la culture, le tourisme n’existe pas. Mais c’est l’élément humain qui reste le principal investissement du groupe. Un investissement gagnant-gagnant selon les propres expressions de Reznik. Quant au directeur général de LG Electronic Maroc, il s’est évertué à démontrer comment son entreprise a pu en trois ans seulement réaliser une croissance spectaculaire sur le marché local. Le secret se résume en fait dans la volonté de LG de “devenir une vraie entreprise marocaine”.Noureddine FASSI

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