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Economie

Intégrales de l’investissement
Régionalisation: Les actes suivent peu à peu la vision

Par L'Economiste | Edition N°:1903 Le 25/11/2004 | Partager

. Près de 800 participants attendus à la conférence . Une première: Les régions proposeront leurs projets d’investissement. 40% du PIB concentrés sur 1% du territoireLa région est à l’honneur pour cette 2e édition des intégrales de l’investissement, prévues le 1er et 2 décembre au Palis des Congrès de Skhirat. Les organisateurs, principalement la Direction des investissements du ministère chargé des Affaires économiques et les opérateurs privés, réunis dans une association du même nom de l’évènement, attendent entre 700 à 800 personnes entre les intervenants, les participants et les officiels. Gouvernance régionale, financement du développement régional, aménagement du territoire, marketing territorial seront les principaux thèmes abordés. Le Maroc souhaite également bénéficier de l’expérience de ses principaux partenaires qui ont fait du développement régional un levier de croissance économique, comme la France ou l’Espagne. Ce dernier est d’ailleurs le pays à l’honneur. A l’occasion de la remise des prix de l’investissement par le Premier ministre, sur les 11entreprises primées, 7 sont espagnoles, en reconnaissance de leur implication économique au Maroc. Ces prix sont déclinés en plusieurs catégories: mérite, emploi, export et innovation. Plus de 80 participants espagnols sont également attendus. Hassan Bernoussi, directeur de la Direction des investissements et instigateur des intégrales, a même fait la tournée à Bilbao, Valencia et Madrid pour vendre l’évènement. Cette manifestation est peut-être la plus proche de l’acte d’investir que n’importe quelle autre: les régions présenteront, chacune dans son stand, les opportunités et les projets concrets à vendre. “Une première”, souligne Hassan Bernoussi… L’on s’attend donc à moins de langue de bois et plus de contacts d’affaires, explique un des organisateurs. Espérons-le. Tout le monde se souvient probablement de la conférence du GATT en 1994 à Marrakech où le Maroc, en tant que pays hôte, avait excellé (cf.www.leconomiste.com). Mais il n’avait pas su ou pu faire des affaires avec les mastodontes venus des quatre coins du monde découvrir le Royaume. . Le privé investit dans ces intégralesLe budget de l’organisation de cette manifestation, financée uniquement par le secteur privé, est de 4,5 millions de dirhams. RAM, CDG développement, Ynna Holding, cimentiers, Samir, les centres régionaux d’investissement et d’autres organismes sont de la partie. Le financement par le secteur privé est en lui-même révélateur de la direction prise par le Maroc. La régionalisation, il y a quelques années, ne se trouvait que dans le discours politique, parfois tellement soporifique que ce terme a été associé à la langue de bois. Aujourd’hui, les actes suivent peu à peu la vision. Et l’initiative privée dans cet événement est l’un des indicateurs de ce virage amorcé. Même dans les sphères de la finance publique l’on travaille pour régionaliser la loi de Finances.Il serait temps. La compétitivité territoriale est terriblement déficitaire. Les déséquilibres menacent non seulement la distribution et la création de richesse, mais également la cohésion sociale. Près de 40% de la richesse nationale sont concentrés sur 1% du territoire, y compris les aires rurales! (1). Et plus de 77% du territoire contribue pour 10% de la valeur ajoutée nationale. La zone du littoral concentre 61% de la population urbaine, 80% des effectifs permanents de l’industrie et 53% de la capacité touristique totale. Sur la base de la compétitivité globale, le premier groupe leader est celui du Grand Casablanca, Rabat, Tanger, Fès, Marrakech, Meknès et Agadir. Il produit 48% du PIB sur une superficie de 2% du territoire et compte 9 millions d’habitants dont 90% d’urbains. Le deuxième groupe (pôles urbains relais Tétouan, Kénitra, Oujda, El Jadida, Safi, Khouribga et Settat) produit 24% du PIB sur 7% du territoire avec 7 millions d’habitants dont 50% d’urbains. Le troisième groupe engendre 17% du PIB sur 14% du territoire avec 7 millions d’habitants dont 30% sont des urbains. C’est le seul groupe hétérogène avec Nador comme pôle urbain dynamique et des villes en crise comme Jerada. Le quatrième groupe, de Laâyoune à Smara, dominé par des provinces arides et montagneuses, est considéré par les experts comme à faible potentiel de développement économique. Dans cette répartition, l’exclusion des ruraux dans la création et la distribution de richesse est criante. Mouna KADIRI------------------------------------------------------------------------------------ (1) Voir nos analyses dans l’Edition du 22 décembre 2003 basées sur l’étude (la première dans son genre au Maroc) de la compétitivité territoriale commandée par la direction de l’Aménagement du territoire et menée par le cabinet Ingerop.

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