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Haro sur le tourisme sexuel

Par L'Economiste | Edition N°:1851 Le 10/09/2004 | Partager

. Convention entre le Maroc et la France UN rapport remis hier jeudi au gouvernement français suggère de passer des conventions bilatérales avec des pays qui accueillent de nombreux touristes ou expatriés français, comme le Brésil et le Maroc, pour lutter contre le tourisme sexuel et l’exploitation sexuelle des enfants.«Ces conventions prévoiraient le développement d’un volet de coopération judiciaire, juridique et policière pour la répression des infractions à caractère sexuel impliquant des mineurs commises par des ressortissants français», détaille le rapport, qui contient douze propositions.Le phénomène de l’exploitation sexuelle des enfants prend des dimensions inquiétantes. Une enquête a été menée de janvier à juin 2003 à Marrakech. L’étude qui s’est basée sur des entretiens directs enregistrés avec les enfants prostitués et des focus groupes avec 300 adultes connaissant le phénomène, a concerné un échantillon de 100 enfants exploités sexuellement. Objectif: déterminer les facteurs principaux de cette exploitation (cf. www.leconomiste.com; juillet 2004). Dans ses résultats, l’enfant qui se prostitue volontairement est un enfant pauvre, vivant dans le périmètre urbain et dont le niveau d’instruction dépasse le primaire. La pauvreté et l’éclatement de la cellule familiale sont donc les premières raisons de cette prostitution pour les filles. Pour le reste, le rapport français suggère de «sensibiliser et informer les ressortissants français s’expatriant ou voyageant à l’étranger», de «renforcer l’effectivité des procédures répressives» ou de «faire de la stratégie engagée par la France un programme européen de lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants».Selon les estimations, deux à trois millions d’enfants sont victimes du tourisme sexuel dans le monde. Les «touristes» viennent principalement des pays développés (Europe, Etats-Unis, Australie, Japon, Corée).L’Egypte, Madagascar, le Sénégal, le Mexique, Saint-Domingue, le Cambodge, l’Inde et le Népal ou même la Roumanie et l’Albanie, tous touchés par le tourisme sexuel, pourraient aussi signer les mêmes conventions avec la France, selon le rapport réalisé par un groupe de travail présidé par l’actrice Carole Bouquet. Le rapport souligne les progrès enregistrés dans la lutte contre le fléau (conférence de Stockholm en 1996 et Yokohama en 2001, engagement des professionnels du tourisme, législation permettant de poursuivre dans son pays un ressortissant pour des délits sexuels sur des mineurs commis à l’étranger). «Les condamnations sont pourtant très rares (environ cinq procès depuis 1994», souligne cependant le rapport remis à la ministre de la Famille, Marie-José Rog et au ministre délégué au tourisme, Léon Bertrand.Le rapport a été élaboré à la demande des deux ministères par un groupe de travail (médecins, juristes, ONG, professionnels du tourisme...), sous la conduite de Carole Bouquet, présidente de l’association La Voix de l’Enfant. Synthèse L’Economiste

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