×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Guerre chez les pharmaciens

Par L'Economiste | Edition N°:1918 Le 16/12/2004 | Partager

. Le projet de code de la pharmacie divise la profession . Les dispositions qui font malLa saga du projet de code de la pharmacie connaît de nouveaux rebondissements. Un conseil fédéral devra se réunir vendredi 17 décembre à Rabat et les participants prévoient même de faire un sit-in devant le ministère de la Santé pour attirer l’attention des autorités de tutelle. Celles-ci n’auraient pas, selon le syndicat des pharmaciens d’officine de Casablanca, donné suite à leurs nombreuses sollicitations. En gestation depuis quinze à vingt ans, le projet de code du médicament et de la pharmacie, qui est dans le circuit officiel, divise la profession. S’il satisfait les industriels, les pharmaciens d’officine, eux, sont indignés. Les autorités auraient fait fi de leurs revendications dans la mouture finale du projet. Pire, le Conseil de l’ordre national est accusé de complaisance avec les autorités. Le conseil du Sud semble rallier la position du syndicat. Dans une lettre adressé au Conseil national, il dénonce les méthodes utilisées «pour gérer les questions stratégiques concernant l’avenir de la profession pharmaceutique.Seul interlocuteur du gouvernement, l’instance nationale n’aurait pas fait assez de lobbying pour imposer des amendements à certains articles. Il lui est également reproché d’avoir voulu “faire cavalier seul, et d’agir sans prendre en considération les revendications des professionnels”. Mohamed Laghdaf Rhaouti, président du Conseil national de l’ordre des pharmaciens, justifie sa position en déclarant que le Conseil de l’ordre n’est pas totalement d’accord avec la mouture actuelle mais qu’il ne la rejette pas entièrement. Il estime également que le feed-back du gouvernement est positif et mérite d’être encouragé et que ça ne justifie pas un tel tollé. Réglementant la profession de pharmacien et le médicament, ce projet de code fixe les conditions d’exercice de la profession, définit le médicament et en détermine les conditions de fabrication, de distribution et de vente. Les raisons de la colère des pharmaciens sont nombreuses. Il s’agit, entre autres, de la disposition qui permet aux laboratoires pharmaceutiques de vendre directement aux cliniques, sans passer par les grossistes. S’ajoute à cela l’autorisation donnée aux cliniques et établissements assimilés de disposer d’une réserve de médicaments, une sorte de “pharmacie interne”, pour les soins de leurs patients. Enfin, la libéralisation de la vente de certains produits, notamment le lait infantile premier âge ou les tests de grossesse, dans les épiceries et la grande distribution. En réaction à cela, les officinaux envisagent l’arrêt des ventes de lait infantile. Compte tenu de la faiblesse de la marge (3 DH environ), ils indiquent ne pas pouvoir faire face à la concurrence du petit commerce.L’autorisation d’exercer jusqu’ici délivrée par le SGG et qui, en vertu du projet, relèvera du domaine des autorités provinciales ou préfectorales, doit aussi être revue. “Cette tâche devrait incomber à l’Ordre”, tonnent les pharmaciens. Le refus de remplacer le chaînage (distance minimale de 300 m entre deux pharmacies) par le numerus clausus, principe selon lequel l’implantation des officines doit se faire en fonction de l’évolution du nombre d’habitants, provoque également l’ire des pharmaciens.


Pétition

Un communiqué du syndicat des pharmaciens de Casablanca, daté du 13 décembre 2004, dénonce le projet de code estimant qu’il n’apporte aucune avancée par rapport au dahir de 1960 qui gère la profession. “Il représente, bien au contraire, un net recul”. Une pétition sous le titre “Mémorandum contre le projet de texte relatif à la pharmacie”, a circulé dans les différentes préfectures de la wilaya du Grand Casablanca depuis le 15 novembre 2004. A ce jour, elle a déjà été signée par plus de 90% des 1.200 pharmaciens casablancais, selon le syndicat des pharmaciens de Casablanca, indique le même communiqué.F. T.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc