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Affaires

Grèves: La surchauffe de fin d’année

Par L'Economiste | Edition N°:1929 Le 31/12/2004 | Partager

. Trois mouvements en une journée. Santé, Justice et pharmaciens. Le dialogue avec l’Administration n’aboutit pasLa valse des grèves reprend après un répit d’une année et demie. Pharmaciens, personnel des ministères de la Justice et de la Santé ont observé ou se préparent à la grève. Ce qui en dit long sur le climat social qui prévaut. Les uns mettent en cause l’absence de concertation sur des textes de loi les concernant directement et les autres pointent du doigt des doléances insatisfaites. Dans la majorité des cas, il ne s’agit pas de requêtes salariales. En tout cas, concertation ou non, la grève apparaît comme le moyen de pression par excellence. Les réunions avec l’Administration n’aboutissent à aucun résultat. Face au manque de réactivité du ministère de la Santé(1), les pharmaciens ont proclamé “journée morte” le mercredi 29 décembre. Dans les régions telles que Fès, Tanger, Tétouan et Marrakech, un grand nombre de pharmacies ont suivi le mouvement et des gardes ont été assurées. “Lors de la réunion du vendredi 24 décembre, on nous a demandé de transmettre nos revendications, envoyées depuis aux services du Premier ministre”, déclare Kamal Belhaj Soulami, président de la Fédération des syndicats des pharmaciens du Maroc (FNSPM). La profession tempête contre le code de la pharmacie dont certaines dispositions sont vivement contestées. L’ouverture de pharmacies à l’intérieur des cliniques figure parmi les dispositions qui posent problème. “Elle annonce la mort de la pharmacie”, indique Belhaj Soulami. Au niveau du CHU de Rabat, les syndicats sont revenus à la charge. Un débrayage a été observé hier 29 décembre et se poursuivra aujourd’hui jeudi 30. Les syndicats critiquent “l’absence de dialogue avec la direction” et “la situation qui prévaut dans ce centre”. “Des irrégularités ont été relevées lors des audits menés par le ministère de la Santé: détournements de fonds, mauvaise gestion… mais le ministère de la Santé n’a pris aucune initiative”, constate Ali Lotfi, secrétaire général du Syndicat national de la santé publique affilié à la CDT. Du côté du CHU, l’on avance que les revendications importantes ont été satisfaites et l’on s’interroge sur les objectifs réels de cet arrêt de travail. C’est du moins ce qui ressort de la déclaration d’une source proche du dossier. Elle indique aussi “qu’un audit financier pour 2003 a été réalisé. Et les comptes ont été certifiés”. Les tensions ont gagné les tribunaux également. Le personnel affilié au Syndicat national démocratique de la Justice (SNDJ), membre de la FDT, a entamé un mouvement de grève. Violations des libertés syndicales, œuvres sociales, statut du personnel de la Justice… la liste des griefs et requêtes est longue. Pour ce syndicat, la goutte qui a fait déborder le vase est la “situation qui prévaut au niveau des tribunaux à Tétouan”. “Les fonctionnaires font l’objet de pression et de mutation en raison de leur appartenance syndicale”, affirme Mohamed Abdessadeq Saïdi, secrétaire général de la SNDJ.


Un nouvel arrêt de travail à la Santé, les 5 et 6 janvier

Dans le secteur de la santé, les syndicats dans une belle unanimité -ce qui est rare- ont lancé un nouvel appel à la grève pour les 5 et 6 janvier prochain. CDT, UMT, UGTM, FDT et UNTM sont de la partie. Les discussions entamées depuis quelques semaines avec le gouvernement n’ayant pas abouti. Gardes pour les médecins, indemnités de risques qui ne sont pas inclus dans le calcul de la retraite, statut du médecin à revoir et œuvres sociales constituent les principales revendications. “Ces doléances existent depuis longtemps, mais le gouvernement refuse de se pencher sur le dossier”, explique Abdelmajid Boubekri, membre du bureau central de la FDT. Les infirmiers ont toujours été considérés comme des cadres assimilés mais lors du dernier dialogue social, ils ont été exclus de cette catégorie, poursuit Boubekri. Selon lui, il s’agit là d’une urgence à régler. Khadija MASMOUDI------------------------------------------------------(1) Contactés par L’Economiste, les responsables du ministère de la Santé sont restés injoignables.

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