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G77: Plus de discours que de concret

Par L'Economiste | Edition N°:1666 Le 19/12/2003 | Partager

. La création d’un fonds de solidarité numérique pour les TIC reste la seule innovation Rendez-vous à Tunis en 2005 pour une autre réunion du G77 durant laquelle les représentants des pays du groupement discuteront encore et lanceront des appels pour le développement. Comme pour tous les sommets, celui de Marrakech tenu à mi-parcours du mandat actuel sous la présidence marocaine, n’échappera pas aux discours diplomatiques. Ces derniers ont prédominé la rencontre de haut niveau qui s’achève aujourd’hui après 4 jours de travaux. Normal, plus de 60 délégations ont tenu à prendre la parole avec des messages redondants et des discours creux parfois. Et des ateliers de travail n’en sortiront que quelques suggestions, comme celle du Sénégal pour la création d’un fonds de solidarité numérique. Une proposition avancée d’ailleurs par le président sénégalais lors du sommet de Genève sur la société de l’information. A Marrakech, son ministre des Affaires étrangères a suggéré, pour alimenter le fonds, d’y verser un dollar pour tout achat d’ordinateur par exemple. Des idées, le G77 en a toujours eu. “A l’instar de celles portant sur la création d’une banque ou d’un fonds monétaire pour les pays en développement recommandés lors de la dernière réunion à La Havane en 2000, et qui n’ont toujours pas vu le jour”, commente un participant. Le fossé qu’il soit numérique ou économique sert encore les intérêts des pays du Nord. Ce n’est pas nouveau mais cela reste toujours d’actualité: les pays pauvres exhortent ceux plus développés à s’engager fermement à ouvrir leurs marchés et à accorder un accès exonéré de droits aux exportations des pays les moins avancés. . Unifier les rangsLe renforcement de la coopération Sud-Sud, thème de cette conférence de Marrakech, demeure cependant nécessaire, ne serait-ce que pour unifier les rangs. Le G77 a tenu sa réunion de Marrakech après l’échec du sommet de l’Organisation Mondiale du Commerce à Cancun (Mexique). Dans le contexte actuel de globalisation, une intégration ou des unions régionales donneront plus de poids au groupement, comme celle du Népad en Afrique qui porte beaucoup d’espoir. D’autres unions étouffées dans l’oeuf comme l’UMA ont été appelées impérativement à être relancées. Au coeur des préoccupations du Forum de Marrakech donc l’agriculture, la santé et l’éducation. Appuyés par des organisations onusiennes, des programmes ont été mis en place pour faciliter l’adaptation des PED aux exigences de marché. Les TIC en premier lieu. Ils demeurent une opportunité que les pays en développement doivent saisir. Car s’ils ont raté le virage au niveau de la révolution industrielle, celle numérique ne doit pas leur échapper. Beaucoup de programmes, à travers notamment le Cnuced, ont été entrepris en faveur des PED comme les académies virtuelles créées par les privés: Sisco, Microsoft, Ericsson… A noter que de nombreux cadres dirigeants de ces multinationales sont originaires de pays en développement comme l’Inde. Aujourd’hui, plusieurs hauts cadres retournent à leurs origines. Un clone d’une “Silicon Valley” est en train de se créer en Inde par exemple. “C’est une expérience à étudier sérieusement”, recommandent des experts du Cnuced. Badra BERRISSOULE

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