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Fnideq veut mieux gérer son excédent budgétaire

Par L'Economiste | Edition N°:1917 Le 15/12/2004 | Partager

. Depuis 1992, cette commune est confrontée à un problème de rationalisation des dépenses . Une visite de l’ISA remet sur le tapis la gestion communale à TétouanLes étudiants de l’Institut supérieur de l’administration (ISA) étaient, lundi dernier, au rendez-vous avec les élus et responsables de la ville de Tétouan. C’est la première visite technique du genre dans le cadre d’une série de visites dans d’autres régions du pays. Le choix s’est donc porté sur Tétouan pour les spécificités que ses administrations recèlent et la gestation qu’elles connaissent. Les présidents des communes cherchent plus d’autonomie et de meilleurs profils pour mieux se concentrer sur les grands projets. Quant aux formateurs de l’ISA, ils veulent être plus en contact avec la réalité et adapter en conséquence leurs programmes. Dans ce sens, les interventions des responsables de la ville sont d’un grand apport. La plus intéressante était celle du président de la commune de Fnideq. Cette municipalité qui fait partie du grand Tétouan est typique. Frontalière du préside de Sebta, elle est à la fois sous l’influence politique et économique que cette proximité sous-tend. Depuis 1992, année où Fnideq est devenue une commune urbaine, elle a toujours réalisé des excédents budgétaires. Les ressources fiscales sont des plus importantes, vu l’activité commerciale florissante que connaît la région. “Le seul problème que nous avons a trait à la gestion efficiente et rationnelle de ces ressources”, souligne le président de la commune. Surprenant de la part d’un responsable de s’engager aussi ouvertement sur un sujet aussi sensible. En effet, en l’absence de techniciens et de cadres bien formés, les élus se trouvent dans l’impossibilité de prendre les bonnes décisions, notamment en matière d’allocation des ressources financières. La hiérarchisation des besoins urbanistiques est un vrai casse-tête à Tétouan. La région représente un grand chantier de recherche administrative et d’emploi des compétences. Parmi les outils d’apprentissage, le projet de développement urbain est un document incontournable. Toutefois, la présentation qu’en a fait l’agence urbaine a manqué de consistance. C’est le wali de Tétouan, Mohamed Mbarki, qui à chaque fois rebondissait sur certains éléments de la présentation pour mieux situer les projets urbanistiques et faire ressortir aux étudiants de l’ISA, la portée sociale et économique, mais aussi historique et culturelle des changements qui se profilent. Tétouan souffre de la prolifération de l’habitat insalubre qui l’encercle de part et d’autre de l’Oued Martil. Ce dernier qui avant “était navigable comme Oued Bouregreg”, rappelle Mbarki, sert depuis quelques années de décharge publique à ciel ouvert. L’assainissement de l’oued représente ainsi une priorité. Certes, un projet de dépollution qui devrait être réalisé par le concessionnaire de l’eau et de l’électricité, Amendis, est dans le pipe. Toutefois, les 3,5 milliards de DH qui doivent être investis dans ce grand projet peuvent représenter un handicap. Autre facteur contraignant, la densité du centre de Tétouan qui devient préjudiciable pour les infrastructures de la ville. Aujourd’hui, toute la réflexion est axée sur un centre qui devra s’articuler autour de la nouvelle gare routière qui, elle aussi, enregistre des couacs dans sa construction. Sur le registre purement économique, la concurrence de Tanger ressort au bout de toutes les interventions. A Tétouan, les responsables sont parfaitement conscients des enjeux que cela représente. Ville-dortoir ou pourvoyeuse de structures de services économiques et de compétences. Le débat se recentre sur ce point névralgique. Durant trois jours, les étudiants et enseignants de l’ISA devront se pencher sur ce cas d’école et proposer des scénarios de gestion administrative qui seront plus en phase avec les exigences de Tétouan.


Ressources humaines

La structure administrative des provinces du nord est à mi-chemin entre les nouvelles formes de gestion et l’archaïsme des années 80. Les changements qui se profilent dans la région poussent élus et autorité locale à accorder leurs violons pour ne pas rater le virage. Proximité avec l’UE, le nouveau port méditerranéen et surtout la lente agonie de la contrebande sont autant d’éléments à prendre en considération. A la lumière de ces changements, le comportement de l’administration vis-à-vis des citoyens est appelé donc à prendre d’autres formes. C’est la première fois aussi que des présidents de communes font prévaloir leur droit à des cadres administratifs de haut niveau. L’Etat ne devra plus être un simple pourvoyeur d’emplois. Les critères d’affectation seront plus sévères et sélectifs.De notre correspondant, Mostafa BENTAK

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