×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Culture

Festival international de Marrakech
Faiçal Laraichi: «Notre travail commence à peine»
De notre correspondante à Marrakech, Badra BERRISSOULE

Par L'Economiste | Edition N°:1915 Le 13/12/2004 | Partager

. C’est aux Marocains de vendre leur festival et d’en tirer profit. Pari réussi pour cette quatrième éditionC’est sur une note d’optimisme que le festival s’est achevé hier, avec, encore une fois, une magie créée par un événement pareil, ses stars, ses starlettes et le commun des mortels. Les organisateurs auront fait de leur mieux. “Bien sûr, le festival est perfectible et nous n’avons jamais prétendu faire une édition parfaite au premier coup”, indique Faiçal Laraichi.C’est d’année en année que cet événement devra être peaufiné, ajoute-t-il. En tout état de cause, la nouvelle équipe aura, quoi qu’on en dise, réussi son pari. Celui de faire un grand festival avec un budget d’à peine 27 millions de DH. Et ce sont les Marocains en grande partie, contrairement à ce qui se dit, qui ont financé leur festival (sponsors).“C’est un réel tour de force que d’organiser un festival de cette envergure avec des stars comme Connery, Rampling, Chahine… avec les moyens offerts et en si peu de temps. Je tiens à remercier à ce propos le prestataire qui s’est lancé avec nous dans cette aventure”. Les organisateurs reconnaissent quelques lacunes, notamment l’absence d’espaces de réflexion et de rencontre (conférence, colloque)... bref, le côté studieux.Pour les prochaines éditions, il est certain que les responsables de l’événement en tireront les enseignements qui s’imposent. Dans la ligne de mire des critiques, le traitement réservé aux festivaliers marocains, pourtant invités au même titre que les étrangers. Mais nos nationaux ne sont pas non plus à l’abri de critiques. Ils n’ont pas su profiter pleinement de la présence de producteurs et réalisateurs étrangers, qui sont venus avec beaucoup de projets et d’idées. C’est un fait, le festival a réussi sa mission première, d’amener l’industrie cinématographique internationale à s’intéresser aux possibilités qu’offre le Maroc.“Le festival est une excellente plateforme à ce propos”, dira Laraichi, qui s’est transformé le temps d’un festival en un commercial hors pair. Plusieurs productions étrangères sont ainsi attendues au Maroc dont l’Alchimiste avec Laurence Fidhburne (cf. leconomiste.com). Il y a aussi le producteur d’Alexandre le Grand, qui serait intéressé par un deuxième film. Laraichi n’en dira pas plus. Côté films, la programmation a proposé un plateau de choix, qui a surpris plus d’un, y compris le jury rompu pourtant aux festivals. Présidé par Sir Alan Parker et composé de membres aussi prestigieux, le jury a été d’ailleurs une des forces de cette manifestation.“Le festival est une bonne et grande école pour les cinéastes marocains. Il a offert des exemples de réussite de productions à faible coût avec dans la distribution des acteurs peu connus. Et le succès est là. Il se base essentiellement sur le talent du réalisateur et la qualité du travail. En fait, le secret réside dans la conscience dans le travail, atout majeur dans toute réussite”, analyse Laraichi. Ce dernier, en homme de télévision, sait de quoi il parle.Le festival reste incontestablement un sacré coup de promotion, non seulement pour Marrakech mais pour tout le pays, dans la mesure où il aura drainé 15 chaînes de télévision étrangères et plus de 400 journalistes. Sans compter les 4.000 festivaliers qui sont autant d’ambassadeurs pour le Maroc et le cinéma.Pour la seule journée du jeudi par exemple, près de 1.200 entrées ont été enregistrées pour les films marocains, soit l’équivalent des entrées mensuelles d’une grande salle.“Notre travail commence à peine. Notre objectif est d’établir des standards en vue de les asseoir, d’en faire des automatismes pour les prochaines éditions. Cannes ne s’est pas construite en 4 ans”, souligne le vice-président du Festival international de Marrakech.Les organisateurs auront réussi à donner une autre vision, une autre touche au FIFM, et pourtant, ils affirment volontiers qu’il reste encore beaucoup à faire. Bon courage!


Télévision locale

Le festival est rentré cette année dans les maisons. Une télévision locale a émis pendant les 6 jours de l’événement et durant 15 heures quotidiennement. Son plateau était placé juste devant le Palais des Congrès. Ce fut un excellent exercice pour les 80 techniciens, animateurs et journalistes de la télévision marocaine qui ont travaillé autrement. Mais aussi une démonstration de ce que sera l’ouverture du champ audiovisuel après la nouvelle loi. “Nous avons les capacités et les compétences locales et aujourd’hui, le champ est libre. Il faut y aller!” s’exclame Laraichi, qui porte ici sa casquette de patron de la Télévision et Radio marocaine. Celle-ci a tout aussi officiellement  demandé son autorisation au Conseil de l’audiovisuel pour ces six jours d’émission et donné un mot d’ordre à ses techniciens et animateurs: Amusez-vous bien, car c’est un festival, et travaillez!

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc