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Affaires

Fès: Plus de 128.000 interpellations en moins de deux ans

Par L'Economiste | Edition N°:1902 Le 24/11/2004 | Partager

. Sur ce total, 17.679 affaires ont été enregistrées depuis début 2004…. … soit une baisse de l’ordre de 30% par rapport à l’année dernière . Besoin de maison de rééducation pour les mineurs délinquantsVingt mois après sa nomination à la tête de la police à Fès, le préfet Mohamed Serghini a été remplacé, vendredi dernier, dans des circonstances similaires à celles de son prédécesseur. En effet, c’est le même scénario qui s’est reproduit une autre fois après le fameux départ de l’ex-préfet, Abdesslam Badani, en février 2003. Protestations des commerçants de l’ancienne médina contre la recrudescence de l’insécurité, puis limogeage du patron de la police.Cette fois-ci, personne n’aurait cru cette décision. Serghini, lui-même, n’y a jamais pensé. Surtout qu’il était toujours armé de chiffres et d’arguments très convaincants. “S’il part de cette expérience, notre patron a laissé derrière lui un passé glorieux de 30 ans de service dont il ne devra pas avoir honte. Il a assuré une gestion policière moderne et modèle dans 11 villes. Durant son parcours à Fès, il n’a jamais nui à quiconque”, témoigne un responsable à la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).“C’est un homme de communication, il n’a pas la langue de bois”, affirment certains représentants locaux de la presse écrite. D’ailleurs, jeudi dernier, et juste après sa rencontre avec une poignée de responsables de la DGSN, Serghini n’a pas hésité à informer l’opinion publique sur l’affaire qui a agité la population. “Il s’agit tout simplement de sept individus qui étaient en état d’ivresse et qui ont commis des actes répréhensibles. De ces gens qui ont effrayé les habitants de la médina, trois ont déjà été arrêtés, les autres sont identifiés et activement recherchés”, indique-t-il. Et d’ajouter que “la population a le droit de réclamer la sécurité, mais pourquoi tout ce scandale?” “L’incident du mercredi peut se produire et passer inaperçu dans n’importe quelle ville. A Fès, la situation est d’autant plus dangereuse qu’elle est accompagnée de rumeurs colportées par l’homme de la rue”. Ceci contribue à installer une psychose parmi les citoyens. Lesquels se souviennent bien de l’arrestation, il y a quelques mois, de 32 intégristes aux environs de la ville. Certes, l’équipe Serghini avait focalisé ses recherches sur la mise hors état de nuire des intégristes. Mais l’essentiel de sa stratégie était axé sur la mise en place d’une police de proximité. Pour maîtriser la ville, les policiers ont réalisé un travail colossal surtout aux points de barrages. Ils ont fait 254.700 heures supplémentaires (16 heures de service/policier/jour). Les actions répressives étaient quotidiennes.Depuis l’arrivée de Mohamed Serghini à la tête de la Sûreté de Fès, plusieurs actions coup de poing ont été menées. La police a interpellé depuis février 2003 et jusqu’à ce jour 128.338 personnes, dont 29.774 arrêtées en flagrant délit et 5.533 recherchées pour divers délits. Dans le lot, il y a aussi 14.055 individus arrêtés en état d’ivresse et 2.500 vagabonds. Sur les dix premiers mois de l’année 2004, seulement 17.679 affaires criminelles ont été enregistrées. Soit donc une baisse de l’ordre de 30% par rapport à la même période de l’année dernière. “Y figurent aussi de très nombreux mineurs qui sont relâchés une fois que leurs tuteurs se présentent aux services de police”, déplore Serghini. Selon lui, cette situation nécessite une réaction de la part de la société civile. Notons que Fès enregistre plus de 2.000 cas de divorce annuellement. C’est peut-être l’une des explications au fait que ces mineurs se retrouvent dans la rue. Il faut faire face à ce phénomène par la création de maisons de rééducation. Fès ne compte qu’un seul Centre de correction pour mineurs, situé au quartier Mont-Fleuri. Il y a en outre deux centres pénitenciers, un à Aïn Kadouss et l’autre à Ben Souda. Ces deux établissements souffrent d’un énorme surpeuplement.  Côté infrastructure, la DGSN de Fès dispose de 4 districts de police, 21 arrondissements et 5 salles de trafic. Concernant la circulation routière, la police assure la gestion de 20% des 250 carrefours. Au total, 123.898 PV d’infraction au code de la circulation ont été enregistrés depuis le début de l’année. Plus de 28.040 voitures et 7.950 motos ont été mises en fourrière.


El Bekkali, nouveau préfet

Mokhtar Kassimi El Bekkali n’est autre que le nouveau préfet de police. Sa nomination à la tête de la police de Fès est intervenue au lendemain des protestations des commerçants de l’ancienne médina contre l’insécurité. Le nouveau responsable de la police est donc appelé à rétablir l’ordre. Né en 1944 à Chefchaouen, El Bekkali était jusqu’à tout récemment responsable de la sécurité royale. Diplômé de l’institut de police de Kénitra, El Bekkali était commandant des Compagnies mobiles d’intervention (CMI) de 1970 à 1975. Par la suite, il a été promu commissaire central à Casablanca, poste qu’il a occupé jusqu’à 1989. Date à laquelle, la DGSN le nomme chef de la sûreté régionale de Tiznit, puis de Settat. En 1993, il est nommé à la tête de la sûreté régionale de la préfecture de Hay Hassani-Aïn Chock à Casablanca. Poste qu’il ne quittera qu’en 1997, pour devenir préfet de police de Rabat puis responsable de la sécurité du palais. EL Bekkali est marié et père de 4 enfants.


Points noirs

 La recrudescence de l’insécurité a notamment pour origine l’accroissement des quartiers périphériques et des points noirs. Que ce soit à Sahrij Gnaoua, Laachabine, Bab Ftouh, Jnanate, Sidi boujida, Jnane Lakroud, Ouinat Al Hajjaj, 45, Chichane, Douar Texas ou encore à côté de Kassbate la Route d’Imouzzer, les vols se sont multipliés ces derniers temps. Il s’agit en général de quartiers où sévissent la drogue et la prostitution. Certes, l’architecture de certains de ces quartiers les rend difficiles d’accès pour la police. Mais il se trouve qu’aujourd’hui même dans des quartiers de la ville nouvelle, comme celui d’Assaada, les vendeurs de haschich et les prostituées se font remarquer de plus en plus.De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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